Resistants francaisVersion francaise du dernier livre de Daniel PipesAdresse de contactLe Guide politiquement incorrect de l'IslamLe devoir de precaution (commentaires admis)Recherche dans les articles d'ajm.chLe terrorisme en point de mireL'esprit vivifiant de l'AmeriqueIsrael, le frontCoalition contre l'extremisme mondialau-dela de l'horizonDe quoi faire le pleinPremieres loges sur la scene arabo-islamiqueLe sort des dhimmis, au jour le jourLe djihad mondial, au jour le jourUn regard unique sur le Moyen-Orient


Interdire l'Islam, c'est
résoudre notre dilemme

Interdire l'Islam, c'est
hisser les couleurs du monde libre

Interdire l'Islam, c'est
dire les choses comme elles sont

Interdire l'Islam, c'est
secouer les incompétent(e)s qui font des courbettes aux principaux suspects (deutsch)

Interdire l'Islam, c'est
cesser enfin de croire que les Israéliens sont méchants

Interdire l'Islam, c'est
agir sans attendre que les droits-de-l'hommistes ne s'éveillent

Interdire l'Islam, c'est
éviter les incroyables problèmes des Britanniques

Interdire l'Islam, c'est
profiler le seul critère fiable

Interdire l'Islam, c'est
commencer à trier correctement nos alliés dans la guerre contre l'islamisme
(AI n'est pas de ceux-ci)


Interdire l'Islam, c'est
favoriser les (nombreux) Musulmans (et surtout Musulmanes) qui préfèrent le mode de vie occidental

Interdire l'Islam, c'est
savoir reconnaître la charité

Interdire l'Islam, c'est
savoir reconnaître les bons murs

Interdire l'Islam, c'est
faire triompher la liberté d'expression (portugais)

Interdire l'Islam, c'est
éviter que nos enfants ne deviennent des tueurs de femmes

Interdire l'Islam, c'est
empêcher la formation d'une inévitable cinquième colonne

Interdire l'Islam, c'est
préférer prévenir ce que personne n'a jamais guéri

Interdire l'Islam, c'est
une question de réciprocité

Interdire l'Islam, c'est
épargner aux enfants musulmans un épouvantable message de haine et de superstition

Interdire l'Islam, c'est
informer à temps

Interdire l'Islam, c'est
stigmatiser la caractéristique constante des pires criminels de notre temps

Interdire l'Islam, c'est
bloquer la progression idéologique djihadique parmi nous

Interdire l'Islam, c'est
répondre au dilemme islamiste

Interdire l'Islam, c'est
prendre la défense des victimes

Interdire l'Islam, c'est
requinquer la civilisation occidentale

Interdire l'Islam, c'est
dévoiler un complot millénaire
(et d'autres plus récents, aussi)

Interdire l'Islam, c'est
contester publiquement la légitimité du plus grand mouvement terroriste mondial

Interdire l'Islam, c'est
alimenter un débat qui n'a pas à inquièter les bonnes consciences

Interdire l'Islam, c'est
condamner la source de lois inhumaines

Interdire l'Islam, c'est
lutter contre le crime, n'en déplaise aux islamistes

Interdire l'Islam, c'est
connaître la musique

Interdire l'Islam, c'est
un devoir de résilience, au nom de l'humanité toute entière

Interdire l'Islam, c'est
avoir compris son b.-a.-ba

Interdire l'Islam, c'est
refuser de plier devant la terreur

Interdire l'Islam, c'est
un bon moyen terme entre la mollesse coupable des Britanniques et l'hostilité d'inspiration religieuse des Nigérians

Interdire l'Islam, c'est
distinguer son empreinte terroriste caractéristique dans les dossiers les plus opaques

Interdire l'Islam, c'est
parler à son coeur plutôt qu'à son visage

Interdire l'Islam, c'est
un pari bien moins risqué que celui des Britanniques

Interdire l'Islam, c'est
contester concrètement la justification des coupeurs de tête, car ils ne font qu'appliquer les lois de l'Islam confirmées par toutes les études sérieuses des textes sacrés islamiques

Interdire l'Islam, c'est
condamner l'origine des pires enseignements, scolaires et autres, de l'histoire connue

Interdire l'Islam, c'est
encourager enfin les réformateurs

Interdire l'Islam, c'est
distinguer le monolithe djihadique derrière le foisonnement des différences insignifiantes

Interdire l'Islam, c'est
plus efficace, faisable et économique que de surveiller les mosquées

Interdire l'Islam, c'est
un élément d'une politique d'immigration et d'intégration judicieuse

Interdire l'Islam, c'est
l'occasion de contrer la propagande de ses milliardaires

Interdire l'Islam, c'est
la meilleure préparation de la population aux futurs actes de terrorisme islamique

Interdire l'Islam, c'est
cesser de permettre à des tortionnaires de défendre la cause d'une religion agressive au nom des droits de l'homme, en Suisse

Interdire l'Islam, c'est
favoriser la recherche, l'étude et la diffusion d'informations importantes

Interdire l'Islam, c'est
un projet porteur

Interdire l'Islam, c'est
désamorcer le risque constitué par les complices silencieux

Interdire l'Islam, c'est
respecter les droits de l'homme
au lieu de seulement s'en vanter

Interdire l'Islam, c'est
y susciter l'espoir

Interdire l'Islam, c'est
survivre

Interdire l'Islam, c'est
prévenir et éloigner la guerre


Interdire l'Islam, c'est
préserver les diversités

Interdire l'Islam, c'est
la seule manière de prévenir la prédominance ceux que nous sommes censés appeller les extrémistes

Interdire l'Islam, c'est
s'opposer à
«une incongruité habillée d'absurdité»

Interdire l'Islam, c'est
briser une certaine symbiose

Interdire l'Islam, c'est
rebâtir une certaine identité

Interdire l'Islam, c'est
freiner le retour de l'esclavagisme

Interdire l'Islam, c'est
remplacer une démence mensongère par un examen raisonnable, et les courbettes veules par la vérité

Interdire l'Islam, c'est
saisir ce qui est probablement la dernière chance d'expliquer posément pourquoi il le mérite (sondage, pdf)

Interdire l'Islam, c'est
entamer aussi le redressement idéologique et moral négligé à l'issue de la guerre froide

Interdire l'Islam, c'est
interdire d'interdire la démocratie, la liberté d'expression, la liberté de conscience, tous les meilleurs acquis de la modernité

Interdire l'Islam, c'est
triompher

Interdire l'Islam, c'est
parfaire un profilage indispensable

Interdire l'Islam, c'est
prévenir le retour à l'ère primitive

Interdire l'Islam, c'est
stopper la formation des ghettos usuels

Interdire l'Islam, c'est
couper l'herbe sous les pieds des hypocrites

Interdire l'Islam, c'est
disqualifier d'avance les mensonges islamistes
(plus d'info sur le CAIR)
(pendant ce temps, les vrais massacres se poursuivent, sans une certaine presse, qui en préfèrent d'autres, les islamistes célèbrent ouvertement)

Interdire l'Islam, c'est
cesser de démissionner devant la menace

Interdire l'Islam, c'est
relever un défi qui en vaut la peine

Interdire l'Islam, c'est
cesser de prêcher l'absurde contre l'évidence

Interdire l'Islam, c'est
garder son franc-parler

Interdire l'Islam, c'est
avoir déjà vu plusieurs autres films

Interdire l'Islam, c'est
avoir déjà vu le film

Interdire l'Islam, c'est
stopper certaines folies
et certaines sont vraiment graves

Interdire l'Islam, c'est
entamer le vrai débat sur le traitement juridique de la guerre telle qu'elle est

Interdire l'Islam, c'est
stigmatiser efficacement la source même des maux de l'Orient

Interdire l'Islam, c'est
prévenir la montée de la corruption

Interdire l'Islam, c'est
un moratoire susceptible de satisfaire une large part de la population européenne

Interdire l'Islam, c'est
éviter, vraiment, la panique

Interdire l'Islam, c'est
ne pas avoir d'autres questions, merci

Interdire l'Islam, c'est
la seule arme efficace contre l'islamisme

Interdire l'Islam, c'est
écarter un prétexte

Interdire l'Islam, c'est
lutter contre l'esclavagisme

Interdire l'Islam, c'est
favoriser les Musulmans non islamistes

Interdire l'Islam, c'est
éloigner les islamistes

Interdire l'Islam, c'est
simplement refuser une hérésie judéo-chrétienne de trop (AMD, audio)

Interdire l'Islam, c'est
un projet qui s'inscrit bien dans certains mouvements d'opinion actuels

Interdire l'Islam, c'est
faire bon usage du seul critère de profilage vraiment fiable

Interdire l'Islam, c'est
se préparer au mieux à l'inévitable

Interdire l'Islam, c'est
un combat où les femmes sont les bienvenues

Interdire l'Islam, c'est
tout de même plus élégant que d'interdire un couvre-chef

Interdire l'Islam, c'est
mettre un frein raisonné à son impérialisme millénaire

Interdire l'Islam, c'est
faciliter la tenue de manifestations sportives
et c'est important, quelque part

Interdire l'Islam, c'est
une bonne réponse à sa menace

Interdire l'Islam, c'est
réveiller l'Europe

Interdire l'Islam, c'est
limiter les risques

Den Islam zu verbieten ist
ein Erwachen wert

Interdire l'Islam, c'est
écologiquement et économiquement judicieux

Interdire l'Islam, c'est
une vraie bonne nouvelle

Interdire l'Islam, c'est
couper les vivres du djihad

Interdire l'Islam, c'est
refuser le sort de la Suède

Interdire l'Islam, c'est
se donner les moyens de dépasser le voile de mauvaise foi qui nous cache la vérité

Interdire l'Islam, c'est
conserver les enfants dont nous avons tant besoin

Interdire l'Islam, c'est
stopper une authentique conspiration

Interdire l'Islam, c'est
comprendre aussi ce que hallal signifie (avec vidéo)

Interdire l'Islam, c'est
donner un abri sûr à ses rares réformateurs/trices authentiques

Interdire l'Islam, c'est
répondre dignement à la déclaration de guerre iranienne
(voir les traductions françaises)

Interdire l'Islam, c'est
désislamiser la modernité

Interdire l'Islam, c'est
cesser de se fier à des planches pourries

Interdire l'Islam, c'est
lutter réellement contre le terrorisme

Interdire l'Islam, c'est
disqualifier certains lauréats

Interdire l'Islam, c'est
refuser d'intolérables licences sexuelles

Interdire l'Islam, c'est
contrer l'entreprise la plus violente et totalitaire de l'histoire

Interdire l'Islam, c'est
briser des mythes illusoires

Interdire l'Islam, c'est
l'attitude naturelle d'un non-Musulman correctement informé

Interdire l'Islam, c'est
continuer de donner un sens aux mots

Interdire l'Islam, c'est
la meilleure arme contre la dawa

Interdire l'Islam, c'est
répondre présent à un ennemi millénaire

Interdire l'Islam, c'est
FAIRE quelque chose, cette fois

Interdire l'Islam, c'est
stigmatiser efficacement une source inégalée d'appels à la violence
(comparer avec ce dossier)


Interdire l'Islam, c'est
une nécessité déjà bien trop longtemps reportée - celle de stopper l'impérialisme islamique barbare

Interdire l'Islam, c'est
donner une chance à ses esprits libres

Interdire l'Islam, c'est
un gage de stabilité politique

Interdire l'Islam, c'est
cesser de s'immiscer inutilement dans ses affaires

Interdire l'Islam, c'est
apprendre à décoder

Interdire l'Islam, c'est
refuser une certaine idée de la justice

Interdire l'Islam, c'est
aussi une question de justice

Interdire l'Islam, c'est
apprendre à distribuer des accolades plus judicieuses

Interdire l'Islam, c'est
rejeter la folie, tout simplement

Interdire l'Islam, c'est
faire face à l'envahisseur du XXIe siècle

Interdire l'Islam, c'est
déclarer mépriser son Jugement dernier

Interdire l'Islam, c'est
montrer le bon exemple aux Iraniens

Interdire l'Islam, c'est
mieux sélectionner les réfugiés

Interdire l'Islam, c'est
défendre le Rütli
(avec et sans jeu de mots)


Interdire l'Islam, c'est
reprendre le meilleur de l'esprit des croisades

Interdire l'Islam, c'est
chasser les corbeaux de la révolution

Interdire l'Islam, c'est
rejeter l'inacceptable

Interdire l'Islam, c'est
s'interdire de revenir là où personne n'aurait jamais dû aller

Interdire l'Islam, c'est
sauver les générations futures d'une certaine mort spirituelle
(vidéo, 21 minutes de haine pure apprise par coeur et assénée par un enfant à une assemblée d'irresponsables)

Interdire l'Islam, c'est
refuser clairement une certaine obscénité

Interdire l'Islam, c'est
la seule chance de faire respecter nos lois

Interdire l'Islam, c'est
comprendre les motivations des auteurs d'attentats-suicide

Interdire l'Islam, c'est
veiller à ce que la police ne préfère pas traquer les femmes plutôt que leurs assassins

Interdire l'Islam, c'est
empêcher de soi-disant droits de l'homme de mettre en danger la vie des adversaires de l'Islam

Interdire l'Islam, c'est
mettre fin à un écoeurant cortège de mensonges
(audio, Anne-Marie Delcambre)

Interdire l'Islam, c'est
refuser de capituler

Interdire l'Islam, c'est
s'attaquer à la cause N°1 du terrorisme dans le monde

Interdire l'Islam, c'est
stopper l'édification des infrastructures de l'ennemi parmi nous

Interdire l'Islam, c'est
la seule solution porteuse d'avenir

Interdire l'Islam, c'est
refuser l'inacceptable une fois pour toutes

Interdire l'Islam, c'est
honorer les héros modernes de la guerre millénaire que mène l'Islam contre la civilisation

Interdire l'Islam, c'est
dire NON à une stupidité intolérable

Interdire l'Islam, c'est
dire définitivement NON à la charia

Interdire l'Islam, c'est
refuser une source d'incessants conflits

Interdire l'Islam, c'est
comprendre le sens des mots

Interdire l'Islam, c'est
éviter des bourdes

Interdire l'Islam, c'est
cesser enfin de dorloter les Musulmans

Interdire l'Islam, c'est
lui présenter le miroir dont il a tant besoin

Interdire l'Islam, c'est
comprendre Ahmadinejad
(voir sa dernière prestation)

Interdire l'Islam, c'est
ne pas se laisser embrouiller

Interdire l'Islam, c'est
une solution porteuse d'avenir

Interdire l'Islam, c'est
la bonne réplique à la vaste offensive islamique anti-blasphème

Interdire l'Islam, c'est
la meilleure analyse des messages de Ben Laden

Interdire l'Islam, c'est
le meilleur moyen de stopper la progression de la charia

Interdire l'Islam, c'est
une bonne condition à un véritable dialogue euro-arabe

Interdire l'Islam, c'est
un bon préambule à l'accueil de la Turquie en Europe

Interdire l'Islam, c'est
parer à des situations intolérables
(affaire de Roissy)

Interdire l'Islam, c'est
comprendre son engrenage infernal
(audio, Anne-Maire Delcambre)

Interdire l'Islam, c'est
profiter de l'expérience américaine

Interdire l'Islam, c'est
empêcher les islamistes de trop téléphoner à l'ennemi

Interdire l'Islam, c'est
préférer la vie à une ignorance si volontiers meurtrière

Interdire l'Islam, c'est
refuser un certain ridicule

Interdire l'Islam, c'est
un témoignage de solidarité

Interdire l'Islam, c'est
s'épargner des obscénités sur nos places publiques
(voir la vidéo de la manifestation)

Interdire l'Islam, c'est
la meilleure défense contre l'islamisme licite et non violent

Interdire l'Islam, c'est
freiner le moteur du djihad

Interdire l'Islam, c'est
libérer la diversité orientale

Interdire l'Islam, c'est
frapper au coeur de la pire violence raciale de notre époque
(pour en savoir plus sur
les esclaves soudanais)

Interdire l'Islam, c'est
favoriser la culture religieuse

Interdire l'Islam, c'est
une manière de lutter contre l'argent sale

Interdire l'Islam, c'est
se préparer au pire

Interdire l'Islam, c'est
la meilleure précaution contre certains rappels hebdomadaires
Des rappels à se vautrer dans la haine

Interdire l'Islam, c'est
éviter de longs procès au fond inutiles

Interdire l'Islam, c'est
se débarrasser de ça
(Tariq Ramadan)

Interdire l'Islam, c'est
comprendre de quoi furent faites les croisades

Interdire l'Islam, c'est
la seule chance de préserver la liberté de conscience

Interdire l'Islam, c'est
la moindre des choses

Interdire l'Islam, c'est
répondre à la crise de l'Europe

Interdire l'Islam, c'est
indispensable pour maintenir la qualité actuelle des soins médicaux

Interdire l'Islam, c'est
une question de survie

Interdire l'Islam, c'est
éviter une dégénérescence sinon inéluctable (vidéo 2004)

Interdire l'Islam, c'est
comprendre mieux que le dalai lama où est la compassion dans l'Islam

Interdire l'Islam, c'est
couper court à l'entrisme inhérent à la religion musulmane

Interdire l'Islam, c'est
se préparer au mieux à la menace iranienne

Interdire l'Islam, c'est
révéler le pire schisme de l'histoire

Interdire l'Islam, c'est
voir ce qu'on nous cache
(audio, Anne-Marie Delcambre)

Interdire l'Islam, c'est
se souvenir des Basiji

Interdire l'Islam, c'est
une contribution à la civilisation
(témoignage de l'an passé)

Interdire l'Islam, c'est
la condition à laquelle les Chrétiens pourront continuer de fêter Vendredi Saint en sécurité

Interdire l'Islam, c'est
se rendre compte que les croisades ont sauvé l'Occident

Interdire l'Islam, c'est
la seule manière d'éloigner vraiment les assassins du déshonneur

Interdire l'Islam, c'est
la seule chance de défendre vraiment la liberté de religion, car l'Islam tue ses apostats

Interdire l'Islam, c'est
refuser de collaborer avec des preneurs d'otages

Interdire l'Islam, c'est
un choix informé

Interdire l'Islam, c'est
savoir ce que le soufisme dit vraiment du djihad

Interdire l'Islam, c'est
lutter contre l'esclavage de fait

Interdire l'Islam, c'est
manifester une sain(t)e méfiance

Interdire l'Islam, c'est
tirer la leçon des événements

Interdire l'Islam, c'est
préserver la créativité occidentale

Interdire l'Islam, c'est
faire face

Interdire l'Islam, c'est
répliquer d'avance à certains appels

Interdire l'Islam, c'est
s'épargner certaines surprises

Interdire l'Islam, c'est
s'épargner de nombreux attentats

Interdire l'Islam, c'est
se réserver le droit d'exercer un contrôle minimal des immigrants, malgré Schengen et le laxisme européen

Interdire l'Islam, c'est
nier la légitimation du terrorisme suicidaire

Interdire l'Islam, c'est
refuser la stupidité la plus noire

Interdire l'Islam, c'est
vaincre la peur

Interdire l'Islam, c'est
la seule alternative raisonnable face aux méthodes islamiques usuelles

Interdire l'Islam, c'est
se passer d'anniversaires à oublier

Interdire l'Islam, c'est
respecter les femmes
(25% de femmes battues en Syrie,
6% en Suisse) (Coran 4:34)

Interdire l'Islam, c'est
éviter de se ridiculiser, comme certains

Interdire l'Islam, c'est
régler à l'avance de nombreux débats très désagréables

Interdire l'Islam, c'est
refuser les mensonges, même pieux

Interdire l'Islam, c'est
préserver la liberté d'expression

Interdire l'Islam, c'est
se rappeler les leçons du passé

Interdire l'Islam, c'est
voir les choses telles qu'elles sont

Interdire l'Islam, c'est
prévenir la destuction de notre passé

Interdire l'Islam, c'est
protéger les membres les plus fragiles de nos sociétés

Interdire l'Islam, c'est
sauver nos enfants des rêves les plus malsains qui soient

Interdire l'Islam, c'est
défendre les valeurs que nous entendons léguer à nos enfants
Comme cela, par exemple

Interdire l'Islam, c'est
régler leur compte une bonne fois pour toutes à tant de mensonges faciles

Interdire l'Islam, c'est
nous éviter tant d'hypocrisie

Interdire l'Islam, c'est
comprendre ses membres modérés

Interdire l'Islam, c'est
ne plus dorer sa pilule

Interdire l'Islam, c'est
cesser de commettre tant d'incroyables âneries

Interdire l'Islam, c'est
stopper la promotion de la violence

Interdire l'Islam, c'est
privilégier un certain regard, sur l'art

Interdire l'Islam, c'est
cesser de payer la jizia

Interdire l'Islam, c'est
comprendre la supercherie de la distinction entre son intégrisme et sa piété
(audio, Anne-Marie Delcambre)


Interdire l'Islam, c'est
cesser de se laisser aveugler par la rectitude politique

Interdire l'Islam, c'est
offrir un havre à ses réfugiés de la terreur domestique

Interdire l'Islam, c'est
contribuer à débarrasser les Musulmans d'une religion immonde

Interdire l'Islam, c'est voir que
le coran est un livre guerrier

Interdire l'Islam, l'exclure derrière un «mur d'acier», c'est
favoriser sa modération

Interdire l'Islam, c'est
lui rendre la monnaie de sa pièce

Interdire l'Islam, c'est
s'épargner bien des divagations

Interdire l'Islam, c'est
cesser de se faire prendre pour des imbéciles

Interdire l'Islam, c'est
la décision qui s'impose après avoir étudié ses textes la tête froide

Interdire l'Islam, c'est
faire peser les soupçons sur la communauté d'où proviennent nos ennemis déclarés

Interdire l'Islam, c'est
mettre les forces de l'ordre
du côté des vraies victimes


Interdire l'Islam, c'est
le juger par ses lois plutôt que par les mensonges de ses apologistes

Interdire l'Islam, c'est
protéger certaines victimes
mieux que certaine justice

(voir aussi ici)

Interdire l'Islam, c'est
privilégier la démocratie
pour prévenir l'ochlocratie

Interdire l'Islam, c'est
rmettre certaines incertitudes
réellement hors-la-loi


Interdire l'Islam, c'est
éviter de traiter avec des psychopathes

Interdire l'Islam, c'est
contrer l'indécence des bigots

Interdire l'Islam, c'est
dénoncer l'antisémitisme

Interdire l'Islam, c'est se donner des armes enfin efficaces pour
contrer le terrorisme de grande envergure

Interdire l'Islam, c'est commencer par
poser de bonnes questions

Interdire l'Islam, c'est
protéger ses apostats

Interdire l'Islam, c'est
préserver les monuments et
les lieux de culte


Interdire l'Islam, c'est aussi
améliorer la sécurité routière

Entre salut islamique et malédiction:
Où est le coeur de l'Islam?

Comment Israël peut et doit gagner:
«Pour devenir un peuple normal, dont les parents n'encouragent pas leurs enfants à devenir des terroristes suicidaires, les Arabes palestiniens doivent subir l'épreuve de la défaite»

Réforme de l'Islam:
Par qui, au nom de quoi?

Islamisation de la France:
Une guerre démographique

Rappel des faits:
L'Islam est impérialiste depuis toujours
et rien n'indique qu'il ait changé


La guerre d'Irak est un succès:
Daniel Pipes précise sa vision de la politique américaine au Moyen-Orient

La perversité de l'Islam révélée:
Causerie un peu leste
sur l'apostasie islamique


Faire simple:
Le problème est l'Islam
et la solution aussi

Plus le pays hôte est tolérant,
plus le djihad y est facile:
L'exemple suédois

Une guerre ne se termine
vraiment que par une victoire
Soit le rêve des Arabes,
soit Israël doit mourir


Faire semblant de réfomer l'Islam en ignorant l'inacceptable?
Ou obliger les Musulmans à entamer enfin leur siècle des Lumières?

Combien de femmes «manquantes» faut-il pour faire
un holocauste féminin?

Mais qu'est-ce que la modération
pour un Musulman?

Question de modération?
Ou questions de fond?

Interview de l'homme qui règnerait encore sur l'Irak sans la coalition:
Hoax (voir ici)

Des armes nucléaires
en Arabie Saoudite aussi?
Et même des missiles,
le tout d'origine pakistanaise


Des misères à méditer:
Certains enfants sont bien nourris, habillés, équipés, armés - et endoctrinés à haïr, en un mot islamisés.
Et d'autres meurent de dénuement

Mais l'Islam, c'est d'abord
une incroyable dose de crédulité

L'Islam, c'est aussi
beaucoup d'argent et surtout
un système de gestion
de fortune islamisé


Un ex-mentor d'Oussama Ben Laden
analyse le djihad actuel à froid

L'Islamisme, un aspect de l'Islam?
Plutôt son intégralité
dit Anne-Marie Delcambre

sur RocKIK.com

L'Iran -- une menace d'abord
pour les pays arabes voisins?
Oui

Des Arabes aux yeux ouverts
et intelligents, malgré l'islamisme et les propagandes?
Oui

Des dizaines de milliers d'Iraniens
soutenant avec ferveur les fous qui dirigent leur pays?
Oui

Espoir de changement?
Les Saoudiens sont plus jeunes, plus urbains et plus déconnectés de leurs parents que jamais

Pourquoi Abdul Rahman sera-t-il
peut-être condamné à mort?
D'abord, pour une histoire de famille
ensuite parce que le prophète l'ordonna aussi clairement que possible,
ne laissant aux faux Musulmans modérés que quelques généralités à exclure délicatement de leur contexte pour justifier leur hypocrisie

Nostalgie d'Orient?
Des milliers d'images en ligne

Le prince Charles est-il musulman?
Le voilà en tout cas docteur h.c. de la principale autorité sunnite

Que vaut la démocratie
de gens pour qui
des terroristes élus sont d'office des partenaires légitimes?

Loi votée et ratifiée en Algérie:
Deux à cinq ans de prison pour ceux qui vantent une autre religion que l'Islam

Défendre les droits de l'homme en Islam, qu'est-ce que c'est?
C'est respecter la charia et
condamner les apostats
Et à l'ONU?
C'est calomnier les symboles les plus innocents de l'Occident

Quitter l'Islam en vie?
Mieux vaut commencer par le quitter géographiquement

Interdire l'Islam légalement?
Un débat à suivre

L'ONU combat le racisme?
Oh, oui, surtout celui de Lego
Pas étonnant
avec un tel logo

Les Nations unies défendent
les droits humains?

Oh, seulement si ça ne dérange pas trop l'Islam

Présenter des excuses à l'Islam -- pourquoi?
Oh, tant de choses, en somme

L'Amérique se permet
une certaine nonchalance

Judicieux?

En Malaisie, le ministre de la justice menace d'emprisonner les critiques de l'Islam
En vertu de quoi?

L'Iran continue de refuser de tenir ses engagements, menace et exige des excuses
Digne de confiance?

Un prêcheur en chaire dit, dans son sermon, «Dieu merci, la grippe aviaire frappe nos ennemis!»
Tolérable?

Anne-Marie Delcambre explose (encore)
dans Wake-Up, sur RocKIK.com

La guerre d'agression est toujours la même, mais le djihad comporte une meilleure motivation, celle de promouvoir la foi en Allah,
dit tranquillement cet érudit iranien à la télévision arabe

Parmi ces Musulmans indonésiens présentés comme modérés
un sur dix approuve les attentats-suicide et un sur deux la lapidation

Ces gens qui écoutent attentivement un imam leur vanter les bienfaits de la guerre et du martyre
sont censés constituer l'aile modérée
de l'Autorité palestinienne


Ce vieux fou bigot et antisémite
qui délire régulièrement à la télévision arabe

est censé représenter l'Islam modéré

Définitions de tueurs:
Certains se réclament d'une vague croyance, d'autres d'ordres précis

Définitions de salon:
Eternels tâtonnements onusiens

Ces Musulmans paisibles qui tournent terroristes sont-ils victimes du
Syndrome du djihad subit?

Les visions biaisées sont hélas monnaie courante
mais que penser d'une institution d'envergure mondiale qui les finance et les diffuse sans discrimination?

La violence domestique
existe hélas partout

mais que penser d'une société
où elle est encouragée par dieu?


Les caricatures anti-juives à la télévision nationale iranienne:
Après les émeutes et les menaces,
les insultes diffamatoires


Les traitrises ordinaires de l'Islam expliquées en arabe et en français:
Anne-Marie Delcambre sur rocKIK.com

Certains êtres voient les choses clairement, tout simplement:
André Malraux sur l'Islam en 1956

Certains individus n'aident décidemment pas le monde:
Merci Dieudonné

Saviez-vous que l'Europe pourrait être islamique d'ici la fin du siècle?
Un nouveau chapitre du Guide politiquement incorrect de l'Islam (et des croisades) est en ligne

Une élue palestinienne aux téléspectatrices saoudiennes:
«Une mère musulmane doit élever ses enfants pour le djhad»

Des élus du parti le plus en vogue en Egypte l'expliquent publiquement:
Oui, c'est le devoir des Musulmans d'user de terrorisme plutôt que de violence. Oui, l'Islam favorise le terrorisme et le djihad

Réquisitoire contre la plus importante organisation islamiste d'Occident:
Feu sur le CAIR

Enquête sur les motivations
d'un attentat-suicide manqué:

Shahid dans l'âme ou
récupérée par des terroristes?


Interdire l'Islam?
Bonne idée! Même si ce sera un cauchemar pour quelques chancelleries

Les Américains sondés sur l'Islam:
La vérité fait son chemin

La réplique de l'APU
(Arab Parallel Universe):

Bashar El-Assad récite
la messe aux ânes


Protestaktion gegen
Bedrohung durch Muslime:

Zeigen, dass es nicht egal ist

Ce n'était pas du prophète dont se moquaient les caricatures,
c'était du choc des civilisations

Les femmes voilées sont-elles ainsi mieux à l'abri des déséquilibrés violents?
Dans les rues occidentales, peut-être.
Chez elles, dans un pays islamique, certainement pas


Refuser l'immigration de Musulmans qui ne souhaitent pas s'intégrer?
C'est possible

Les Iraniens mentaient-il sciemment aux négociateurs européens sur la question nucléaire?
C'est en tout cas
ce dont ils se vantent à domicile


L'Islam, le sexe, le viol,
la maltraitance des femmes:

Le pire, c'est lorsque le mal
devient la norme


Michael Jackson
s'est-il converti à l'Islam?

Quelle importance?

L'Iran est-il en guerre contre
les Etats-Unis?

Sur le terrain, il semble que oui

Qui a besoin de l'Iran d'Ahmadinejad?
Ni l'Occident ni les Iraniens

Il y a quelques années, ils étaient des terroristes. Aujourd'hui ils parlent:
Voyage dans l'âme des islamistes

En 1981, Israël sauva le monde
de la bombe de Saddam Hussein:

Qui sauvera le monde
de l'Islam politique?


Les multiples malédictions quotidiennes contre les Juifs et les Chrétiens prononcées par tous les Musulmans pieux:
Anne-Marie Delcambre sur la Radio canadienne RocKIK.com

Souvenir de la loi de Mahomet:
Il faut interdire l'Islam
pour soutenir ses apostats

Un exemple à suivre, un effort à soutenir (en créant des zones protégées, où l'Islam est interdit):
Traduire en arabe
Bastiat, Mises, Smith, Voltaire, Hume, Hayek, Vargas Llosa, de Soto, ...


Souvenir du Ku Klux Klan:
Il faut interdire l'Islam

Souvenir de Saddam Hussein:
Visite guidée et illustrée du musée du génocide de Suleimanya (Kurdistan iraken)

Wafa Sultan dit leurs quatre vérités aux Musulmans dans un arabe littéraire irréprochable (version francisée de cette vidéo, déjà signalée plus bas):
Ce sont les Musulmans qui ont lancé le choc des civilisations!
Ce sont les Musulmans qui insultent systématiquement les autres croyants!


Les excuses officielles du Danemark au monde musulman:
FUCK YOU!

Un film à voir,
à Manhattan ou en DVD:

Obsession

Faut-il préférer la guerre
ou la paix:

Ni l'une ni l'autre

Encore loin du
massacre historique de Médine:

Un membre d'Al-Qaida
revendique 116 décapitations


Le candidat calife appelle à
la guerre sainte (c'est son rôle):

Qaradawi: la religion doit guider la guerre

Comment vont les 
Chrétiens du paradis de Zanzibar?

You don't want to know

Qu'en est-il du paradis musulman
de Malaisie?

Les Musulmans s'y portent bien

Qu'en est-il des installations nucléaires iraniennes?
Le rapport officiel de l'IAEA
n'est pas optimiste


Faut-il craindre une
guerre civile en Ira
k?
Ce serait un désastre humanitaire,
mais pas une menace pour l'Occident



buy-danishproducts.com
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LES caricatures
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toute la collection

Où sont les Musulmans modérés?
Voici déjà une authentique
Musulmane modérée


Nations unies:
toutes les fois se valent,
toutes les fois inspirent les extrémistes:

L'imam Annan sur l'alliance des civilisations

Après la fureur, voici
les caricatures islamistes:

Soporifique

Que pensent les Musulmans des valeurs de la civilisation occidentale?
Peut-être ce qu'en dit le coran
par exemple


Quels actes de bravoure devons-nous encore aux Nations unies?
Trop de viols pour être saine
Trop de corruption pour être honnête

Faut-il écouter les Musulmans expliquer l'Islam?
Il faut surtout les regarder
à Londres, par exemple
(vidéo à voir ABSOLUMENT)


Etait-il bien raisonnable et responsable de publier ces caricatures?
Et puis quoi encore?

Le Vatican se redresse:
Musulmans:
pratiquez ce que vous prêchez




miniblogs archivés


Manifeste de la mauvaise foi
8.7.2006

Hier, le 7 juillet 2006, comme pour commémorer les attentats terroristes commis par certains de ses coreligionnaires britanniques, au nom de leur religion, il y avait juste un an, le plus fameux islamiste helvétique publia un manifeste, sur son site Internet et dans divers journaux (notamment The Independent et The Guardian), intitulé «Pour un nouveau ‹NOUS› [en majuscules dans le texte] – Un appel aux Musulmans d’Occident et à leurs concitoyens». En voici la version intégrale (sous-titres exceptés) commentée et décodée:

We have ample reason to be concerned. The situation of Muslims in Western societies has, for the last twenty years, been fraught with difficulty. If anything, this situation has worsened over the last five years. The “war against terror” launched after the events of September 11, 2001, along with repeated terrorist attacks throughout the world, increased tensions arising from social problems or from immigration have combined to portray Islam-and Muslims in general-as a threat to the societies of the West. Fear, and its accompanying emotional and often irrational reactions, has become a part of the public mindset. Such reactions, while often legitimate and understandable, are also being exploited with increasing frequency for political and electoral ends.

La situation est préoccupante. Pour les Musulmans, dont la situation dans les sociétés occidentales s’est aggravée, nous dit Ramadan en introduction. Vraiment? Des Musulmans ont lancé la plus vaste campagne de terrorisme de l’histoire connue, au nom de leur dieu, en se basant sur les injonctions de leur prophète, sans qu’apparaisse en leur sein un mouvement tendant à empêcher concrètement cette évolution; pratiquement tous les actes terroristes de ces dernières décennies sont dus à des adeptes de la même religion, une religion dont les lois ordonnent entre autres de mener une guerre de conquête contre les incroyants aussi longtemps qu’il en restera, d’humilier systématiquement les membres d’autres religions, de lapider les femmes adultères, de commercialiser la production et l’exploitation d’esclaves. Et en effet, nombreux sont les Occidentaux qui se méfient de ce genre de choses. Mais nous sommes priés de croire, non pas, par exemple, que les Musulmans pourraient porter une part quelconque de responsabilité dans cette situation ou qu’il leur serait possible, mieux qu’à quiconque, de lutter contre les causes de ces difficultés, mais que ceux qui tirent la sonnette d’alarme sont parfois simplement animés de viles intentions politiques et électorales opportunistes.

From Canada to Australia, by way of the United States and Europe, hardly a Western society has been spared its own searing questions of “identity”, its own “integration”-related tensions, and its own debate on the place of Muslims within its confines. Muslims, meanwhile, realize that the atmosphere has become more highly charged, that suspicions have deepened; they have become the subject of debates that are neither entirely transparent, nor very healthy. Muslims find themselves faced with clear-cut alternatives: they can accept their lot and adopt the attitude of the “victim”, the “discriminated minority”, who withdraws into itself and never ceases to justify itself or they can face up to their difficulties, become full-fledged subjects of their own History, and take the necessary corrective measures. It is only natural that they complain of the treatment handed them, that they criticize the racism and daily discrimination they must endure, but in the final analysis, their fate is in their hands. Nothing will change until they accept full responsibility for themselves, become constructively critical, and self critical, and respond to the creeping evolution of fear with a firmly grounded revolution of trust.

Alors qu’au paragraphe précédent, Ramadan évoquait encore rapidement le terrorisme, parlant des «événements» du 11 septembre, il ne met ici déjà plus l’accent que sur les problèmes dont sont censés souffrir les Musulmans en Occident. Pas un mot sur les difficultés autrement plus criantes des minorités occidentales dans les pays à majorité musulmane. Ni sur le militantisme politique exacerbé de la présence musulmane en Occident laïque (dont Ramadan va se faire le chantre plus bas). Ni pour explorer les raisons pour lesquelles toutes les minorités musulmanes de la planète semblent éprouver ce même problème.

Dès lors, cette communauté accueillant sans réaction de rejet les pires terroristes de notre époque et nourrissant une idéologie guerrière, ségrégationniste, misogyne et esclavagiste dont les seules réformes lui ont été imposées par la force, n’est plus constituée, sous la plume de Ramadan, que de pauvres hères devant endurer la suspicion, «le racisme et la discrimination quotidienne» dans leurs pays d’accueil. Faut-il que Ramadan se sente en sécurité, aujourd’hui, pour avancer une transition aussi abrupte entre les milliers de morts du terrorisme islamique et cette insulte («raciste») à ses victimes occidentales.

La solution Ramadan: les Musulmans doivent se plaindre, critiquer (le terme est répété trois fois en deux phrases contiguës, dont une fois au sens général d’autocritique, et reviendra maintes fois encore), et «répondre à la progression insidieuse de la peur par une révolution de foi» (revolution of trust). Que signifie donc «révolution de foi» pour des personnes définies ici par l’appartenance, religieuse, à l’Islam? Que comprend un être qui lit le Coran et les traditions du prophète de l’Islam quotidiennement lorsqu’il se lit appelé à une «révolution de foi»? Difficile à dire, bien sûr. Mais le prophète, lui, en tout cas, selon lesdites traditions, fit la guerre, bénit la décapitation de ses ennemis par centaines, même les non-combattants, même après leur reddition sans conditions, parfois aussi la nuit ou au petit matin, sans prévenir, et parfois même les attaqua avec des machines de guerre, qui tuaient de manière tout à fait indiscriminée. Sachant cela, on ne peut s’empêcher de penser qu’un homme de bonne foi animé de bonnes intentions, à la place de Ramadan, aurait eu à cœur de bien préciser sa pensée à cet égard.

Events of recent years have brought Western populations face to face with new realities and self-doubts as deep as they have been challenging. The increasingly visible presence of millions of Muslims in their midst has made them aware that their societies have changed: cultural homogeneity is a thing of the past, the question of their own identity has become complex, the real social mixing is an ideal that can only be achieved with difficulty, particularly when social problems such as unemployment, racism and marginalization multiply. This sense of instability, combined with the presence of a religion and a culture seen as “foreign,” has given rise to fears, and to questions that are perfectly legitimate, even though they may be expressed with a certain confusion. Are Muslims truly capable of living in secularized societies? Are their values compatible with those of democracy? Can they live side-by-side, and mingle with, their non-Muslim neighbors? Can they combat the shocking behavior exhibited in their name, in the form of terrorism, domestic violence, forced marriage and the like? Can they free themselves from their social ghettos, those breeding grounds of unemployment, insecurity and marginality?

Dans la vision du monde de Ramadan, pourtant élevé en Suisse (quatre cultures linguistiques officielles, des dizaines de dialectes, 1,5 million d’étrangers sur 7 millions d’habitants, liberté entière de conscience garantie par la Constitution), les populations occidentales n’avaient aucune expérience du multiculturalisme et vivaient dans l’«homogénéité culturelle» avant de se trouver confrontées à la «présence croissante de millions de Musulmans parmi eux». Cette vision est peut-être défendable ponctuellement en Suède, par exemple, mais dans le monde occidental, moderne, ouvert, plurilingue, fondateur de l’ONU, créateur des droits de l’homme, soit de valeurs universelles permettant justement de transcender la notion d’appartenance culturelle ou ethnique, vraiment? En revanche, que penser du multiculturalisme et de la tolérance des sociétés où la religion-loi de Ramadan règne en maître, là où la charia impose la ségrégation religieuse et sexuelle, punit (de mort) les délits d’opinion?

Mais cette approche étriquée tombe à point pour réitérer l’accusation de racisme, assortie cette fois de marginalisation, deux phénomènes dont nous apprenons qu’ils se multiplient, en raison, chez les Occidentaux, d’un sentiment de complexité croissante et d’«instabilité» devant une religion «étrangère», lequel sentiment, dans le discours de Ramadan, remplace maintenant le terrorisme comme origine de la «peur et des interrogations» qu’inspirent les Musulmans parmi nous.

Après cette acrobatie tout de même un peu risquée, Ramadan revient à des pensées plus proches de la réalité, histoire de rassurer les âmes de bon sens, et énumère les questions que beaucoup, en effet, se posent: Les Musulmans sont-ils capables de vivre dans des sociétés laïques? Leurs valeurs sont-elles compatibles avec celles de la démocratie? Peuvent-ils vivre côte-à-côte et se mêler avec leurs voisins non musulmans? Peuvent-ils lutter contre le comportement choquant adopté en leur nom et prenant la forme de terrorisme, de violence domestique, de mariage forcé? Peuvent-ils se libérer de leurs ghettos sociaux, ces terreaux de chômage, d’insécurité et de marginalité?

Faced with these questions, Muslims must rise to the occasion. They must express confidence in themselves, in their values, in their ability to live and to communicate with full serenity in Western societies. The revolution of trust for which we appeal will depend, first and foremost, on self-confidence, on confidence in one’s convictions: the task is to reappropriate one’s heritage, and to develop toward it a positive yet critical intellectual attitude. They must be capable of affirming that the teachings of Islam summon Muslims first and foremost to the spiritual life, to introspection and to self-reform. They must forcefully insist that Muslims are expected to respect the laws of the countries in which they reside, and to which they must be loyal. Millions of Muslims are, in fact, already proving every day that “religious integration” is an accomplished fact, that they are indeed at home in the Western countries whose tastes, culture and psychology they have made their own.

Alors, Ramadan, au lieu de répondre tout simplement par l’affirmative, soulignant par exemple que d’innombrables nouveaux-venus ont déjà maîtrisé ces difficultés en s’installant en Occident et que ses coreligionnaires ne feraient certainement pas exception, recommande plutôt aux Musulmans confrontés à ces questions de «profiter de l’occasion» pour «exprimer leur confiance en eux, en leurs valeurs».

Puis il explique un peu sa révolution de foi: celle-ci va dépendre essentiellement de la confiance en eux des Musulmans, de leur «confiance en leurs convictions»: leur tâche consiste à se «réapproprier leur héritage» et à évoluer vers une «attitude intellectuelle positive mais critique». Ils doivent «être capables d’affirmer que les enseignements de l’Islam enjoignent avant tout aux Musulmans de se consacrer à la vie spirituelle, à l’introspection et à la réforme de soi-même». Notons bien que Ramadan, qui connaît parfaitement sa religion, ne dit pas, ce qui serait totalement faux, bien que syntaxiquement plus agréable, «les enseignements de l’Islam enjoignent avant tout aux Musulmans de se consacrer à la vie spirituelle, à l’introspection et à la réforme de soi-même». Non, il dit «les Musulmans doivent être capables d’affirmer» qu’il en est ainsi. Nuance toute islamiste s’il en est.

Il continue en disant que les Musulmans doivent «insister fermement sur le fait que les Musulmans sont censés respecter les lois des pays dans lesquels ils résident, et qu’ils doivent être loyaux envers ceux-ci». Ici aussi, Ramadan ne commet pas l’erreur de dire «les Musulmans sont censés respecter les lois des pays dans lesquels ils résident, et [ils] doivent être loyaux envers ceux-ci». Non, il précise bien qu’«ils doivent insister fermement sur le fait» qu’il en serait ainsi. Car l’Islam, en vérité, interdit formellement aux Musulmans de se montrer loyaux envers un pays «infidèle» et d’en respecter les lois, à moins bien sûr que cela, provisoirement, ne soit profitable à l’Islam.

Et il a pour conclure ce paragraphe cette phrase délicieuse: «En fait, des millions de Musulmans prouvent d’ores et déjà, quotidiennement, que l’‹intégration religieuse› est un fait accompli et qu’ils sont chez eux dans les pays occidentaux dont ils ont fait leurs les goûts, la culture et la psychologie.» Pourquoi diable avons-nous tant de problèmes avec les communautés de Musulmans, dans ce cas?

Still, faced with legitimate fears, Western Muslims cannot simply minimize or downplay these questions. They must, as a matter of utmost urgency, develop a critical discourse that rejects the victim’s stance, one that criticizes instead radical, literal and/or cultural readings of the sources. In the name of the guiding principles of Islam, they must take a stand against, for instance, the use and misuse of their religion to justify terrorism, domestic violence or forced marriage. The future of the Muslim spiritual community will necessarily require institutions of religious training (Islamic studies, Islamology, imam training schools, etc.) to be established in the West and help to respond to western citizens’ expectations. With the same critical attitude, they must learn to make distinctions; they must not endorse the confusion that surrounds the debates related to their societies: social problems, unemployment, marginalization and immigration are not “religious problems” and have nothing to do with Islam as such. It is imperative to reject the “islamization” of educational and socio-economic issues that require political, not religious, solutions.

Mais ce n’est pas tout. Devant la crainte légitime qu’inspirent les questions posées plus haut, les Musulmans «doivent, de toute urgence, élaborer un discours critique rejetant l’attitude victimaire pour critiquer plutôt des interprétations radicales, littérales et/ou culturelles des sources». Oui, il faut donc opter envers les Occidentaux inquiets pour un discours critiquant l’Islam radical. Notons bien que Ramadan ne dit pas qu’il faut rejeter ces interprétations, mais qu’il faut les critiquer devant les Occidentaux, ce qui reste parfaitement, littéralement, radicalement, culturellement islamique.

Il poursuit: «Au nom des principes directeurs de l’Islam, [les Musulmans] doivent adopter une attitude opposée, par exemple, à l’usage et à l’abus de leur religion pour justifier le terrorisme, la violence domestique ou les mariages forcés.» Là encore, notons bien que, selon Ramadan, les Musulmans n’ont pas à réformer ou bannir ces usages barbares, mais simplement à critiquer leur justification par les écritures sacrées, ce que font, d’ailleurs, soit dit en passant, les adversaires de l’Islam radical, comme votre serviteur, en se basant sur les interprétations des meilleurs connaisseurs unanimes des textes sacrés que l’Islam ait connu, alors qu’ils délibéraient entre eux.

Ramadan explique ensuite un autre élément-clé de la stratégie islamiste: «L’avenir de la communauté spirituelle musulmane va forcément nécessiter l’établissement d’institutions dédiées à l’apprentissage religieux (études islamiques, islamologie, écoles d’éducation des imams, etc.) qui aideront à répondre aux attentes des citoyens occidentaux.» Il faudra donc des institutions entières et des imams formés tout exprès pour faire aussi bien que possible ce que Ramadan recommande plus haut. Il est vrai que la tâche est délicate.

One of the most effective ways of responding to legitimate fears is to separate problems into their component parts, but without disconnecting these closely related elements. “Deconstructing without disconnecting” means that we accept, first and foremost, the obligation to distinguish what is strictly religious in nature from educational, social or immigration-related issues, and then analyze how cause-and-effect relationships are established at the socio-political grassroots. Citizens of the Muslim faith must contribute to a reformulation of the political questions of the day. Seen in this light, unemployment, school failure and delinquency have, as we already mentioned, no connection with Islam. Yet it is vitally necessary to grasp the reasons why Muslim citizens and residents bear the brunt of failure in these very areas. What new political, social and city-planning policies can we propose to redress this state of affairs, new initiatives that would enable us to combat segregation and self-segregation, and encourage a greater social justice and mixing at all levels of society?

«L’un des moyens les plus efficaces de répondre à des craintes légitimes», continue Ramadan qui comprend décidément très bien le besoin qu’ont les Occidentaux d’être rassurés, «est de séparer les problèmes en leurs composants mais sans déconnecter ces éléments étroitement apparentés.» Cette phrase incompréhensible annonce une astuce: Ramadan recommande d’accepter la séparation nette entre les éléments strictement religieux et les autres. Cependant, il ne s’agit pas de respecter le principe de laïcité, comme le comprendrait instinctivement un Occidental, mais de créer une base d’où analyser certains liens de cause-à-effet en termes uniquement politiques, de manière à ce que les citoyens musulmans contribuent «à une reformulation des questions politiques du moment».

Cela permet notamment, pour prendre l’exemple proposé par Ramadan, d’affirmer dès lors comme une évidence incontestable que le chômage, les échecs scolaires et la délinquance n’ont rien à voir avec l’Islam, qui doit être présenté comme exclusivement religieux, comme nous avons vu tout à l’heure, et de chercher résolument ailleurs, dans la sphère politique, les raisons des problèmes récurrents des Musulmans dans ces domaines.

Et de demander: «Quelles politiques sociales et territoriales pouvons-nous proposer pour redresser cette situation, quelles nouvelles initiatives vont nous permettre de combattre la ségrégation et l’auto-ségrégation tout en promouvant une plus grande justice sociale et un accès à tous les échelons de la société?» En d’autres termes, les Musulmans doivent demander des adaptations de leur milieu et obtenir une égalité de droit puis un accès à toutes les couches de la société sans jamais remettre en question leur religion, leurs usages, leurs lois et les ambitions qui en dépendent. Sont-ce là de bons conseils?

The arguments that were, yesterday, the sole province of parties of the extreme right have unfortunately found a home within traditional mainstream parties. Political leaders increasingly play upon fear to mobilize voters and to promote increasingly hard-line policies for managing social problems, security and immigration. At a loss for creative, innovative ideas for promoting cultural pluralism or for combating unemployment and social ghettoization, they prefer the dangerous rhetoric of protecting “identity” and “cultural homogeneity”, of defending “Western values”, of imposing strict limitations on “foreigners” with, of course, the whole apparatus of new security laws to fight terrorism. These political discourses play upon deep-seated apprehensions, perpetuate confusion over the terms of debate, and promote a binary approach to socio-political issues. The implicit terms of the debate is often reduced to a distinction between two entities: “We Westerners” and “They, the Muslims”, even when citizens are Muslims.

Mais la situation est devenue plus difficile, se plaint Ramadan, se prenant lui-même au mot pour apporter son eau au moulin de la gauche politique: les leaders politiques tableraient de plus en plus largement sur un procédé issu de l’extrême-droite, brandissant la peur (souvenons-nous tout de même en passant qu’il s’agit en fait de terreur, plus exactement de terrorisme islamique) pour mobiliser l’électorat et promouvoir des politiques plus dures en matière de problèmes sociaux, de sécurité et d’immigration.

Ces hommes politiques à cours d’imagination créative préféreraient, dit-il, recourir à de «dangereuses rhétoriques» parlant de protéger l’identité et l’«homogénéité culturelle», de défendre les valeurs occidentales, d’imposer des restrictions aux «étrangers» – bref de xénophobie, suivons son regard. Cela éveillerait de profondes appréhensions, troublerait les termes du débat et favoriserait une approche binaire des questions politiques. Et ce serait ces politiciens qui produiraient la dichotomie entre «nous, les Occidentaux» et «eux, les Musulmans», alors que cette ségrégation, plus exactement entre Musulmans et incroyants, est un fondement de la foi musulmane et que la peur des Occidentaux vient en fait du terrorisme dont chacun peut trouver la justification dans les textes sacrés islamiques.

Ainsi, Ramadan fait une cible politique du message de réaction aux craintes engendrées par le terrorisme islamique. En d’autres termes, il recommande de lutter contre les Occidentaux qui cherchent à défendre leurs sociétés contre le terrorisme (par des moyens démocratiques). Est-ce vraiment là une manière efficace de contrer le terrorisme?

The constant return to the same questions in national political debates (violence, women, integration, etc.) is far from innocent; the question of “Islam” often becomes a diversionary tactic that political parties employ to undermine their adversaries and attract voters. Racist and xenophobic speech proliferates; the past is reinterpreted so as to exclude Islam from the slightest participation in the creation of the Western identity, henceforth redefined as purely Greco-Roman and Judeo-Christian; individuals are tested at the border to determine their “moral flexibility” of immigrants, and laws reinforcing security become reflexive in these times of fear and instability, not to mention the policies of intransigence whose ultimate effect is to criminalize immigrants and asylum seekers.

Pour Ramadan, l’évocation de l’Islam comme thème politique national par lesdits politiciens est «loin d’être innocente»: «la question de l’‹Islam› devient souvent une tactique de diversion dont se servent les partis politiques pour saper leur adversaires et attirer des électeurs. Les discours racistes et xénophobes prolifèrent, le passé est réinterprété pour en exclure l’Islam de la moindre participation à la création de l’identité occidentale, redéfinie comme purement gréco-romaine et judéo-chrétienne.»

Au-delà de cette énième accusation de racisme, qui tourne au leitmotiv insultant, Ramadan veut ici nous faire miroiter la fable de l’Islam culturel, dont se serait inspiré l’Occident. Mais la seule chose d’islamique en Islam est la religion, basée sur le Coran, immuable (enfin c’est ce que les Musulmans sont censés croire) et les traditions orales. Tout le reste compose en fait une mosaïque culturelle totalement éclatée et ancrée ailleurs que dans la religion islamique. Adopter des termes berbères en Espagne ou des recettes de cuisine turques en Italie ne rend nullement l’Occident redevable à l’Islam-religion. Les textes poétiques d’un Persan sur les principes de la médecine, six petits chapitres développant une technique de simplification mathématique initiée en Inde ou les traductions d’œuvres philosophiques grecques par des serviteurs chrétiens vivant en terre d’Islam n’ont rien donné non plus d’islamique à l’Occident.

L’Occident n’a jamais accepté la charia – cela lui a coûté beaucoup de sang et de larmes – et c’est pour cela qu’il est l’Occident. Et qu’il offre et assure à ses citoyens la liberté de conscience.

Ramadan suggère encore rapidement de présenter les mesures d’immigration plus restrictives motivées par la croissance de l’immigration illégale comme menant, en fait, à «criminaliser les immigrants et les demandeurs d’asile». Pour résumer, Ramadan propose aux Occidentaux d’ouvrir leurs frontières sans restrictions et d’écouter attentivement les souhaits politiques de ceux de ces immigrants qui ont le plus de difficulté à s’adapter de manière constructive à un mode de vie occidental, et aux Musulmans de bien structurer lesdits souhaits. Vers quelle vision Ramadan mène-t-il donc le monde?

In response to these attempts at exploitation and, on occasion, to the manipulation that accompanies them, citizens of the Muslim religion must behave contrary to the natural reactions. Instead of withdrawing from the public debate and into isolation, they must make themselves heard, step out of their religious, social, cultural or political ghettos and move forward to meet and reassure their fellow citizens. The policies of those who exploit fear are intended to create precisely what they claim to combat: by perpetually accusing Muslims of not being integrated, of setting themselves apart, of setting up barriers between “them” and “us” and of shutting themselves up in a religious identity they view as exclusive, the intellectuals and politicians who warn against the “naivety” of other politicians, against “the Islamic threat” or the “failure” of pluralist society or of multiculturalism, spread suspicion, create divisions and try to isolate the Muslims. As citizens, Muslims are today called upon to establish a rigorous critique of these very alarmist pronouncements that badly conceal the ideology they promote. In the name of Western values the Muslims must fight against policies that normalize common racism and discriminatory treatment, that stigmatize a portion of the population. The true loyal citizenship is a critical loyalty which means to refuse to have to permanently prove one’s belonging to the society in full knowledge of one’s responsibilities as citizen, lay claim to one’s rights and carry out a thoroughgoing critique of government policies when these policies betray the ideals of a democratic society.

Bien sûr, des gens voient clair dans ces manigances et il faut lutter contre eux. Ramadan revient donc au discours à usage purement musulman pour appeler les fidèles à «se faire entendre, sortir de leurs ghettos religieux, social, politique ou culturel pour progresser et rassurer leurs concitoyens». Il accuse les gens qui tentent d’alerter la population et s'efforcent d'expliquer que la tolérance envers l’islamisme est suicidaire pour les valeurs occidentales de semer la peur sciemment, de créer volontairement la situation qu’ils décrivent et prétendent combattre. Allons-nous bien ainsi vers un débat constructif?

Faisons donc un bref retour aux faits: l’Islam fait une obligation religieuse et civique aux Musulmans d’envahir le monde, militairement, en son nom. C’est un fait. Aucune école de jurisprudence classique (du temps où il fallait savoir les écritures par cœur avant d’avoir le droit d’en discuter) ne l’a jamais remis en question, tant les textes et l’exemple du prophète sont clairs à ce propos. Des Musulmans en grand nombre et bénéficiant d’un large soutien, tant populaire que financier, commettent des actes de terrorisme aveugles au nom de cette obligation. C’est un autre fait. Et Ramadan suggère aux Musulmans de critiquer ceux des Occidentaux qui veulent tenir compte de ces faits et attirer l’attention sur leurs implications. Il ne demande pas aux Musulmans, par exemple, de reconsidérer la légitimité des textes qui ont conduit des générations et des générations de Musulmans à pratiquer le jihad, la dhimma, les houdouds, l’esclavagisme. Il ne demande pas non plus aux Musulmans de traquer les terroristes en leur sein. Il leur demande de contrer les messages d’alerte des Occidentaux préoccupés. Que veut donc Ramadan?

If there is a contribution that Muslim westerners can bring to their respective societies, it is surely that of reconciliation. Confident in convictions, frank and rigorous in their critical outlook, armed with a broader understanding of Western societies, of their values, their history and their aspirations, they are ideally placed to engage their fellow citizens in reconciling these societies with their own ideals. The vital issue today is not to compare social models or experiences in a fruitless debate (as we have witnessed between the United States, France and Great Britain) but more simply, and in a far stricter and more demanding way, to take the measure of each society by comparing the ideals affirmed and proclaimed by its intellectuals and politicians, with the concrete practices that can be observed at the social grassroots: human rights and equality of opportunity (between men and women, people of different origins, skin colors). We must bring constructive criticism to bear on our societies, and measure words against deeds: all the citizens must adopt toward their society the same healthy self-critical attitude that Muslims must demonstrate toward their community.

Nous arrivons maintenant au chapitre des promesses. Dans l’univers Ramadan, les problèmes actuels n’ont donc rien à voir avec la religion islamique, sont purement sociaux, politiques, éducationnels, et les craintes des Occidentaux proviennent de discours racistes et xénophobes de politiciens malhonnêtes. Dans ce contexte, les Musulmans peuvent contribuer à résoudre ces problèmes: «Sûrs de leurs convictions, francs et rigoureux dans leurs attitudes critiques, armés de vastes connaissances des sociétés occidentales, de leurs valeurs, de leur histoire et de leurs aspirations, ils sont en position idéale pour approcher leurs concitoyens et les réconcilier avec leurs propres idéaux.» Il s’agit pour eux de quitter les débats infructueux pour «prendre la mesure des sociétés en comparant les idéaux affichés et proclamés par leurs intellectuels et leurs politiciens avec la pratique concrète sur le terrain. (…) Tous les citoyens doivent adopter envers leur propre société la même attitude critique saine que les Musulmans doivent démontrer vis-à-vis de leur communauté».

Il s’agit donc en clair de critiquer les valeurs démocratiques et laïques (affichées en effet par l’écrasante majorité de nos intellectuels et politiciens) et de porter un regard sur la société qui soit similaire à celui que les Musulmans doivent porter sur la leur, c’est-à-dire, à l’évidence, celui inspiré par leur religion. Combien d’arrêts encore, dans cet omnibus en route vers la théocratie?

Our societies are awaiting the emergence of a new “We”. A “We” that would bring together men and women, citizens of all religion-and those without religion-who would undertake together to resolve the contradictions of their society: the right to work, to housing, to respect, against racism and all forms of discrimination, all offenses against human dignity. Such a “We” would henceforth represent this coming together of citizens confident in their values, defenders of pluralism in their common society and respectful of the identities of others; citizens who seek to take up the challenge in the name of their shared values at the very heart of their societies. As loyal and critical citizens, as men and women of integrity, they join forces in a revolution of trust and confidence to stem the onrush of fear. Against shallow, emotional, even hysterical reactions they stand firm for rationality, for dialogue, for attentiveness, for a reasonable approach to complex social questions.

Nos sociétés, en effet, «attendent l’émergence d’un nouveau ‹Nous›», dit un Ramadan maintenant lyrique. «Un ‹Nous› qui rassemblerait hommes et femmes, citoyens de toutes religions – et sans religion – qui s’attacheraient ensemble à résoudre les contradictions de leur société: le droit au travail, au logement, au respect, contre le racisme et toutes les formes de discrimination, toutes les atteintes à la dignité humaine.» Comme si ces valeurs étaient celles de la religion islamique, comme s’il nous suffisait de jeter un regard ébloui sur les sociétés musulmanes pour nous convaincre que les valeurs qui y règnent nous aideront à atteindre cette utopie.

Ramadan peut-il être sincère d’une quelconque manière? Dans quel cas, avec quelle vision peut-il prétendre à bon escient être sincère? Dans un monde dont les lois sont acquises à l’Islam bien sûr. Dans une telle société, il suffit en effet de ne pas être en tort face à la loi pour jouir de tout cela. Certes, ceux qui insultent le prophète et quittent la religion sont exécutés, les femmes infidèles sont lapidées, les voleurs et les brigands sont mutilés, tout cela en place publique, pendant que les armées musulmanes effectuent des raids djihadiques à l’étranger et envoient des colonnes d’esclaves vers les capitales. Mais dans l’œil du cyclone, dans la Bagdad ou l’Andalousie mythique, cette vision peut rester sincère.

The future of Western societies is now being played out at the local level. It is a matter of greatest urgency to set in motion national movements of local initiatives, in which women and men of different religions, cultures and sensitivities can open new horizons of mutual understanding and shared commitment: horizons of trust. These shared projects must henceforth bring us together, and give birth to a new “We” anchored in citizenship. Of course, “intercultural” and “interfaith” dialogues are both vital and necessary, but they cannot have the impact of the shared commitment of citizens in the priority fields : education, social fractures, insecurity, racisms, discriminations, etc.

Mais Ramadan ramène rapidement la rêverie sur le terrain politique: «L’avenir des sociétés occidentales se joue maintenant au niveau local. Il est urgent de lancer des mouvements nationaux composés d’initiatives locales par lesquelles des femmes et des hommes de religions, de cultures et de sensibilités diverses peuvent ouvrir de nouveaux horizons de compréhension mutuelle et d’engagement partagé – des horizons de foi.» Et de quoi parleront donc ces gens ainsi rassemblés par tant de bonnes intentions? Des «thèmes prioritaires: l’éducation, les fractures sociales, l’insécurité, les racismes, les discriminations, etc.» Soit les thèmes, précisément, auxquels Ramadan vient d’exhorter les Musulmans à consacrer le meilleur de leurs efforts critiques dans le cadre d’une révolution de foi. Notons qu’il n’incite pas les Occidentaux à vivre également une telle révolution de foi. En mélangeant ainsi des gens de différentes religions avec pour programme d’action celui que se sont choisis les membres d’une religion précise, où va-t-on?

Together they must learn to question educational programs, and to propose more inclusive approaches to the sum of remembered experience that make up today’s Western societies. These societies have changed, and the teaching of history must change apace; it must include the multiplicity of these experiences; it must even speak of the dark periods of history, those of which new citizens of the West have often been the original victims. Alongside the Enlightenment, and the progress and achievements of science and technology, something must also be said about slavery, about colonialism, about racism, genocide, and more. Objectively, without arrogance nor permanent sense of guilt. At the risk of touching off a competition for most-wounded victim status, a more objective reading of the memories building the current national History must be made official. On the social level, we must commit ourselves to a far more thoroughgoing social mixing in both our schools and our communities. Far more courageous and creative social and urban policies are needed, of course. But even now citizens can foster human interchange in and through projects focused on local democratic participation. National political authorities must go along, facilitate and encourage such local dynamics.

Dans ces réunions, continue de professer Ramadan, il faudra aussi examiner l’histoire qui a «fait les sociétés occidentales» (pas un mot de l’histoire de l’Islam). Il faudra aussi parler des «périodes sombres, de celles où les nouveaux citoyens de l’Occident étaient souvent les premières victimes. En marge des Lumières, des progrès et des réalisations de la science et de la technologie, il faut parler aussi de l’esclavage, du colonialisme, du racisme, des génocides, et plus encore.»

Ramadan nous recommande donc de bien parler avec des Musulmans des erreurs passées de l’Occident, qui les a pourtant déjà largement reconnues et réparées, ces erreurs, et dont les lois sont aujourd’hui exemptes des éléments qui en permettraient le retour, voire pourvues de nombreux garde-fous à cet égard, mais Ramadan ne propose pas de jeter un regard aussi sur l’esclavagisme séculaire, les massacres, les violations de la dignité humaine systématiques qui restent ancrées en toutes lettres dans les textes sacrés et les lois de sa religion.

Où mène donc son ordre du jour, sinon à la propagation de ces lois médiévales? Car comment vanter l'Islam tel qu'il est sans en même temps confirmer dans leur position ceux des Musulmans qui tiennent à en instaurer les lois? Si l'Islam est une bonne chose, il faut respecter ses lois, n'est-ce pas? Et les changer, c'est changer l'Islam, un crime pour lequel ces lois prévoient la peine de mort. Et peu de gens ici savent cela aussi bien que Ramadan.

Western societies will not win the battle against social insecurity, violence and drugs through the sole security-based approach. What we need in our communities are social institutions, civic education, local job-creation, and confidence-building policies. Local political authorities can do much to transform the prevailing atmosphere of suspicion, and citizens, including Muslims, must not hesitate to knock on their doors, to remind them that in a democratic society the elected representative is at the service of the voter, and not the opposite. It is imperative that we become involved in national affairs, that we not allow ourselves to be carried away by the passions generated on the international scene. Still, it is clear that a critical discussion of how immigration is managed has yet to take place in the West: it is no longer possible to strip the Third World of its riches and in the same breath treat those who flee poverty and dictatorial regimes as criminals. Not only is such behavior unjust and inhuman; it is intolerable. To be and to remain the voice of the voiceless of Iraq or Palestine, of Tibet or Chechnya, of abused women and of AIDS victims (particularly in Africa, even though medication exists), is to take a stand for reconciliation in the name of the ideals of dignity, human rights and justice too often sacrificed on the altar of short-term political gain and geostrategic interests. In times of globalization, both local mutual trust and global critical mind pave the road towards reconciliation between civilizations.

Petite perle de vérité vraie dans cette mare de mauvaise foi: «Les sociétés occidentales ne remporteront pas la bataille contre l’insécurité sociale, la violence et les drogues par la seule approche sécuritaire.» Mais nous replongeons immédiatement dans la vase, cette fois carrément étatisée et mondialisée: «Nous avons besoin (...) d’institutions sociales, d’éducation civique, de création d’emplois locale et de politique créant la confiance. (…) Il est impératif que nous soyons impliqués dans les affaires nationales (…) Il est clair qu’un débat critique sur la gestion de l’immigration doit être mené en Occident: il n’est plus possible de dépouiller le tiers-monde de ses richesses et, dans le même souffle, de traiter comme des criminels ceux qui en fuient les régimes dictatoriaux.» Et Ramadan de nous exhorter à adopter la vague altermondialiste.

D’où vient le gros de l’aide, judicieuse ou pas, au tiers-monde, sinon de l’Occident, des institutions onusiennes, des dons des Occidentaux, qui travaillent d’arrache-pied pour accéder à leurs «richesses»? Et quels enseignements, quelles valeurs caractérisent les pays du monde qui traitent le mieux leurs citoyens de base et les enrichissent de la manière la mieux répartie?

Personne n’est parfait, mais dans la progression vers le raisonnablement bon, de quel droit l’Islam peut-il bien donner des leçons? Au nom de quels exemples? L’Arabie Saoudite ou les autres États immensément riches du Golfe? L’Iran avec sa Révolution? Le Pakistan avec ses fuites de technologie nucléaire? Le Soudan avec son génocide et son esclavage? L’Autorité palestinienne avec ses usines à suicide soutenues par les écoles et la télévision? La seule exception est Dubaï, et elle est réservée aux plus riches de ce monde. Que faut-il en déduire – que l’Islam est la solution, vraiment?

Et comment les valeurs manifestement religieuses ayant donné naissance à la charia, à l’idéologie du djihad mondial, à la ségrégation religieuse et sexuelle censément ordonnée par dieu, à l’esclavagisme le plus systématique de l’histoire connue, aux châtiments corporels en place publique, pourraient-elles, sans profonde réforme préalable, produire autre chose que de telles sociétés en faillite intellectuelle et/ou morale? Ramadan nous propose de critiquer et de réformer précisément les valeurs et la civilisation qui ont fait le plus de progrès concrets vers l’utopie de justice sociale qu’il décrit. Faut-il suivre cet homme?

A revolution of trust and confidence, of critical loyalty, the birth of a new “We” driven by national movements of local initiative: such are the contours of a responsible commitment by all the citizens in Western societies-for they lay claim to the benefits of a responsible, citizen-based ethic; for they want to promote the western cultural richness; for they know that survival will depend, imperatively, upon a new sense of political creativity. Citizens must work in the long term, above and beyond the electoral deadlines that paralyze politicians and hinder the formulation of innovative, courageous policies. When the elected official has nowhere to turn, when he no longer can translate his ideas into reality, it falls to the voters, to the citizens, to lay full claim to their ideals, and to make them a reality.

En conclusion, Ramadan revient à son «nouveau ‹Nous› guidé par des mouvements nationaux et des initiatives locales» qu’il a décrit plus amplement plus haut, à savoir des rencontres entre toutes sortes de gens, au niveau de la population de base et qui serviraient essentiellement, rappelons-le, à critiquer les valeurs occidentales défaillantes et à prôner celles des communautés musulmanes.

D’accord pour les débats. D’accord pour le retour à l’individu, confiant en ses propres valeurs, comme base et source de la politique. Tout cela est excellent. Mais qu’on me permette, à moi, alors, en tant que citoyen indépendant de base, sans affiliation religieuse ou politique, de proposer aux «miens», soit les gens libres, tout simplement, l’esquisse d’une autre approche et d’un autre ordre du jour: les citoyens des pays occidentaux devraient étudier l’Islam par leurs propres moyens, en fonction de leur propre mode de pensée, de leurs propres valeurs, et en critiquer les dogmes – non réformés – avec la plus grande vigueur.

Il faut faire prendre conscience aux Musulmans que les textes sacrés de leur religion et les lois qui en dépendent tout à fait directement sont le principal obstacle à leurs aspirations. L’Occident peut fort bien s’accommoder de modes de vie étrangers – il l’a prouvé à maintes reprises avec de nombreuses communautés. De fait, c’est l’Occident, aujourd’hui, qui accueille des communautés étrangères croissantes, tandis que ses minorités en terre d’Islam subissent tant de brimades qu’elles y périclitent. Mais si la charia s’installe en Occident, tout indique que les Musulmans retrouveront ici ce qu’ils fuient dans leurs pays d’origine – l’arbitraire, la violence physique, le contrôle des pensées et la paupérisation du peuple.

Ainsi, pour le bien commun, les gens libres doivent puiser dans leurs valeurs de base, dans les valeurs qui ont inspiré leurs constitutions, pour rejeter aussi fermement que possible les lois politiques et sociales de l’Islam, avec l’aide des Musulmans qui auront compris ce phénomène. Cela permettra aussi de peaufiner nos lois afin de mieux protéger les valeurs préservant effectivement les libertés individuelles et favorisant ainsi une société ouverte et créative. Les gens pieux, pour qui la religion est un art de vivre tourné vers la spiritualité et le divin, peuvent fort bien évoluer dans une telle société. Tandis qu’une communauté régie par des lois religieuses trop précises tend à rejeter les gens qui s’enthousiasment pour autre chose que la piété standard – notamment les arts et les sciences.

Certes, pour les Musulmans, le pas est difficile à franchir, car, au-delà du courage physique et moral qu'il faut déployer pour braver les accusations d'apostasie, beaucoup croient en l’idéal de société juste qui est souvent associé à leur religion.

Chacun se réjouit de faire partie d’une société juste, et les projets allant dans ce sens sont souvent séduisants, mais il faut se souvenir que les tentatives dirigistes correspondantes ont toutes conduit à des désastres – l’Occident en sait quelque chose, lui qui, au siècle passé, a subi les affres du fascisme et du communisme (deux mouvements que le monde islamique a soutenus, d'ailleurs).

Et l’Islam aussi a échoué, le fait est patent. Aujourd'hui, seuls les milliards du pétrole lui permettent de sauver la face. Il est donc irresponsable d’accepter les boniments d’un Ramadan, véritable vendeur de voitures d’occasion, qui incite les Musulmans à reprendre des recettes dont les résultats se sont révélés plus qu'indigestes. De même, exactement, qu’il est irresponsable de prôner le retour au National-socialisme ou au Marxisme, qui ont fait la preuve de leur inanité.

Il est certes fort probable, et même certain, que l’Islam – la civilisation, et donc les Musulmans – puisse apporter une contribution majeure au progrès de l’humanité. Il est même évidemment bon et recommandable de croire cela fermement, car le vaisseau Terre ne voguera bien que si son équipage y travaille de manière sinon concertée, du moins non antagoniste. Mais il faut tirer la leçon des événements. Il faut réformer l’Islam – la religion – avant, le cas échéant, de s’en resservir.



Manifeste du 31 juillet
8.6.2006, IIIe version, en travail

Le «comité du 31 juillet», se fondant sur la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l'Homme de Strasbourg, seule institution officielle du Conseil de l'Europe habilitée à en délibérer, laquelle, en son arrêt historique du 31 juillet 2001, a jugé que:

1) La démocratie apparaît ainsi comme l'unique modèle politique envisagé par la Convention [Européenne des Droits de l'Homme] et, partant, le seul qui soit compatible avec elle.

2) Il n'y a pas de démocratie lorsque la population d'un État, même majoritairement, renonce à ses pouvoirs législatif et judiciaire au profit d'une entité qui n'est pas responsable devant le peuple qu'elle gouverne, que cette entité soit laïque ou religieuse.

3) Un projet politique qui ne respecte pas une ou plusieurs règles de la démocratie ou qui vise la destruction de celle-ci ainsi que la méconnaissance des droits et libertés qu'elle reconnaît, ne peut se prévaloir de la protection de la Convention contre les sanctions infligées pour ces motifs.

4) La liberté de manifester une religion peut être limitée afin d'assurer (…) la protection des droits d'autrui, de l'ordre et de la sécurité publique.

5) Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l'homme et de soutenir un régime fondé sur la Charia.

6) Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l'évolution incessante des libertés publiques.

7) Les références explicites à l'instauration de la Charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu'ils résultent de la Convention, comprise comme un tout.

8) [La charia tend à supprimer] le rôle de l'État en tant que garant des droits et libertés individuels et organisateur impartial de l'exercice des diverses convictions et religions dans une société démocratique, [puisqu'elle] obligerait les individus à obéir, non pas à des règles établies par l'État dans l'accomplissement de ses fonctions précitées, mais à des règles statiques de droit imposées par la religion concernée.

9) Or, l'État a l'obligation positive d'assurer à toute personne dépendant de sa juridiction de bénéficier pleinement, et sans pouvoir y renoncer à l'avance, des droits et libertés garantis par la Convention.

10) [La] Charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable.

11) [Elle est] l'antithèse de la démocratie, dans la mesure où elle se fonde sur des valeurs dogmatiques et est le contraire de la suprématie de la raison, des conceptions de la liberté, de l'indépendance, ou de l'idéal de l'humanité développé à la lumière de la science.

12) [Des] mouvements politiques basés sur un fondamentalisme religieux ont pu par le passé s'emparer du pouvoir politique, et ont eu la possibilité d'établir le modèle de société qu'ils envisageaient. [Leurs chances] de mettre en application [leurs] projets politiques donnent sans nul doute un caractère plus tangible et plus immédiat au danger que représentaient ces projets pour l'ordre public.

13) L'interdiction [d'un projet politique islamique] peut raisonnablement être considérée comme répondant à un «besoin social impérieux».

14) [L’]État concerné peut raisonnablement empêcher la réalisation d'un tel projet politique, incompatible avec les normes de la Convention, avant qu'il ne soit mis en pratique par des actes concrets risquant de compromettre la paix civile et le régime démocratique dans le pays. 

- Déclare se rallier à cette décision et considérer l’Islam comme incompatible avec le respect des Droits de l’Homme,

- Constate que la dignité humaine, qualité universelle fondant les droits de l’homme – eux-mêmes à la base des principes permettant la floraison et la pérennité de la démocratie (État de droit, protection des minorités, libertés individuelles, pluralisme politique) – est gravement menacée par les dogmes de l’Islam,

- Appelle à ce titre, avec toute l’énergie et tous les moyens dont les lois helvétiques lui permettent d’user, à un moratoire de toute propagation de la religion islamique sur le sol helvétique, jusqu’à l’abrogation définitive et crédible, par une institution ad hoc, de toute force obligatoire conférée aux textes sacrés de l'Islam,

- Se propose de définir et de promouvoir des initiatives contribuant à ce dernier objectif, notamment en collaboration avec des Musulmans pouvant approuver sans réserve les considérations et prises de position susmentionnées.



Pourquoi il faut interdire l’Islam
5.6.2006 (Pentecôte)

Dans le cadre de la création, que j’espère prochaine, d’un Comité du 31 juillet (voir discussion sur ce fil) regroupant des personnes et organisations décidées à lutter pour obtenir l’interdiction de l’Islam en Suisse, je propose ici le plan d’exposé d’un ouvrage qui devra constituer la principale annexe du manifeste du 31 juillet. Il explicite les motivations, les ambitions, les limites du projet. Si le Comité voit le jour, cette esquisse doit devenir un travail collectif réunissant les meilleures des références permettant de fonder son propos.

L’Islam est un projet criminel avant d’être une religion
Rejeté par les siens (à La Mecque), Mahomet fit de sa religion une société secrète puis s’associa à des gens d’armes pour la diffuser. À Médine, il imposa aux Juifs une «constitution» inacceptable puis, devant leur rejet, les traita de traîtres, les chassa, les dépouilla, les massacra et réduisit les survivants en esclavage. Dès lors, tout ce qu’il consomma et utilisa provenait de butins, et c’est de ces actes qu’ont été dérivées les lois de l’Islam – les lois, donc des préceptes à caractère obligatoire. Les lois islamiques, censément divines, autorisent ainsi de fait les Musulmans à chasser, piller, massacrer des gens au prétexte qu’ils sont non-Musulmans et refusent de se soumettre à leur religion – et ils le firent, avec beaucoup d’ardeur. Au sens des lois occidentales actuelles, cela constitue une sanctification du crime organisé. Et cela le reste malgré toute la beauté fascinante des arabesques pseudo-religieuses dont s’entoure ce projet aujourd’hui.

L’Islam est entièrement défini en termes autoritaristes et superlatifs
L’Islam serait la dernière religion révélée, Mahomet serait le «sceau» des prophètes, le Coran serait la parole même de Dieu, l’action de l’Islam n’est limitée que par la réussite totale, c’est-à-dire l’imposition de l’Islam partout sur Terre. Aucune autre religion ne doit subsister – les autres religions du livre sont tolérées mais humiliées. Si ces éléments n’ont pas été si visibles ces dernières décennies, c’est que l’Islam a raté le tournant des lumières et a été vaincu sur tous les plans par l’Occident, tourné lui vers le progrès. L’Occident a commis bien des erreurs, mais il les a dépassées, notamment en s’orientant sur les droits de l’homme, sur la valeur de l’individu – créature de Dieu pour les uns ou simple réussite de l’évolution pour les autres, mais digne en elle-même de respect. L’Islam a gardé ses lois rigides visant la suprématie ultime et fondées sur la séparation inéluctable entre Musulmans et incroyants.

Les textes islamiques sont abjects et chaque Musulman est censé les respecter
L’Islam n’est pas défini par les Musulmans que nous côtoyons, mais par ses textes sacrés. Et ceux-ci sont fort clairs. Mahomet et ses compagnons n’usaient pas de paraboles – ils utilisaient les termes les plus démonstratifs possibles. Ainsi, le comportement des Musulmans, malgré l’apparence de désordre créée par le schisme et le fractionnement qui s’ensuivit, est parfaitement cohérent envers les non-Musulmans. En se tenant aux textes, au Coran et aux traditions du prophète, les Musulmans doivent faire la guerre aux non-Musulmans qui refusent de se soumettre. Ils doivent massacrer, couper la tête des combattants, puis attacher solidement les victimes survivantes (les non-combattants) devant ce spectacle puis faire des esclaves de ces gens psychologiquement brisés. Car c’est-là la méthode de Mahomet. Que cela soit vrai ou non joue ici un rôle bien moindre que la foi placée en ces textes – le fait est qu’un Musulman est, par définition, quelqu’un qui croit cela et doit perpétuer cela.

L’Islam est un appel à un éternel retour au barbarisme médiéval
Mahomet a résolu tous ses problèmes en faisant couler le sang – adversaires politiques, poètes insolents, peuples rétifs – tous ont été soumis par le glaive et l’esclavage. Jamais cet homme n’a résolu ses conflits par la conciliation autrement que pour se préparer à rompre ses engagements dès que les circonstances lui étaient à nouveau favorables. C’est le cas de nombreux souverains médiévaux, certes, mais Mahomet est le seul qui ait fondé une religion sur cette base. Les Musulmans qui étudient leurs textes originaux avec foi, et ils sont de plus en plus nombreux de nos jours, sont irrésistiblement attirés vers la manière expéditive du prophète de résoudre ses problèmes. Et, évidemment, de mentir aux non-Musulmans à leur propos lorsque cela est judicieux, comme l’a autorisé le prophète.

Le Coran lui-même est une terrible incitation à la haine
Aucun autre thème n’est plus présent dans le Coran que la haine de l’autre, de celui qui ne croit pas. L’Islam s’assimile à la volonté de Dieu et considère tous ceux qui lui résistent comme fondamentalement opposés à cette volonté. Le Coran prononce d’innombrables malédictions à leur encontre, les déclare perdus à jamais et depuis toujours, les voue aux gémonies dans la majorité de ses sourates, en insistant, même, pour dire que rien ne pourra les sauver, que personne, jamais, ne prendra leur défense. Le Coran prononce également des ordres meurtriers concrets à leur égard. Les Musulmans apologistes, parfois par ignorance, mais plutôt par malhonnêteté lorsqu’ils sont érudits, affirment volontiers que ces ordres doivent être compris dans un certain contexte. Mais celui-ci n’est pas dans le Coran, il est déduit des traditions du prophète, et tous les juristes islamiques classiques ont considéré ces actes comme faisant autorité dans des situations analogues. Car aucune autre déduction n’est possible si l’on croit aux malédictions proférées de manière répétitive, routinière, par ce livre censé contenir la parole même de Dieu.

Les Musulmans sont incapables de résister à l’incitation de leurs textes
Le Musulman qui met en doute le bien-fondé de l’Islam se met en position d’apostasie. Or cela est extrêmement difficile, pour plusieurs raisons. D’abord, être musulman, c’est croire appartenir à la meilleure religion, croire notamment, donc, que le sang versé l’a toujours été pour de bonnes raisons. Même l’abattage au sabre d’une centaine de milliers de non-Musulmans sans défense en une seule journée a pu paraître parfaitement légitime à des Musulmans, et même, s’il faut en croire les récits des Musulmans eux-mêmes, à ceux d’entre eux qui, sinon, répugnaient à se battre. Cesser de croire en la perfection de ces lois, c’est faire face, d’une part, au risque de s’en retrouver la victime – menacé par sa propre famille, rejeté par les siens, dénigré par tout l’établissement musulman – et, d’autre part, à la culpabilité accumulée par les pensées et les actes que cette religion a inspirés. Certains franchissent ce pas tout de même – ce sont des héros. Mais la grande majorité d’entre eux ont besoin pour cela d’un coup de main. Une interdiction assortie d’une amnistie totale à l’issue d’une réforme pourrait apporter à ceux qui ne trouveraient pas en eux-mêmes le courage nécessaire la motivation à jeter enfin un regard objectif sur les préceptes de leur religion. Et cela seul suffirait.

Il est illusoire d’espérer réformer l’Islam par le contact avec l’Occident
L’Islam semble avoir fait des progrès – l’esclavagisme n’y est plus officiellement autorisé, par exemple, et de nombreux pays «musulmans» ont des lois proches des codes occidentaux. Mais ces progrès ne sont pas dus à une remise en question des bases légales islamiques par des Musulmans – ce sont les résultats de contraintes exercées par des puissances coloniales et des despotes inspirés par l’Occident. Et aussi longtemps que Mahomet sera considéré comme un modèle, tous les Musulmans qui connaissent leurs textes sacrés seront tenus de se comporter comme ce que nous appelons aujourd’hui des terroristes. L’Islam modéré, occidentalisé, n’est en fait qu’une très mince couche de vernis. En favorisant l’Islam, en acceptant sa légitimité, malgré toutes les belles paroles dont nous pouvons enrober cette louable intention, nous donnons en fait un regain d’impact aux raisons mêmes pour lesquelles les Musulmans deviennent «islamistes».

La solution réside dans l’examen à froid des textes par les Musulmans
Les textes qui dictent aux Musulmans de se comporter comme des criminels envers les incroyants (ou les mauvais croyants) sont, en dépit de toute la sacralité qui leur est attribuée, ou peut-être justement à cause de celle-ci, extrêmement fragiles devant un examen scientifique objectif. Les seules écritures dont l’origine est censée remonter directement à Mahomet sont celles contenues dans le Coran. La totalité du reste n’est reliée aux faits que par une masse formidable de ouï-dire sans aucune crédibilité valable en regard des critères ordinaires des historiens dignes de ce nom. Contrairement à l’impression donnée par la profusion de détails avec laquelle les textes sacrés islamiques décrivent Mahomet et ses compagnons, les historiens ne disposent d’aucune confirmation solide des événements en question. Tout repose sur des sources dont nous n’avons que les noms, des noms que personne d’autre ne mentionne sinon les collecteurs de traditions et les biographes musulmans, tous se citant les uns les autres et s’abreuvant aux mêmes sources, lesquelles, de manière symptomatique, livrent d’autant plus de détails sur les événements originaux qu’elles en sont éloignées dans le temps. Et quant au Coran, il contient tant d’erreurs, de contradictions, de contre-vérités flagrantes, de propos haineux excessifs, de décisions visiblement dictées par des considérations terre-à-terre, bref tant de choses médiocres qu’un esprit clair, libéré de la fascination artificielle créée par le rituel et la terreur, ne peut qu’en rejeter le message.

Il faut donc, en plus de l’interdiction de la pratique de l’Islam partout où cela est possible, favoriser la recherche et surtout la vulgarisation de l’examen des textes islamiques au sein même de l’Islam – autant que possible directement à La Mecque. Or cet effort de recherche est déjà en cours, et même déjà fort bien avancé, voire pour ainsi dire achevé. Le gros du matériel nécessaire à ladite vulgarisation est déjà recensé, connu, étudié, classé, traduit, compris, assimilé, par des gens qui y ont consacré des efforts des plus méritoires. Il ne reste plus, donc, qu’à mettre en place un dispositif qui permettra aux Musulmans d’ouvrir les yeux. C’est là avant tout un travail politique. Un travail auquel l’interdiction de l’Islam en Occident peut fournir une impulsion déterminante. Et c’est pour cela surtout qu’il faut interdire l’Islam.


L’épée de Damoclès de l’immigration illégale
30.5.2006

L'un des plus graves problèmes, sans doute, outre l'islamisme, que l'Occident devra résoudre ce siècle, commence à se faire jour, le long des côtes d'Afrique occidentale, où des milliers d'hommes sont prêts à tout risquer pour rejoindre l'Europe.


Affaire SAP/Covassi: à qui profite le doute?
29.5.2006

En février dernier, un certain Claude Covassi, 36 ans, informait bruyamment la presse de la mission dont il aurait été chargé par les services secrets helvétiques: infiltrer le Centre islamique de Genève (CIG), dirigé par Hani Ramadan, le frère de Tariq, afin «d’inventer un lien entre certains jeunes salafistes partis se battre en Irak, via la Syrie, et le CIG».

L’homme déclarait alors craindre pour sa vie à la suite de menaces proférées «par un officier du Service d’analyse et de prévention (SAP», au point de se réfugier dans une capitale du Moyen-Orient, d’où il exigeait la possibilité de remettre ses preuves (enregistrements de conversations avec son contact du SAP et copies de ses propres rapports) à la Commission parlementaire chargée de contrôler les activités du renseignement suisse, sous peine de «tout publier sur Internet pour faire éclater la vérité». Et d’ajouter que «cela risque de faire des dégâts».

Quelle peut donc bien être cette vérité qui ferait des dégâts sur Internet mais pas auprès d’une commission parlementaire?

Trois mois se sont écoulés depuis la fuite de Covassi. L’affaire est relancée aujourd’hui par deux divulgations parallèles: – celle de Hani Ramadan, qui présente des extraits d’une lettre qui lui a été adressée par Christoph Blocher, chef du Département de justice et police (DFJP); et – celle de Claude Covassi, faisant état d’un courriel qui lui aurait été transmis «sur décision du président de la Délégation des commissions de gestion des Chambres fédérales, Hans Hofmann».

La lettre de Blocher «dément que le Service d'analyse et de prévention (…) ait jamais mandaté un ‹agent provocateur› pour infiltrer le CIG et compromettre son directeur». Et le courriel mentionné par Covassi lui aurait signifié qu’une «délégation des Chambres fédérales souhaiterait» l’entendre officiellement dès qu’il serait rentré en Suisse.

Mais qui peut croire que les autorités suisses aient monté un tel stratagème – charger un individu vivant de petits trafics de simuler une conversion à l’Islam et de fabriquer des preuves – pour impliquer Hani Ramadan? Quel responsable digne de ce nom irait risquer un tel geste, susceptible de discréditer son service, et fondé de surcroît sur la confiance en un individu tel que Covassi, pour faire passer le petit-fils du fondateur des Frères musulmans pour un partisan du terrorisme islamique?

Covassi nous dit, via oumma.com, que le SAP pensait utiliser la même tactique que la brigade des stupéfiants de Genève, qui l’aurait employé comme appât afin d’arrêter ses pourvoyeurs de drogue. Mais il s’agit ici de tout autre chose – de fabriquer un acte illégal inexistant. Il est acceptable que la police tende aux criminels des pièges qui n’attireront jamais que des criminels, mais naturellement pas qu’elle invente de toutes pièces des activités illégales pour faire inculper qui bon lui semble. Que certains s’y trompent, c’est possible – mais des agents entraînés, des responsables formés, des juristes spécialisés?

Si l’affaire profite à quelqu’un, ce n’est pas aux services de renseignement suisses. Ainsi, même si ce projet rocambolesque avait abouti, il resterait suspendu à la bonne foi ou à la discrétion d’un individu qui aurait dû mentir sur ses convictions religieuses pour le mener à chef – voilà qui serait bien fragile.

Le CIG, en revanche, dispose maintenant d’une assurance tout risque sous la forme d’une explication qu’un certain public acceptera sans broncher, pour le cas où, par exemple, à tout hasard, l'un ou l'autre des «noms des musulmans qui partaient depuis Genève en Irak» se retrouve un jour «dans le fichier informatique du Centre islamique», puisque c’était là, selon Covassi, le plan du SAP. Un plan que le SAP peut maintenant choisir de simplement nier, laissant ainsi planer un doute qui entachera sa réputation, ou de tenter de réfuter au grand jour et, ce faisant, de griller ses agents et ses plans réels.

29.5.2006 TdG
Covassi annonce aujourd'hui depuis l'Egypte qu'il ne parlera plus aux médias:

En coupant les ponts avec les journalistes, l'agent répond à l'une des deux conditions posées par la Délégation des commissions de gestion pour qu'il soit entendu par elle. La seconde est, selon «Le Matin Dimanche», qu'il amène dans ses bagages l'ensemble des documents en sa possession, afin de prouver ses dires.

La «taupe» est prête à se rendre en Suisse mais réclame des garanties supplémentaires. L'informateur affirme en effet que les services secrets israéliens s'intéresseraient à lui. Il ferait aussi l'objet d'une «attention manifeste des services de police égyptiens».



Que savons-nous vraiment?
Pour justifier de ne rien faire?

29.5.2006

Les services de sécurité britanniques, qui se penchent enfin sur la question, ont découvert pas moins de vingt «complots majeurs» de terroristes islamiques dans leur pays, dont ils estiment qu’il abrite aujourd’hui quelque 1200 suspects potentiels d’activités terroristes.

Combien en Suisse, dont l’ambassade pakistanaise a délivré des visas de complaisance depuis des années, de manière routinière, semble-t-il, sans que personne, ici, ne s’en rende compte?

En Suisse, où il est possible d’être musulman, connu pour sympathiser avec Al-Qaida, ouvertement raciste envers «l’homme blanc» et d’occuper un poste à responsabilité dans l’administration fédérale?

En Suisse, où le débat sur l’Islam s’arrête aux lieux communs fournis par ses apologistes?

Le Coran est pourtant bien le même, en Grande-Bretagne, au Pakistan et en Suisse. Et en Inde.



Qu’apprenons-nous en faisant confiance aux médias?
29.5.2006



À consulter absolument cette excellente collection de vidéos sous-titrées en français.



Le meilleur profilage est confessionnel –
il faut en convaincre la justice

24.5.2006

Évolution symptomatique – c’est en Allemagne, où pourtant la population est très consciente des dangers liés à l’islamisme (83% estiment que l’Islam est dominé par le fanatisme; 40% soutiendrait des limitations légales à la pratique de l’Islam), que la justice fournit ses meilleurs efforts pour empêcher un profilage efficace des auteurs potentiels d’actes terroristes. La Cour constitutionnelle allemande vient en effet de déclarer illégal le profilage de terroristes potentiels s’il n’est fondé que sur des soupçons, sans preuves concrètes:

This sort of profiling search will only be possible if regional police and interior ministers are able to prove that there's concrete evidence that a terrorist attack is being planned," he [Karl-Dieter Möller, the legal affairs correspondent for German public broadcaster ARD] said. "In other words, they'd have to prove that such a threat exists for this or that day or week, or that a threat is unambiguously linked to a certain football fixture. And we're talking about hard evidence. That is, a mere suspicion or probability that something might happen will no longer be sufficient to justify profiling.

Les officiels du syndicat de la police affirment que ce jugement va rendre pratiquement impossible tout traitement efficace des menaces terroristes. Et le ministre bavarois de l’Intérieur, Günther Beckstein, parle de «journée noire pour la lutte contre les attentats terroristes».

Et pourtant, quel est le point commun le plus évident, le plus récurrent, le plus constant, le plus lourd de sens réunissant les terroristes, suicidaires ou pas, s’attaquant aujourd’hui aux pays occidentaux, sinon les convictions tirées des textes sacrés islamiques, soit la foi en la justesse des paroles et des actes du prophète Mahomet?

Si ce fait, pourtant si douloureusement manifeste, était pris en considération par les tribunaux, et par la police, le facteur de profilage de loin le plus décisif pourrait être enfin pleinement exploité, et la lutte contre le terrorisme en serait rendue considérablement plus efficace. Il est vrai que la chose est délicate, et risquée. Mais elle n’en est que plus nécessaire. Et elle a des pionniers qui méritent largement que l’on perpétue leur effort.



La Suisse protège ses Turques
23.5.2006

ATS, via NLZ (23.5.06, fait divers, page 40, pas en ligne):

L'an passé, une jeune femme turque de 21 ans vivant dans le canton de Saint-Gall a été mariée contre son gré à l’un de ses compatriotes, en Turquie. Après son retour en Suisse, sa famille exigea d’elle qu’elle fasse le nécessaire pour préparer la venir de son mari. Celui-ci arriva en avril 2006 et reçut une autorisation de séjour.

Mais la jeune femme se refusa à vivre cette union avec son «élu». Son mari l’aurait alors menacée de mort. Selon le Ministère public, la jeune femme aurait également subi des contraintes de la part de sa famille. Ces menaces ont été prises au sérieux.

Il y a deux semaines, la jeune femme porta plainte contre son mari et sa famille pour contrainte. À la suite de quoi le Ministère public fit mettre son père de 46 ans et son mari de 25 ans en détention préventive. Ensuite, l’Office des étrangers décréta l’expulsion des deux hommes et les fit renvoyer en Turquie. Le mari se vit infliger une interdiction de séjour de cinq ans, et le père devra lui attendre dix ans pour pouvoir revenir en Suisse. L’Office des étrangers examine la possibilité de prendre également des mesures policières envers les autres membres de la famille.

Cette réaction rapide et efficace fait honneur aux autorités saint-galloises. Il faut cependant relever que si les informations de ce type étaient plus généreusement diffusées par la presse, les jeunes femmes affrontant des situations analogues en Suisse seraient en meilleure posture face à leur famille, présente ou future.

8 juin 2006
Une commission hollandaise estime que le phénomène est fréquent aux Pays-Bas:

Forced marriage occurs frequently in the Netherlands, an advisory commission told minister of Foreigner Affairs Rita Verdonk today. ‘Forced marriage is a serious breach of the personal integrity of the victim,’ the commission said in a report.

Forced marriage was not an isolated phenomenon but part of a broader pattern that included domestic violence, honour-related violence and the abandonment of women in the country of origin.




L’angoisse coupable des bien-pensants
22.5.2006

Et si les textes sacrés islamiques étaient bel et bien, avant tout, un gigantesque appel à la haine envers l’autre – le non-croyant –, une série de diffamations, de diatribes enflammées, d’accusations hargneuses permettant de justifier ses propres injonctions à tuer, décapiter, torturer, mutiler, assujettir, dominer, régner sans partage?

Et si les lois islamiques, forgées par le consensus issu de décennies d’études indépendantes des textes sacrés de l’Islam, contenaient bel et bien l’ordre, parfaitement clair et solennel, de Dieu aux Musulmans de conquérir le monde en son nom, sans se soucier des souffrances qu’ils infligeraient ainsi, car Dieu les approuve, ces souffrances?

Et si la simple lecture des textes sacrés islamiques, par un esprit crédule, avait pour effet direct de l’inciter à haïr, à dénigrer, à mépriser, à maudire, à condamner d’office, à considérer comme un ennemi de dieu et de la vie quiconque refuse de se soumettre aux lois de l’Islam?

Et si l’étude objective, raisonnée, éclairée par le bon sens, des textes sacrés de l’Islam révélait immanquablement la véracité de ces suppositions, que seule l'ignorance, la mauvaise foi ou l’aveuglement permet de nier? Et si les qualités d'âme qui accompagnent la civilisation islamique n’étaient bel et bien dues qu’à l’humanité des Musulmans, une humanité exprimée non pas grâce à leur religion, mais en dépit de celle-ci? 

Alors, en refusant de lire ces puits d’horreur pure que sont les textes sacrés islamiques, nous condamnons les Musulmans sains d’esprit à une soumission indigne de notre image de l’humanité, nous permettons à des peurs avilissantes de faire de nous les complices des bourreaux de la génération suivante, nous sommes les pires lâches de l’histoire.

Car si nous – pourtant rassasiés de libertés et d’informations, et, pour certains, soi-disant, de piété –, nous montrons incapables de comprendre cette geôle putride qui enferme des millions des âmes de nos semblables dans une servitude mortifère, que pouvons-nous donc attendre de ceux qui en subissent le joug?

Si nous n’avons pas le courage raisonnable de juger de l’impact concret des écrits islamiques à la lumière de nos valeurs, ne sommes-nous pas déraisonnables d’attendre un tel effort de la part de ses premières victimes, d’anciens nous-mêmes, qui avaient au moins pour digne excuse une ignorance dont ils n’étaient pas eux-mêmes les artisans?

Oui, dans quelques siècles, grâce à la réflexion, à l’utilisation saine de l’information, l’Islam du prophète sera certainement désarmé et ses textes vieilliront probablement de leur dernier âge dans quelque musée. Si le monde survit au terrorisme islamique, les penseurs musulmans, à force de se creuser le cœur et l’âme, parviendront à vaincre cet appel macabre à un totalitarisme faussement divin par d’autres appels, plus sensés, plus sereins. Un jour ou l’autre, l’Islam des textes aura épuisé sa magie destructrice.

Mais d’ici là, combien de victimes? Inutiles? À cause de craintes mesquines, de conforts rassurants, d’empressements artificiels? Combien, encore?



Avis de maintenance
Pour des raisons techniques particulières, la saisie, chez 2mHost.com, par la police américaine, des disques durs (sauvegarde y compris) du serveur hébergeant, entre beaucoup d'autres sites, ajm.ch, precaution.ch et Le Guide politiquement incorrect de l'Islam a engendré un problème difficile à résoudre, empêchant toute utilisation normale des blogs et qui persistera sans doute durant plusieurs jours.



L’Amérique doit enfin attaquer l’Iran!
10.5.2006

Pas en bombardant simplement des installations nucléaires, bien sûr. Cette option radicale, outre de nombreuses victimes directes (et indirectes, à la suite des fuites de radiations), causerait dans le climat actuel une levée de boucliers islamiques et onusiens tout à fait justifiée. Mais entre l’ignorance pure et simple des menaces du régime iranien et de lourdes frappes aériennes, il y a tout un monde, qu’il s’agit d’explorer, de peupler, de coloniser.

Cette guerre dure depuis plusieurs décennies, au moins depuis la Révolution iranienne. Mais jamais encore le gouvernement américain n’en a pris acte en ces termes. C’était compréhensible, sinon justifié, aussi longtemps que la menace restait limitée à des attentats terroristes qui pouvaient paraître ponctuels. Avec la mise en service de centrifugeuses à uranium, l’acquisition de missiles de portée croissante, l’entretien de dizaines de milliers de fanatiques suicidaires, le soutien financier accru à des groupes terroristes, ce n’est plus le cas. Si ce régime, qui a juré la perte de l’Amérique, séquestré et tué des Américains, n’est pas stoppé, il ira au bout de ses menaces, porté à la fois par sa propre rhétorique, que ses adeptes l’encourageront à concrétiser, et par la foi sous-jacente à son attitude, qui lui souffle que le chemin vers le meilleur des mondes passe par l’apocalypse.

La réponse occidentale semble pour l’instant fondée sur des certitudes rigides voulant que la guerre soit la pire chose qui soit et que le meilleur moyen de l’éviter est d’en ignorer autant que possible la moindre justification de l’éventualité. C’est une erreur à plusieurs titres:

– La guerre, objectivement, n’est pas la pire des situations possibles. En nombre de victimes, elle se classe loin derrière le démocide. En horreur morale, chacun admettra qu’elle cède largement le pas au génocide. Ceci tandis que tous les livres d’histoire peuvent fournir des exemples de guerres utiles, ou justes.

– Les agressions les plus meurtrières sont celles liées à des idéologies totalitaires, car elles sont guidées par des visions ultimes, utopiques, irréalisables, et donc se perpétuent jusqu’à la chute, inéluctable. Le monde occidental, et l’Amérique en tête, n’a pas de telles visions. Ses guerres s’arrêtent donc aisément. Et lorsque l’Occident gagne une guerre totale, les perdants peuvent tout de même s’en remettre, et conserver leur identité, leur culture et la majeure partie de leurs acquis, comme le montre l’issue de la Deuxième Guerre mondiale, ou de la guerre froide.

– Refuser l’affrontement devant un adversaire décidé, c’est l’encourager à augmenter les enjeux. Et plus la menace augmente, plus des voix velléitaires s’élèvent pour exiger qu’on y réponde par des initiatives disproportionnées. C’est ainsi qu’aujourd’hui, la réflexion des analystes ne porte guère que sur un choix très polarisé – détruire, ou pas, les installations nucléaires iraniennes. Plus le temps passe, plus la polarisation grandit et ainsi le risque d’un geste vraiment lourd de conséquences. On a même déjà entendu des menaces de réplique nucléaire française.

Ces réflexions, si elles sont dangereuses en elles-mêmes, certes, car elles portent en elles le germe d’un véritable affrontement, n’en sont pas moins indispensables. Ne pas en parler, de pas étudier quelles guerres sont justifiées, quand et comment, c’est s’interdire de tirer les enseignements de l’histoire; c’est s’aveugler dangereusement devant un ennemi qui aurait accepté l’option guerrière d’entrée de jeu, pour de quelconques raisons; et surtout, par voie de conséquence, c’est prendre le risque de devenir bel et bien l’agresseur dans le conflit.

Le régime iranien est beaucoup plus intelligent à cet égard. Il prépare ouvertement la guerre, de manière à exaspérer l’adversaire, mais ne commet pas d’agression qui puisse justifier une réplique vraiment musclée. En refusant de jouer ce jeu, le jeu de l’équilibre des menaces, l’Amérique prend un risque inconsidéré, celui de perdre l’avantage que lui confère sa supériorité stratégique. En effet, si l’Amérique prend l’initiative de l’action militaire de manière à se présenter clairement comme un agresseur, quelles que soient ses justifications, elle passera pour le fauteur de guerre. Alors, son système politique démocratique lui refusera tout moyen d’action.

La situation de l’Amérique est donc plus délicate du fait même de sa puissance. Les forces armées américaines sont bel et bien capables de rayer l’Iran de la carte, tandis que l’Iran ne peut guère espérer que lui porter des coups douloureux, mais pas mortels. Quoi qu’il arrive sur le terrain militaire, on pourra toujours accuser l’Amérique d’agresser l’Iran en position de supériorité. La solution consiste donc à fixer le tarif: l’Amérique doit annoncer clairement quelle mesure concrète elle entend prendre pour répondre à chaque infraction, à chaque faux pas, de l’Iran. Et elle doit mettre en œuvre ces mesures, de manière unilatérale, mais précise et adéquate. Et c’est cela, le débat d’experts et d’analystes dont le monde a besoin.

Par exemple, si nous admettons que l’Iran met physiquement en danger les Américains en se dotant des moyens de fabriquer des armes nucléaires, il devient évident que l’Amérique doit considérer les gens qui participent à ces travaux comme des ennemis de leur nation, et mettre leur tête à prix. Ainsi, l’enrichissement d’uranium destiné à des applications civiles est inférieur à 5% – toute présence de matériel enrichi supérieur à cette limite indique sans équivoque une intention militaire. L’Amérique doit préciser quelle mesure elle prendra à l’encontre des personnes impliquées si un tel matériel était découvert dans les installations iraniennes. Et elle doit faire savoir clairement à ces gens quel risque ils prennent. Et il ne s’agit pas ici de justice pénale, mais d’actes de guerre.

Autre exemple: des installations d’enrichissement d’uranium d’une ampleur dépassant certaines limites ne peuvent être d’aucune utilité civile, et le commerce n’en est pas libre. L’Amérique doit ainsi annoncer qu’elle détruira immédiatement toute installation de ce type, ou toute installation dont la mise en service permettrait de dépasser cette limite, et qu’elle exigera également des comptes douloureux à ses fournisseurs. Également en invoquant la défense nationale.

On peut même imaginer que l’Amérique, comme au temps de la guerre froide, prépare, ouvertement, une force de frappe dédiée suffisante pour détruire l’Iran entier et annonce dans quelle situation – à débattre – elle la déclencherait.

Voilà qui encouragerait sérieusement l’opposition politique en Iran à déposséder les Mollahs de leur pouvoir théocratique. Voilà qui clarifierait les enjeux sur lesquels les diplomates onusiens doivent tabler dans leurs discussions. Voilà qui ferait passer le manche du couteau en des mains autrement plus dignes de confiance.

Il faut pour cela que ce débat, sur les actions militaires américaines concrètes, prenne de l’ampleur, de la vigueur, de la précision. Il faut que les meilleurs esprits se penchent enfin sur les tenants et aboutissants concrets de cette guerre, car c’est une guerre que l’Iran des révolutionnaires islamiques mène. Il faut pour cela donner bien davantage la parole à ceux des Occidentaux qui sont capables de penser la guerre avec réalisme, sans émotivité et dans une attitude positive – c’est-à-dire non plus pour empêcher la guerre, mais pour empêcher la guerre de dégénérer. Ici, la Suisse peut fort bien montrer l’exemple.



La radio inutile des idiot(e)s utiles
3.5.2006

Ce matin, la Radio Suisse Romande a diffusé une heure et demie d’apologie de l’Islam dégoulinante d’ignorance, de veulerie et de compromission coupable, complète avec djeunes sans aucunes connaissances sérieuses du sujet, apologistes professionnels, chanson de Cat Stevens, alias Yusuf Islam, qui renie son propre passé de chanteur folk, et litanie rap qui veut nous faire croire que l’Islam fait une différence quelconque entre foi et politique.

Travestir à ce point un débat si crucial, ne jamais dépasser le niveau de ses poils de nez dans la réflexion, répondre par des gloussements à la simple évocation des problèmes posés par la politisation de l’Islam – tout cela révèle bien le malaise profond des bien-pensants face au puits d’horreur de la réalité islamique.


Le débat suisse sur l’Islam est lancé
14.4.2006 (Vendredi Saint)

Le «papier sur l’Islam» (Identité et liberté de religion – à l’exemple des musulmanes et musulmans de Suisse) du Parti démocrate chrétien suisse a été publié hier. Il sera approuvé par le comité du parti lors de la réunion du 28 avril prochain. Il s’agit, selon ses auteurs, d’une base de discussion, d’une contribution au débat, qui n’est pas destinée à être utilisée d’une quelconque manière aux chambres fédérales.

L’ensemble est plutôt désorganisé. La structure du document est hésitante, peu convaincante, et révèle bien la difficulté des politiques suisses à traiter de ce thème, à y consacrer une véritable réflexion approfondie. Des questions sont abordées plusieurs fois (sans compter le condensé et l’introduction), des affirmations sur l’Islam qui relèvent davantage des lieux communs politiquement corrects y sont répétées plutôt que démontrées, des problèmes sont laissés entiers (le voile) et des propositions sont avancées qui témoignent d’une réflexion très superficielle (formation des imams en Suisse).

Mais il faut saluer cet effort du PDC, dont on peut espérer qu’il lancera un réel débat sur la question de l’Islam, bien qu’il laisse totalement de côté, hélas, la question essentielle, justement, d’un tel débat, à savoir: qu’est-ce que l’Islam?

En effet, dès l’introduction, le PDC annonce faire l’amalgame entre l’Islam et le Christianisme: «Les grandes religions ont un point commun: un message de paix universel qui doit guider les actes quotidiens, sans tenir compte des différences.» Amen. Le papier est entièrement basé sur cette prémisse non vérifiée, voulant que l’Islam ait au fond les mêmes aspirations que les Églises chrétiennes. C’est la plus grande et la plus dangereuse des erreurs de ce papier, et il faut espérer que le débat qu’il lance permettra de la mettre à jour le plus tôt possible.

Mais prenons les points faibles dans l’ordre.

La plupart des ouvrages religieux peuvent s’interpréter de manières très diverses. Selon l’interprétation, tout ou son contraire se justifie.

Pas dans l’Islam, où l’interprétation du texte sacré fait office de loi – civile, pénale et religieuse. L’interprétation du Coran a certes donné lieu à quelques écoles différentes (quatre écoles sunnites et une, ou plusieurs, écoles chiites), mais celles-ci s’accordent fort bien sur l’essentiel. Un débat sur l’Islam doit commencer par faire la synthèse des interprétations de ces écoles en ce qui concerne les éléments les plus fondamentaux de la société musulmane. Ce n’est qu’alors qu’une affirmation comme celle figurant en introduction pourrait, le cas échéant, être émise.

Le Coran est le fondement de l’Islam. En fonction des orientations, le Coran est interprété différemment. Comme pour presque toutes les religions, il existe des interprétations plus proches du texte fourni et d’autres qui comprennent le Coran plutôt par analogies. Outre le Coran, il existe divers autres ouvrages religieux, très différents les uns des autres et qui prennent une importance variable en fonction de la tendance religieuse.

Que faire d’un tel fouillis? Il n’y a là que matière à embrouiller le lecteur. Alors qu’en fait, les choses sont claires. Le Coran est en lui-même difficile à comprendre car il n’est ni édité, ni structuré – ses sourates se suivent sans aucune relation logique (elles sont classées par ordre de taille décroissant). Pour mieux comprendre, les érudits le complètent par la «pratique» (sunna) du prophète – de longs recueils de traditions verbales relatant les actes et les paroles de Mahomet. Certains de ces recueils, qui ont tous été écrits des décennies, voire des siècles après les faits, sont considérés comme parfaitement authentiques (sahih), d’autres sont moins bien confirmés tout en étant universellement utilisés, et d’autres encore sont déclarés être de pures inventions par certaines écoles. Mais, ici aussi, les divergences ne portent que sur des points sans aucune importante pour la compréhension de l’Islam par des non-Musulmans – les différentes versions se recoupent mieux encore sur l’essentiel que les Évangiles sur le message central de Jésus.

Sur cette base, les érudits musulmans rédigèrent des commentaires du Coran, où l’on découvre le contexte, où les choses sont dites et expliquées avec un très grand luxe de détail, où les citations de personnages de l’époque abondent pour confirmer ou préciser telle ou telle interprétation, où des jeux de questions-réponses viennent compléter la réflexion, etc. – ce sont des ouvrages proprement interminables, souvent écrits dans un arabe extrêmement sentencieux et ampoulé. Mais ici aussi, seuls des détails insignifiants pour la compréhension globale des événements séparent les différents livres.

Ensuite, et en partie parallèlement, des savants (oulémas) et des juristes se mirent au travail et définirent les lois de l’Islam en se fondant sur le Coran, la sunna et les commentaires. Ils débattirent longtemps et formèrent les quatre écoles de jurisprudence sunnites mentionnées plus haut. Puis, les délibérations ayant fait le tour de la question (finalement, le coran ne comporte que six mille et quelques versets extrêmement répétitifs – ce n’est pas le bout du monde), on considéra que le consensus était désormais suffisant, que l’ijtihad (l’effort de réflexion) était clos et que les lois de base ne seraient plus adaptées. Dans le chiisme, cet effort de réflexion est censé continuer – les mollahs iraniens sont ses dépositaires actuels.

Il suffit donc, pour en avoir le cœur net, pour savoir ce qu’est l’Islam, tant concrètement, à l'origine, qu'à travers les interprétations consensuelles et ayant fait autorité durant près de 1400 ans de ses meilleurs érudits, de consulter ses lois, de comparer les prescriptions des quatre (ou cinq) écoles de jurisprudence, de trier ce qui est important de ce qui l’est moins, et de faire la différence entre ce qui est commun à toutes et ce qui diffère fondamentalement. Les éléments centraux, partagés par toutes les écoles, seront la part de l’Islam qu’il est impossible de supprimer ou de modifier sans entamer sa substance, sans contester sa prétention à être d’origine divine.

Ce n’est pas un si grand travail, finalement. Et c’est ce travail que le PDC doit à ses membres, s’il entend leur donner un avis éclairé sur la question. Et non pas lui servir de ces phrases rassurantes mille fois réchauffées et jamais goûtées telles que

La pratique de l’Islam, que ce soit d’orientation sunnite ou chi’ite, est basée principalement sur des rites spirituels et traditionnels. Les opinions orthodoxes prévoient un respect plus strict des rites. Ceux-ci ne sont pas automatiquement liés au fondamentalisme islamiste ou au terrorisme.

On constatera dans ce contexte que la religion de l’Islam ne représente de danger ni pour la sécurité mondiale ni pour la sécurité de la Suisse en particulier. (…)

Le fondamentalisme islamiste est une idéologie totalitaire instrumentalisant la foi islamique pour se légitimer respectivement l’Islam à des fins politiques et propagée par diverses organisations extrémistes. Il ne reconnaît pas les institutions libérales démocratiques.

Le fondamentalisme islamiste rejette la société laïque occidentale. Plus précisément, le fondamentalisme islamiste tente, au nom de la religion, d’étendre son influence et exige que son interprétation fondamentaliste islamiste spécifique s’applique comme seule instance politique et juridique d’une société.

Dans toute religion, on trouve des éléments extrémistes. Toutefois, seule une petite minorité de ces personnes se radicalise au point de pratiquer la violence.

Comme si nous devions subir aussi les assauts de terroristes juifs ou chrétiens! Comme si le Judaïsme et le Christianisme avaient aussi leur djihad, guerre de conquête planétaire ancrée dans leurs écritures saintes, inspirée par les actes de leur personnage central (Jésus chef de guerre, comme Mahomet, avec à son actif plus de 80 campagnes militaires et des décapitations de masse en place du village?), confirmée par les exégèses originales des juristes qui en firent les lois d’une civilisation millénaire. Ici, le PDC est simplement coupable de répéter les litanies des apologistes, sans fournir le moindre effort d’information complémentaire.

Certes, le PDC est politiquement correct également dans le sens opposé: il exclut toute entorse aux lois suisses, refuse toute exception qui aurait pour conséquence de tolérer une quelconque inégalité sexuelle ou religieuse, va jusqu’à proposer de rendre obligatoire la participation des enfants aux camps de classe, demande une séparation stricte entre l’instruction scolaire de la religion et l’instruction religieuse prodiguée par les communautés. Tout cela est très bien.

Mais le papier trébuche à nouveau sur la question du voile (occidentalisé en «foulard» dans la version française), à nouveau en raison d’un manque de recherche originale, «car le Coran ne permet pas d’interprétation claire» (sourate 33, intitulée «Les femmes», verset 59: «Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées»), et se contente de proposer diverses variantes dont aucune ne règle la question, finalement laissée, d’une manière ou d’une autre, à l’interprétation des responsables et aux aléas des circonstances locales.

Suit un chapitre sur la lutte contre le fondamentalisme religieux qui refait la part belle au prêche que les Musulmans apologistes servent si volontiers aux Occidentaux depuis le milieu du siècle passé. Ainsi, avant de découvrir quelques aspects, et pas les principaux, des conflits que le droit musulman présente avec nos lois, nous sommes priés de croire sur parole que

Certains commandements des écrits religieux de l’Islam sont, si on les interprète textuellement, en contradiction avec les principes constitutionnels fondamentaux de la Suisse, par exemple l’égalité entre l’homme et la femme, l’interdiction de discriminer, le droit humain à l’indemnité physique et morale. Pour la plupart des musulmans, ceci n’est pas un problème, car ils font passer les règles de l’Etat dans lequel ils vivent avant les commandements religieux qu’ils n’interprètent pas textuellement, mais en fonction d’un contexte historique et culturel.

Et le PDC croit bon d’ajouter, en note de bas de page qu’il «est conscient que les exemples ci-dessous et certains principes normatifs ont été édictés par des juristes musulmans du Moyen-âge et qu’ils sont comparés avec une situation juridique actuelle en Suisse. Nombre des règles islamiques mentionnées sont devenues obsolètes dans la plupart des pays musulmans.»

Le PDC veut ici ignorer que si ces lois sont devenues obsolètes, c’est sous la coupe des puissances coloniales, qui, après avoir tenté de les conserver, ou de les adapter, se sont vu contraintes de les supprimer car elles les trouvèrent intolérables. Jamais encore les Musulmans n’ont d’eux-mêmes renoncé à la charia, tout simplement car ce serait un crime d’apostasie qualifié valant la peine de mort. Et, depuis les années 1970, la charia refait son apparition dans les pays musulmans. Ici encore, le PDC induit ses membres en erreur, par manque de recherche authentique, par excès de confiance en des thèses rassurantes mais en fait chancelantes.

Les quelques exemples proposés (les éléments majeurs – le djihad et la dhimma – ne sont bien sûr même pas mentionnés) de droits et obligations musulmans se bornent à un survol des plus succincts, inclut une troisième mention du fait que tout cela ne s’appliquerait qu’en cas d’interprétation «à la lettre» (après combien de telles répétitions le membre moyen du PDC devient-il enfin méfiant?) et contient cette contre-vérité impardonnable:

Bien que l’excision ne soit pas autorisée dans la religion musulmane, beaucoup de fillettes la subissent encore dans un certain nombre de pays d’influence musulmane au nom de la tradition.

En vérité, on estime que 97% des femmes égyptiennes sont excisées. Et cela essentiellement à cause d’une citation du noble prophète Mahomet (Sunan Abou Daoud, usages généraux, livre 41, n° 5251):

A woman used to perform circumcision in Medina. The Prophet (peace_be_upon_him) said to her: Do not cut severely as that is better for a woman and more desirable for a husband.

L’islam ne se débarrassera pas de l’excision en mentant sur ses écritures, pas au XXIe siècle.

Le titre suivant traite de la «radicalisation», qu’il affirme due «principalement à des problèmes sociaux, des difficultés d’intégration et un manque de perspectives». Le fait que les Musulmans aient des problèmes sociaux partout dans le monde occidental, qu’ils éprouvent des difficultés à s’intégrer dans des sociétés dont ils condamnent pourtant eux-mêmes la permissivité et qu’ils semblent manquer de perspectives dans des sociétés où chacun à droit à des libertés individuelles inconnues dans l’Islam, à un niveau d’éducation largement supérieur et à un éventail d’activités professionnelles quasiment illimité ne semble pas devoir être expliqué par les auteurs du papier.

En lieu et place d’une recherche, les auteurs recourent à un mantra industrialisé par le secteur social et selon lequel la «solitude, la déception, des sentiments de marginalisation ou d’impuissance, la recherche d’un sens général à la vie et de règles simples, fermes et globales, la rébellion contre les parents et d’autres autorités et souvent l’absence de connaissances en matière religieuse» inciteraient, par un miracle si sombre que personne ne souhaite seulement poser les yeux sur sa présence pourtant accablante, uniquement des Musulmans, de naissance ou convertis, à devenir des terroristes.

L’Islam est le seul point commun, tant des déshérités sociaux que des milliardaires cosmopolites, tant des convertis haineux de leurs propres valeurs que des érudits adorateurs d’Allah qui prônent le djihad actuel. Et le PDC cherche des causes dans les petites misères sociales des sociétés les mieux vivables de la planète.

Sur cette base, le PDC parvient tout de même, comme à force de Bodenständigkeit, à énoncer des politiques à première vue sensées et à affirmer que l’État doit s’«opposer avec détermination» aux «fondamentalismes religieux». Mais comment l’État pourrait-il s’opposer à cela sans s’opposer aussi à la religion même où les fondamentalistes trouvent tous leurs arguments religieux, soit les plus motivants? Le PDC reste silencieux. Cette politique revient à punir des excès (le terrorisme) tout en s’interdisant au départ de condamner ses motivations (la religion). C’est absurde.

Et c’est cet aveuglement qui incite les auteurs à préconiser «la création d’une faculté de théologie musulmane dans l’une des universités de Suisse». Partout dans le monde, depuis des décennies, la progression de la religion islamique va de pair avec celle du terrorisme, des conflits sociaux et du retour à des lois moyenâgeuses et le PDC souhaite lutter contre cette tendance en favorisant l’expansion de la religion islamique, sans se pencher une seule minute sur cette religion. C’est inintelligent.

En conclusion, le papier du PDC montre bien le niveau, hélas très bas, du débat actuel sur l’Islam en Suisse. Et c’est un très grand service que ce parti chrétien rend à ses compatriotes. Il faut l’en féliciter. Cordialement. Chaleureusement.

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Le Moyen-Orient est en train d’exploser
12.4.2006

Un condensé des travaux de divers analystes nous apprend que la région englobant le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, qui abritait quelque 112 millions d'habitants en 1950, en compte plus de 425 millions aujourd'hui et devrait atteindre la barre des 830 millions bien avant 2050. La Banque mondiale estime que 36% de la population totale de la région sont constitués de jeunes gens de moins de 15 ans, contre 21% aux États-Unis et 16% dans l'Union européenne. Dans le Golfe, près d’un habitant sur deux a moins de 20 ans.

Le problème est de deux ordres. D’une part, il sera très difficile de créer les infrastructures nécessaires (alimentation, habitat, eau potable, assainissement, éducation) pour accueillir convenablement cette vague de jeunes gens dans une région où ces installations sont déjà souvent largement déficientes actuellement. Et il faudrait qu’il s’y produise une explosion parallèle du secteur économique pour absorber cet énorme surplus de main-d’œuvre.

D’autre part, la région fonctionne mal aussi pour d’autres raisons. Comme le disait Abdelaziz Bouteflika il y a deux ans et demi déjà,

Par une sorte de coïncidence de l’histoire, c’est entre 1860 et 1880 que les Japonais, les Hindous, les Chinois, les Arabes et les Juifs ont simultanément pris conscience de leur décalage historique par rapport à l’Occident, et entrepris d’y remédier en jetant les bases de leur renaissance et de leur mise à niveau technologique. À l’exception de celui porté par la Nahda arabo-musulmane, tous ces projets ont débouché au bout de quelques décennies sur des puissances de rang respectable. (…)

Quand on médite avec le recul nécessaire sur les causes de l’échec de la Nahda arabe et sur ce «siècle pour rien» durant lequel nous avons connu «nakba» sur «naksa», on ne peut que se rendre à l’évidence que celles-ci ne sont pas d’ordre économique, politique ou militaire, mais qu’elles tiennent fondamentalement à nos représentations mentales, à notre manière de comprendre le monde et la vie. Ces causes ne ressortissent pas aux moyens, comme le disait le penseur algérien Malek Bennabi, mais aux idées.

Si nous avons tout fait faux, les uns et les autres, et ce, malgré la diversité des approches appliquées, c’est parce que nos idées, qui, elles, procèdent d’une même trame et d’une même matrice, nous ont porté aux mêmes erreurs et aux mauvaises décisions que nous avons parfois prises dans les domaines de la politique, de l’économie et des relations internationales depuis que nous avons repris en main nos destinées.

Et lorsque nous rapportons notre état général à celui des nations qui se sont développées au cours du XXe siècle, lorsque nous comparons leurs ressources naturelles aux nôtres, lorsque nous confrontons les facteurs favorables et les handicaps qui ont été le lot des uns et des autres, l’explication de notre retard et de notre échec collectif surgit d’elle-même: la vision des choses qui nous anime est inadaptée aux défis et aux réalités auxquels nous sommes confrontés.

Et si les efforts de réforme ont échoué jusqu’alors,  

C’est parce que nos élites ont été sourdes aux analyses et aux thèses de nombre de penseurs, c’est parce que notre frilosité religieuse a récusé leur sens critique et leurs audaces, qui, seules, permettent de dépasser l’horizon connu, que le projet engagé par la Nahda ne pouvait qu’échouer. Aujourd’hui, d’autres intellectuels arabes tentent, à la faveur d’une écoute mieux disposée, compte tenu du degré d’humiliation et de faillite atteint, de poser de nouveau les questions que nous avons longtemps refusé de regarder en face. (…)

Malheureusement, ces idées novatrices qui allaient s’implanter et s’acclimater sans heurts majeurs au Japon, en Chine et en Inde allaient être combattues dans le Monde arabe, à l’instigation du courant traditionaliste qui y voyait une dangereuse source de «bidaâ».

En langage clair, si la région ne réforme pas sa religion très bientôt, et très profondément, elle explosera bel et bien, à notre visage, ou à celui de nos enfants.

Demain, le 13 avril, l’un des grands partis politiques suisses, le Parti démocrate chrétien, dévoilera la version finale de son «papier» sur l’Islam intitulé «Identité et liberté de religion – à l'exemple des musulmanes et musulmans de Suisse». Il y a là le débat le plus vital pour l’Europe – et le monde – des prochaines décennies.

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Europe illibérale et Islam intolérable
9.4.2006

Splendide réflexion de Gerard Alexander, de l’American Enterprise Institute for Public Policy Research, sur les restrictions croissantes à la liberté d’expression en Europe. Visite guidée.

La liberté d’expression n’est pas absolue, ne doit pas l’être. Elle est limitée, comme le dicte le bon sens, par le danger évident et imminent que certaines expressions font peser sur la communauté:

The most pervasive and durable restrictions meet that test, applying to things like child pornography, false statements that result in demonstrable harm (defamation), the exposure of national security information, commercial fraud, and the proverbial shouting of “Fire!” in a crowded theater.

Mais l’Europe est un cas particulier. Son passé nazi a justifié des lois restreignant toutes sortes d’expressions qui ne génèrent aucune menace immédiate mais peuvent raviver des idéologies dont l’histoire a démontré l’extrême danger. D’où la condamnation à trois ans de prison, par exemple, le 20 février dernier, en Autriche, d’un négationniste notoire:

Journalist Michael Barone probably spoke for more than a few when he said that he “shuddered” at the news of [David] Irving’s imprisonment, “yet I can understand why Austria, like Germany, has laws that criminalize Holocaust denial and glorification of Nazism. History has its claims – heavy ones, in the cases of Germany and Austria.” In other words, criminalizing speech might not be the American way of doing business, but it’s understandably Austria and Germany's way of dealing with their unique Nazi past.

Jusqu’ici, la situation est nette, raisonnable, quoiqu’insatisfaisante. Cependant, l’auteur discerne trois tendances, se dessinant depuis 1945, qui menacent de gravement éroder les usages démocratiques en Europe:

First, anti-Nazi laws are being adopted in places where neo-Nazism poses no serious threat. Second, speech laws have been dramatically expanded to sanction speech that “incites hatred” against groups based on their religion, race, ethnicity, or several other characteristics. Third, these incitement laws are being interpreted so loosely that they chill not just extremist views but mainstream ones too. The result is a serious distortion and impoverishment of political debate.

Ainsi, les lois créées pour interdire la négation du génocide des Juifs par les nazis en inspirèrent d’autres permettant, par exemple, de condamner l’historien Bernard Lewis qui, dans une interview, avait douté que les massacres de masse commis par la Turquie contre les Arméniens aient résulté d’un projet génocidaire concerté. Il suffit donc maintenant, en Europe, qu’un Parlement ait «décidé» de l’existence d’un certain génocide pour que les doutes exprimés à cet égard, même par l’un des plus prestigieux historiens de notre époque, soient condamnés au nom de l’exception nazie. Les lois qui devaient empêcher spécifiquement une nouvelle poussée de nazisme sont devenues lentement des entraves au débat politique.

De même, et je complète ici la pensée de l’auteur, alors que le nazisme ne fit aucune réapparition notable depuis la dernière guerre, les sanctions prévues à ce titre, incontestables dans leur sens historique et littéral, furent progressivement élargies à de nombreux discours d’extrême-droite, voire de droite tout court. Tout rapport pouvant être établi avec un quelconque aspect du nazisme, est de plus en plus aisément condamné à ce titre dans le discours public. Les néo-nazis ne quittèrent jamais la marginalité, mais le discours antinazis envahit les débats. Et les lois suivirent le mouvement en condamnant les incitations à la haine:

Especially since the 1970s, Western Europeans have been passing bans on speech that “incites hatred” based on race, religion, ethnicity, national origin, and other criteria. These were adopted or beefed up in the 1980s in the face of rising violence against minorities and rising far-right parties like the French National Front. Such laws are now in place in Germany, Austria, Belgium, Sweden, Norway, France, Britain, and elsewhere.

France’s 1972 Holocaust denial law was expanded by the 1990 Gayssot law, which extended sanctions to denial of other crimes against humanity and points of view deemed racist. France’s Conseil Supérieur de l’Audiovisuel monitors broadcasters for any statements that might incite racial hatred.

Earlier British legislation against incitement of racial hatred was expanded in 1986 and was extended again in February 2006, this time to criminalize intentionally “stirring up hatred against persons on religious grounds.”

This is spreading to the European Union level, where a stream of rules now prohibits the broadcast, including online, of any program or ad that incites “hatred based on sex, racial or ethnic origin, religion or belief, disability, age or sexual orientation” or – crucially – is “offensive to religious or political beliefs.”

Certes, les principales procédures juridiques menées à ce titre visèrent des gens dont le discours est aisément assimilable au racisme. Mais le corolaire en est que des déclarations en soi parfaitement justifiées peuvent maintenant être attaquées à ce titre:

Britain’s then-home secretary Jack Straw remarked in 1999 on criminal activity by people many of whom posed as gypsies or “travelers” – hardly a slur on all gypsies even without that qualifier. But a Travelers’ group filed a complaint of inciting racial hatred, prompting a formal investigation and extensive media coverage asking whether Straw was racist.

In 2002, the prominent French novelist Michel Houellebecq was charged with inciting racial hatred in a novel and interview in which he referred to Islam as “the stupidest religion.”

Veteran Italian journalist Oriana Fallaci was motivated by 9/11 to criticize Islam as violent and subversive of traditional European mores. As a result she faced a French attempt in 2002 to ban her book as racist, and she is scheduled to stand trial in Italy in June for statements “offensive to Islam.” One of her accusers, in turn, faces charges for calling the Catholic Church a “criminal organization.”

In May 2005, Le Monde, France’s premier center-left newspaper, was found guilty of defaming Jews in a 2002 editorial that criticized Israeli policies while referring to Israel as “a nation of refugees.” The appeals court found such juxtapositions made Israelis synonymous with Jews, so criticism of the former constituted incitement of hatred against the latter.

After it published a series of controversial cartoons of Muhammad, the Danish newspaper Jyllands-Posten was formally investigated to determine whether the cartoons constituted prohibited racist or blasphemous speech.

L’antiracisme est ainsi devenu une véritable industrie:

Dozens of antiracism groups and self-appointed representatives of religious and other communities, like France’s Movement Against Racism and for Friendship Between Peoples (MRAP) and the Muslim Union of Italy, readily file complaints and suits and sometimes are the direct beneficiaries when fines are imposed.

Their complaints provoke investigations by an alphabet soup of government agencies, like Belgium’s Center for Equal Opportunities and Opposition to Racism and Britain’s Commission for Racial Equality. These in turn feed into the court system.

Et tout cela alourdit considérablement le débat politique. En effet, même si la justice ne condamne guère que des délits sérieux, et si l’on peut trouver positif que les participants au débat public doivent davantage surveiller leur langage, il est tout de même devenu délicat, même pour des gens raisonnables et bien informés, voire profondément érudits, d’émettre un quelconque avis pouvant être conçu comme discriminant ou offensant. Ainsi, il est devenu potentiellement offensant ou préjudiciable de signaler que de graves problèmes de notre temps pourraient provenir de dysfonctionnements culturels bien précis, et auxquels il n’est possible d’apporter des solutions concrètes qu’à condition de commencer par les reconnaître comme tels.

Par ailleurs, on s’aperçoit que ces attaques légalistes typiquement européennes sont volontiers dirigées:

For all the trials on charges of Holocaust denial, it is not clear that anyone has been charged with denial or minimization of crimes committed by Communist regimes. And the laws banning incitement of hatred on grounds of race, religion, ethnicity, or national origin do not ban incitement based on political orientation or economic status. Moreover, these laws protect speech that incites hatred against Americans and some others. And while there have been some convictions of Islamist radicals for inciting hatred against Jews and others, Europeans have been shy to move against the incitement pervasive in Islamist circles.

In other words, Europe’s speech laws are written and applied in ways that leave activists on the political left free to whitewash crimes of leftist regimes, incite hatred against their domestic bogeymen of the well-to-do, and luridly stereotype their international bogeymen, often with history-distorting falsehoods such as fictitious claims of genocide said to be committed by the United States and Israel.

It may be no coincidence that Socialist and extreme-left parties have played central roles in the design of speech laws. The crafter of France’s 1990 Gayssot law, for example, was Jean-Claude Gayssot, a longtime Communist party officeholder. All this matters. It sends an important signal to the broader culture when Hitler is the symbol of evil while Stalin and Mao are given a pass, and when, in effect, Pat Buchanan’s ideas risk indictment while Michael Moore’s are protected.

Ainsi, les lois européennes évoluent vers une situation légale au sein de laquelle les seuls discours politiquement corrects sont ceux de la gauche et ceux attribuant les responsabilités des problèmes du monde à des phénomènes vagues et diffus – pauvreté, analphabétisme, mondialisation – ou à «la droite» – l’Amérique et Israël en tête. Les discours s’écartant de cette ligne sont immanquablement dénigrés, voire violemment condamnés. Or si cela a de quoi décourager beaucoup de gens parfaitement raisonnables de participer au débat, car ils craignent l’opprobre ou le déshonneur, cela n’empêche nullement d’y intervenir les extrémistes de tous bords, qui se moquent bien de la rectitude politique. Et le débat démocratique est la première et la principale victime de cette évolution.

L’auteur constate qu’un nombre croissant d’Européens, surtout à la suite de l’affaire des caricatures de Mahomet, veulent réagir à cette situation et se demandent s’ils ne devraient pas libéraliser totalement le discours politique. Mais:

If they try, they won’t have the backing of international law. The International Covenant on Civil and Political Rights – the code the U.N. Human Rights Committee is charged with enforcing – insists on the banning of “advocacy of national, racial or religious hatred.” They also won't command the support of the world’s best-known human rights organization. Amnesty International accepts speech laws as legitimate, so it generally excludes from its list of “prisoners of conscience” – that is, people “imprisoned solely for the peaceful expression of their beliefs” – anyone imprisoned for “advocacy of hatred.”

Et, en effet, dans cette optique, la seule solution valable est de se tourner vers l’Amérique et de conclure, comme Gerard Alexander, que

[R]eform-minded Europeans would have the example of U.S. practice, which tolerates even loathsome speech. They would also have the example of a rival human rights organization. Taking a principled stand in the face of a great deal of international practice, Human Rights Watch insists that governments should ban speech only when it “constitutes imminent incitement” to violence and other unlawful acts and urges reform of these laws, including repeal of Holocaust denial laws.

Europeans of all political stripes should want to seize this opportunity to reverse the most dangerously illiberal trend in the world's advanced democracies. That would cease to make Europe a role model for censorship and restore it as a model of core democratic rights instead, expanding and not contracting its moral authority in the world.

Mais, malgré la justesse de cette analyse, que je ne conteste pas, je continue d’affirmer que la Suisse devrait interdire l’Islam au motif que cette religion est une incitation à la haine. En effet, nous atteignons ici une ligne de démarcation décisive entre le discours politique, qui doit bénéficier de la plus grande liberté possible, et l’appel au génocide. Car c’est cela qu’est la religion islamique – un appel à tous ceux qui y croient et qui en étudient les textes à massacrer, assujettir et convertir les non-Musulmans. Et cela dépasse largement le cadre de ce qu’il doit être convenu d’appeler un débat politique.

Ceci d’autant plus que la haine diffusée par l’Islam est de nature soi-disant religieuse – elle fait appel aux plus puissantes forces de conviction présentes dans la conscience des gens. Les Musulmans, en lisant le coran, les commentaires des érudits les plus respectés, les traditions les mieux authentifiées, les lois consensuelles dans toutes les écoles de jurisprudence islamique, acquièrent la certitude que dieu veut les voir tuer les non-Musulmans, que c’est-là la meilleure action, littéralement, en toutes lettres, qu’ils peuvent faire aux yeux de leur dieu, celle qui leur donnera accès aux plus grandes récompenses, dans ce monde et au paradis. Et cela n’est pas un message marginal ou périphérique d’une œuvre sinon vouée à la réalisation d’une société parfaite, c’en est le cœur, l’essence, le leitmotiv et la vocation première.

Il est extrêmement difficile de briser de telles convictions une fois qu’elles sont installées – il faut pour cela beaucoup de lumière, d’efforts et de temps. Et les tentatives de camouflage de ces incitations, par des interprétations pacifistes modernes extrêmement bancales, ne sont certainement pas de taille – il y a là de quoi convaincre des profanes, et des amateurs de la rectitude politique typiquement européenne décrite plus haut, mais certainement pas des gens qui se penchent sérieusement sur l’Islam. En fait, au-delà des simples ignorants, les défenseurs de la notion d’un Islam pacifique et tolérant ne sont autres, en large majorité, que des islamistes trop lâches physiquement pour recourir au sabre.

Et si, en d’autres temps, où ce genre de divagations seraient très largement reconnues comme telles, elles ne justifieraient pas une interdiction, nous arrivons aujourd’hui à un niveau d’islamisme qui rend indispensable une explosion de la vérité à propos de ce fléau millénaire qu’est le cœur de l’Islam. Il y a vingt-cinq ans, lorsque j’ai pour la première fois étudié l’Islam, la chose me paraissait très puissante humainement, mais politiquement insignifiante, moribonde, agitée tout au plus de soubresauts. Je me trompais. Aujourd’hui, l’islamisme est la plus grave menace pesant sur le monde, ceci tant au niveau stratégique – avec la propagation d’armes nucléaires parmi des fanatiques illuminés tels que le président iranien actuel – qu’au niveau politique, social et moral – avec la montée en puissance de la notion de suprématisme musulman, une immigration largement sauvage et certainement très sous-estimée et des lois archaïques et infâmes que les Musulmans actuels, aveuglés par leur religion, veulent voir réintroduites.

Et si cette menace a pu progresser à tel point depuis lors, c’est en large part parce qu’elle était camouflée, cachée sous de lourds mensonges d’apparence religieuse auxquels tant de gens, notamment en Europe, préfèrent croire parce que le contraire est trop troublant et va trop à l’encontre du consensus politiquement correct qui s’installe toujours davantage dans les législations et les esprits peu épris d’indépendance du vieux continent. Pour briser ce rideau d’ignorance bien-pensante, il faut un débat approfondi. Et la Suisse, au cœur de l’Europe, avec ses traditions probablement mieux ancrées que partout ailleurs de discussions, de consultations, d’études sérieuses, de respect de la démocratie dans ce qu’elle a de plus abouti, se prête parfaitement à un tel débat. Il faut saisir cette chance.

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L’Islam est à l’épreuve des débats d’experts
4.4.2006

Intéressant débat entre Jean-Paul Charnay, directeur de recherche au CNRS, et Malek Chebel, psychanalyste, sociologue et champion de l’Islam des lumières, sur la modernisation et la démocratisation de l’Islam. Surtout cette déclaration de Malek Chebel:

Si nous voulons voir émerger une autre conception des droits de l'homme et de la femme, il faut que la maturation des idées se produise à l'intérieur de l'islam. Voilà pourquoi une nouvelle interprétation des textes, par les musulmans eux-mêmes, me paraît indispensable afin d'affirmer qu'il est possible de ne plus être totalement esclave de la charia. Pour ce faire, nous devons organiser une conférence mondiale avec des savants musulmans d'envergure – c'est-à-dire écoutés et respectés par leur propre communauté – capables de réinterpréter en profondeur les textes controversés.

Voilà qui semble fort bien. Mais un tel projet n’a aucune chance d’aboutir, et Malek Chebel est trop fin pour l’ignorer. En effet, d’abord, quels savants musulmans se présenteraient à une réunion visant à réformer la religion dont ils vivent au point de se mettre en situation d’apostasie? Pour mettre sur pied une telle réunion, il faudrait que la volonté en soit préalablement présente parmi eux, de manière presque unanime. Or nous savons qu’un grand nombre de ces savants, et des plus prestigieux, pensons simplement à Qaradawi, et aux diverses mouvances islamistes, ne tiennent nullement à réformer, autrement, peut-être, que de manière purement cosmétique, ce qu’ils présentent depuis des décennies comme la perfection ou comme une perfection en puissance. Ceci à l’image de Malek Chebel, d’ailleurs.

Ainsi, le résultat d’une telle conférence d’experts pourra toujours être disputé par celui d’autres conférences, et l’instrument «conférence mondiale» s’ajoutera simplement aux autres attributs de la lutte pour le pouvoir au sein de la communauté musulmane. Et un homme qui, outre l’Islam, a étudié la psychanalyse, la sociologie, l’anthropologie et les sciences politiques jusqu’au niveau du doctorat ne s’y trompe certainement pas. Mais qu’importe – si de telles conférences se multiplient, le triste miracle de la prophétie auto-réalisatrice fonctionnera: l’Islam en deviendra plus présentable et sera mieux accepté en Occident. Comme Malek Chebel.

Mais le problème restera entier: comment persuader les Musulmans de réformer vraiment l’Islam, des éléments aussi fondamentaux que le djihad, la dhimma, les houdouds? Car même l’abandon, par exemple, de la partie militaire du djihad n’enlèvera pas à l’Islam ses visées suprématistes. Même l’abandon des châtiments corporels n’enlèvera rien à la haine des non-croyants que le coran inspire naturellement à ceux qui choisissent de croire en la nature révélée de ce livre.

Pour cela, il faut autre chose qu’une conférence d’experts qui sont autant de personnages politiques évoluant déjà sur une même scène. Pour cela, il faut un débat qui reconstitue la confrontation du monde réel, soit celle opposant l’Islam d’une part et ce que nous appelons la modernité d’autre part. Qu’est-ce que la modernité? Au-delà des définitions, ce sont des valeurs, celles qui soutiennent et nourrissent les droits et les libertés dont jouissent les individus du fait de la reconnaissance de leur simple dignité humaine, de la prédominance de cet aspect sur toute idéologie, même religieuse, lorsque celle-ci ne le respecte pas.

Le débat qui modernisera l’Islam sera celui donnant la parole à l’individu lui-même. Directement. Il faut pour cela créer non pas une conférence, mais un débat permanent, ouvert à tout un chacun, à des conditions que toute personne douée de raison et de bon sens peut réunir grâce à un minimum de bonne volonté. Ce débat est d’ailleurs déjà en cours, mené par les penseurs de notre temps et soutenu par les technologies de l’information. Mais il reste très déstructuré, fragile, répétitif, et ainsi peu productif. Pour aboutir plus rapidement à l’issue que tout esprit libre et éclairé devine sans peine, il doit simplement être optimisé, et centralisé.

Comme le révèle la tendance suicidaire exacerbée de ses croyants les plus épris de lui, ce dont l’Islam a besoin, c’est d’une remise en question fondamentale entre les valeurs de la croyance et celles de la vie elle-même. Il faut mettre ces valeurs en présence, physiquement et de manière à exclure l'influence de la violence. Il faut créer un lieu pour cela, au centre vibrant de cette religion, et l’ouvrir à toutes celles et tous ceux que le débat sur les valeurs religieuses intéresse au point de s’y consacrer corps et âme, de se rendre à La Mecque, en qualité de simple créature, de pèlerin moderne, anonyme, et d’y débattre des écritures sacrées et de l’avenir de l’Islam, sous le regard omniprésent du monde entier, via Internet.

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L’Islam se radicalise partout où il le peut
3.4.2006

Depuis 1972, sept pays ont introduit ou réintroduit officiellement la charia dans leur législation pénale. Des sondages réalisés dans les pays arabes indiquent des majorités de l’ordre des deux tiers en faveur de l’introduction de la charia, loi non codifiée prévoyant des délits contre Dieu, comme unique source des lois en Jordanie, en Égypte et bien sûr dans les territoires palestiniens. Les Musulmans de Grande-Bretagne sont aussi quelque 61% à souhaiter l’instauration de tribunaux islamiques d’une manière générale et 41% à estimer légitime que la charia soit la loi dans les régions britanniques à majorité musulmane.

Une majorité grandissante de Musulmans, dans les pays musulmans comme en Occident, veulent l’instauration de la charia, c’est-à-dire de la peine de mort pour les apostats; de châtiments corporels indignes, voire mortels, pour des délits mineurs (vol simple), sexuels (adultère, fornication, homosexualité) ou pour toute activité liée à l’alcool; de la discrimination religieuse et sexuelle; et, d’une manière générale, de la suprématie islamique à l’ancienne.

À cela il faut ajouter, pour nourrir la réflexion politique, que la jurisprudence islamique classique (fiqh) autorise tant les juges (qadi) que les organes du pouvoir (police et armée) à rendre la justice. Dans le droit islamique, seul un rideau de perles «sépare» le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire. Et cela a régulièrement eu pour corollaire, dans l’histoire, l'utilisation de pouvoirs discrétionnaires dévastateurs par les gouvernements islamiques au nom de la justice divine.

Ces lois sont ainsi tout à fait inutilisables, à de nombreux titres, et leur ancrage dans le coran les rend pratiquement impossibles à modifier ou supprimer une fois mises en vigueur, car cela équivaudrait à une apostasie – quiconque proposerait cela risquerait sa vie. C’est une terrible série de tragédies que leur réintroduction nous prépare.

Parallèlement à cette poussée populaire, d’autres islamistes tentent de promouvoir la notion d’un Islam inoffensif, purement religieux, voire carrément tolérant, à l’aide des mensonges les plus grossiers, tels que celui de la Déclaration islamique universelle des droits de l’homme, dont seul le texte arabe fait foi et qui fait référence à une «loi» qui n’est autre que la charia.

Lorsque ce texte dit que «les gouvernants et les gouvernés [sont] soumis de la même manière à la Loi et égaux devant elle», il entend que les Musulmans sont les gouvernants et les dhimmis les gouvernés. Lorsque ce texte dit que «la sanction doit être fixée conformément à la Loi», il entend d’une manière différente pour les Musulmans et les autres, pour les hommes et les femmes. Lorsque ce texte dit que «toute personne a le droit d'exprimer ses pensées et ses convictions dans la mesure où elle reste dans les limites prescrites par la Loi», il entend que les insultes contre Allah et le prophète sont punies de mort.

Entre les aspirations ouvertes au retour à un Islam conquérant et les hypocrisies mielleuses, il n’y a guère de place pour les Musulmans qui reconnaissent le caractère moyenâgeux et cruel de leur religion et qui souhaitent en faire une foi tournée vers la vie et vers l’avenir. Et si nous ne faisons rien, la démographie et l’immigration s’allieront pour préparer à nos enfants un sort ignoble, dans un monde rendu à un obscurantisme barbare. Il appartient aux esprits politiques occidentaux, encore épargnés par ce fléau, de se pencher enfin sur la menace mondiale et mortelle que l’Islam fait peser sur le monde, et de mieux y préparer nos lois et nos populations.

Un jour prochain, les Musulmans sortiront de ce tunnel, sans doute, mais ce n’est pas demain la veille, et d’ici là, le monde pourrait avoir profondément changé. L’Islam d’aujourd’hui, par bien des aspects, est pire que le nazisme et le communisme réunis. Il n’y a pas de bon moyen de l’intégrer en l’état. Il faut le refuser, et le contenir. Vite.

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Les lois de l’Islam menacent la civilisation
27.3.2006



Abdul Rahman devrait retrouver la liberté, sans doute grâce aux appels à la clémence du monde entier. Ce Musulman converti au Christianisme risque cependant toujours la peine de mort. Le verdict en lui-même ainsi que les lois prévoyant l’exécution des apostats restent intactes, même dans le cas précis – la cour a simplement demandé un complément d’instruction. Et il risque également d’être lynché par ses anciens coreligionnaires fanatiques.

La loi en question repose sur des déclarations sans ambigüités du prophète (coran 4:89) et sur l’interprétation unanime des juristes musulmans. Dans l’histoire, les actes de tolérance musulmans envers les apostats ou les non-Musulmans en général n’ont jamais rien remis en question de tout ceci. Cette loi, comme celle prévoyant le devoir collectif du djihad offensif, celle obligeant les non-Musulmans à occuper une position humiliante dans la société musulmane ou encore celles prévoyant la mutilation des voleurs ou la lapidation des adultères, resteront solidement liées à toute communauté respectant la religion islamique aussi longtemps que celle-ci n’aura pas été réformée.

En attendant, donc, si nous n’interdisons pas l’Islam, l’exécution publique de ces peines médiévales barbares fera son apparition chez nous également. Ce n’est qu’une question de nombre, de pourcentage de Musulmans dans nos sociétés. Car peu importe ce que ces gens disent – leur religion leur commande d’ailleurs de nous mentir à propos de leur foi – ils doivent obéir aux lois de l’Islam, et, comme le cas d’Abdul Rahman le montre une nième fois, les lois de l’Islam, basées sur une soi-disant parole divine éternelle, sont antagonistes à la civilisation. Il faut choisir.

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L’Islam radical est en guerre contre l’Occident
26.3.2006

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Le coran est une monstrueuse incitation à la haine raciale et religieuse
18.3.2006

Le coran, par le sens non équivoque des termes qu’il emploie, vise de toute évidence à créer dans l’esprit de ses lecteurs un choc incitant à discriminer, à haïr et à porter très gravement atteinte à l’intégrité physique et à la liberté des non-Musulmans

(Libellé basé sur la législation française permettant d'interdire la publication de textes respectant les critères en question, pdf, 95 pages, version du 18 mars 2006)

Lire aussi: Le principe de précaution, une piste légale face au terrorisme?

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Sommes-nous donc si aveugles?
25.2.2006
Première publication dans Strix Americanis

Cette toile, signée par le fameux peintre russe Vasily Vasilevich Vereshchagin (1842–1904) et exposée aujourd’hui à la Galerie Tretyakov de Moscou, a été réalisée en 1871, sans doute pour exorciser, chez cet artiste dont l’œuvre puissante sinon foisonne de vie et de beauté, les visions qu’il ramena notamment de son contact, en 1868/1869, avec les hordes musulmanes de Samarkand. Comme le rappelle son biographe, Vahan D. Barooshian, citant l’auteur lui-même, «cette scène n’est pas due à l’imagination de l’artiste – elle est historiquement correcte». Le peintre la baptisa Apothéose de la guerre – je lui donnerais comme sous-titre Le legs de l’Islam.

Dans mon pays, on peut obtenir que les vaches paissent en silence le dimanche, leurs cloches au repos. C’est rassurant, quelque part. Mais pourra-t-on empêcher les minarets de mugir leurs appels aux cinq rassemblements quotidiens des croyants de Mahomet? La question est là. Car les projets sont déposés, ou prêts à l’être, et les moyens de se préserver de cette intrusion semblent bien éloignés, comme sur les hauteurs enneigées, un peu hostiles, des Alpes environnantes.

Cette fois, l’Islam est à nos portes. On a entendu ses cris en arabe, et vu ses prières peu décentes sur la Place fédérale. On a pu lire que certaine culture exige et mérite qu’on sépare nos garçons de nos filles dans les piscines, qu’on laisse certaines enseignantes se cacher le visage pour s’adresser à nos enfants, sous peine, par exemple, de troisième guerre mondiale. Et de plus en plus de gens s’interrogent – est-ce bien sérieux, avons-nous bien entendu? Ces gens réclament, l’air tranquille mais la conviction criarde, que leurs habitudes fossilisées, inspirées d’un livre qui doit davantage à la guerre et à l’imprécation qu’à toute idée de charité ou de tolérance, que cet amoncellement de coercitions barbares qu’on en a tiré, charié, que cette régression, en un mot, accompagne leur installation dans notre pays, dont des dizaines de générations d’hommes et de femmes croyant en un Dieu sacrifiant un fils à l’amour de ses créatures ont contribué à faire l’une des démocraties les plus abouties de l’histoire? Cela se peut-il?

Se peut-il que des gens censément persuadés qu’il peut être juste et légitime, parce qu’un soi-disant  prophète y a mis le sceau de son dieu des sables, de décapiter des centaines de non-combattants, au couteau, devant leurs femmes et enfants, lesquels seront vendus comme esclaves au plus offrant, que ces gens viennent imposer à nos juristes ne serait-ce que l’ombre d’une revendication à modifier nos lois pour complaire aux injonctions de leur religion sanguinaire? Se peut-il qu’un patrimoine intellectuel inspirant les criminels les plus aveugles à leur conscience de notre époque, les dirigeants mahdistes les plus illuminés de leur chiisme, les projets de réveil d’holocauste les plus outranciers de l’histoire, s’impose dans notre pays par quelque lacune juridique ou morale de notre équilibre sinon si savamment maintenu?

N’avons-nous donc plus d’yeux pour voir, ni de cœur pour sentir, ni d’âme pour juger? Le Coran, un livre qu’on a oublié d’éditer, un amas de chapitres classés tel par un analphabète par ordre de taille décroissant, ordonne à ses gens de conquérir le monde; les traditions, interminables listes d’ouï-dire ayant patienté des décennies et jusqu’à des siècles pour atteindre l’état de chose écrite, confirment que la brutalité est bel et bien la règle, d’or et d’argent, des premiers adeptes de l’Islam; ses lois, toutes alambiquées de mièvreries pour cacher l’horreur de leurs sanctions inhumaines, affirment sans le moindre doute que la lecture littérale des écritures a toujours prévalu aussi longtemps que l’Islam était puissant. Cette religion est celle du djihad, de la guerre de conquête, supposée rendre à un dieu de haine et de revanche, qui manie l’enfer éternel comme feu Odin le javelot et Thor le marteau, un monde qu’il aurait peuplé sciemment de créatures par lui destinées à la damnation. Cette religion est celle de la dhimma, un contrat infâmant autorisant à peine à survivre parmi lui, dans l’humiliation, les ouailles des deux fois qu’il pilla pour meubler sa vacuité.

L’Islam est la sanctification du crime. Son prophète s’est tout permis: assassinat politique, traitrise, meurtre et rapine pendant la trêve sacrée, exécution en masse de prisonniers, mutilations, torture jusqu’à la mort, esclavage, luxure, malédiction – tout lui était bon pour plaire à son dieu. Appelle les gens à la foi, ordonnait-il en substance à ses chefs de guerre lorsqu’il ne les accompagnait pas, et tue-les à ta guise s’ils n’acceptent pas nos conditions. Et cette attitude a fait loi, dans toutes les écoles juridiques de l’Islam, de la plus dépravée à la moins cruelle. Voilà ce que révèle l’étude de cette chose qu’on veut nous rendre comparable aux religions qui ont su accompagner les vraies civilisations. Voilà l’essence de l’idéologie qui anime les muezzins, sur les minarets dont certains rêvent d’orner nos cités. Voilà l’âme de l’Islam. Noire, sanglante, abominable – telle l’heure la plus sombre du Moyen-âge dont il nous arrive directement, sans la moindre correction, si ce n’est le torrent de mensonges déversé par ses apologistes, parfois par ignorance aveugle, le plus souvent par une foi qui ne l’est pas moins en des préceptes que la lucidité abhorre, mais qu’ils acceptent sans moufter, par paresse spirituelle, par lâcheté devant une vie d’être libre – par la pesanteur de la croyance en la soumission, et non par la vigueur et l’élan de la foi qui mérite ce nom.

Si cette monstruosité médiévale est si dangereuse, c’est qu’elle a été préservée. La bête originelle est toujours là, intacte, ses lois sont inchangées, ses ambitions n’ont jamais été brisées, ses instruments de torture jamais émoussés. Et elle n’a jamais eu autant d’adeptes golemniques, autant de cœurs vides à la parole dictée et au poignard serré, prêts à lui donner leur vie en échange d’un espoir de paradis dont l’expression pourrait dignement servir d’enseigne aux lupanars les plus ostentatoires. Et si elle est aussi insidieuse, c’est que son nom même, outre soumission, signifie traitrise (4e forme dérivée du verbe aslama), et jamais paix. Elle promet tout et son contraire, et ne laisse jamais derrière elle que le sang séché, les crânes vidés, des innocents et des fous.

Sommes-nous donc si aveugles? Quel croyant s’offusque de la caricature d’un personnage historique, sinon l’idolâtre? Quel fidèle crie à la mort pour un manque de respect à un objet produit à des millions d’exemplaires, sinon le fétichiste? Quel être préfère préserver la pureté illusoire d’une idée jamais éprouvée plutôt que la vie de ses enfants, sinon l’égaré, l’égarée? Quel juriste souhaite répandre une loi qui, en 1400 ans de haine et de souffrance, n’a jamais protégé que l’apparence de la vertu, en légalisant les châtiments corporels en place publique et le crime de déshonneur, sinon le dément? Quel maître veut que ses sujets soient stigmatisés en fonction de leur foi, sinon le despote religieux, qui n’appelle à la tolérance qu’en position de faiblesse, et pour son seul bénéfice? Quel savant veut voir dans des salmigondis interprétables à l’infini la trace de révélations scientifiques là où ses prédécesseurs, générations après générations, n’ont jamais rien trouvé d’utile ni de sensé, sinon le charlatan? Quel prêcheur vante au nom de la paix et de la culture un message médiéval encore chaud de ses cruautés obligatoires, sinon l’hypocrite?

Que reste-t-il de la qualité d’un être soumis aux injonctions figées d’une bande de brigands qui s’inventèrent des lois les isolant de l’humanité, tels les occupants béats de fureur sanguinaire d’un radeau flottant sur les mares du sang de leurs crimes? Être Musulman, c’est avoir abdiqué son libre arbitre en échange de la certitude, à conforter chaque jour par des prières médiévales, gutturales, de faire partie de la race choisie par dieu pour rendre au monde sa vraie religion, la religion que Dieu lui aurait insufflé et continuerait d’insuffler à chaque naissance sur cette terre. Être musulman, c’est se forcer à croire, par d’interminables répétitions de mots si dénués de bon sens qu’il faut les grincer pour les bien prononcer, que le monde a besoin de l’Islam, que l’Islam est la solution, que rien ne peut empêcher l’Islam de s’étendre sur le monde. Être musulman, c’est admettre, au départ, avant toute étude, que l’Islam et le prophète sont sacrés et intouchables; c’est aimer ces deux choses plus que sa vie, plus que celle de son frère, de ses enfants. Être musulman, c’est se répéter plus de cent fois par semaine que les Juifs ont falsifié la parole de Dieu – le prophète l’a dit, alors cela est – et que les Chrétiens sont des égarés – le coran le clame, alors cela est. Être musulman, c’est observer tous les êtres à travers le prisme d’une religion conquérante, ennemie de l’autre, c’est ne considérer ses semblables qu’en fonction de leur foi. Et ne jamais rien remettre en question de tout cela. Être musulman, c’est être irrévocablement inapte à vivre en civilisation. Pour l’instant.

Et nous devrions croire que la solution sortira d’un regain de tolérance et de respect de notre part, d’une adaptation plus souple de nos libertés à la susceptibilité d’une humeur d’un autre temps, d’un dialogue des cultures plus intense? Nous devrions espérer que la civilisation islamique délabrée, déchirée, à la traîne dans tous les domaines objectivables, malgré les gigantesques revenus du pétrole, que cette banqueroute dégoulinante de corruption et de conspirationnisme qui s’installe partout où les gens se prosternent au nom d’un dieu de châtiments, que cette déliquescence spirituelle qui réduit la réflexion à la connaissance d’un livre, la raison à la soumission et la charité à des impôts communautaristes, que cette avilissement de l’âme créative qui écrase les êtres dans des gestes normatifs, obligatoires, totalitarisés, que cette chose va pouvoir, par quelque improbable miracle, se civiliser à notre contact?

Quel fou peut donc croire qu’un salaire raisonnable et la perspective de jouir de la vision de ses enfants qui grandissent et s’épanouissent vont changer le cœur d’un individu qui a accepté les termes du contrat spirituel musulman, le paradis musulman, la ségrégation musulmane, la juste conquête musulmane? Quel insensé peut donc prêter foi à quelqu’un qui a admis la supériorité ineffable d’une telle religion, lorsqu’il propose la discussion? Quel aveugle peut donc ignorer le sens derrière les mots, la guerre derrière la trêve, l’avidité de pouvoir derrière le sourire facile? Il n’est de bon Islam que pour le Musulman! Pour tous les autres, c’est l’enfer.

Et seul le Musulman qui reconnaît cela et s’engage à réformer cela est digne du début de l’ombre d’un commencement d’effritement de la saine méfiance naturelle qui doit habiter chaque être éclairé à son contact. Et seule l’affirmation, haute et claire, de cette demi-apostasie, de cette prise de conscience de la dignité intrinsèque de la vie humaine, supérieure au message meurtrier de tout prophète, sans aucune réserve religieuse, de cette promesse de refonte des éléments impardonnables des textes fondateurs et directifs de l’Islam, de cet engagement solennel, au risque de perdre sa vie et ce qui tient lieu d’honneur islamique, saurait justifier qu’on envisage seulement d’accepter la présence déclarée d’un tel être dans une société civilisée. Et ce à la condition expresse, et sévèrement contrôlée, que cette déclaration soit bel et bien suivie d’actes concrets, d’authentiques entreprises visant à expurger enfin l’Islam de ce qui en fait la honte de l’humanité.

Le reste, tout le reste, ne mérite, dans la sphère publique civilisée, que l’abolition la plus totale, l’interdiction la plus stricte, le rejet le plus absolu, la mésestime la plus inébranlable. Car c’est ainsi que les quelques réformateurs musulmans sincères, aujourd’hui isolés, fragilisés, intimidés, trouveront la motivation et la possibilité de travailler à leur dessein de manière concertée, efficace, puis de fissurer, de percer, de briser, petit à petit, par une multitude d’initiatives enfin inspirées d’un avenir serein et actif, la chape d’entêtement arrogant qui enferme les âmes des croyants de l’Islam depuis si longtemps.

Jusqu’au jour béni, d’ici une ou deux générations, où l’Islam, débarrassé, par une étude objective et largement popularisée, de ses dogmes assassins, de ses écritures usurpées et perverties, de ses lois scélérates, de ses anathèmes fantasques, de ses revendications tyranniques, sera devenu, pour nos enfants et les leurs, ce qu’il prétend souvent être aujourd’hui en vue de s’immiscer perfidement parmi nous – une simple foi, personnelle, orale plutôt qu’écrite, en Dieu.

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Compétence centrale

Si au commencement fut le verbe,
le premier geste fut une traduction.

Toute expression est traduction, soit le passage (traducere, «faire passer») de la pensée d'une forme à une autre. Que le passage soit direct, comme dans l’expression (je dis ce que je pense, donc je traduis ma pensée), ou indirect, comme dans la transcription d’un langage à un autre, le processus reste semblable.

Le passage d’une langue à une autre semble d'abord plus direct que celui reliant la pensée à son expression. Ce dernier est un travail créatif, mêlant la réflexion au langage dans un mouvement influencé par la personnalité, la volonté, la culture, les facultés et l'humeur de l’auteur. Alors que le passage d’une langue à l’autre n'est qu'affaire de connaissances linguistiques. Mais un tel passage omet les qualités propres à la pensée, réduisant celle-ci à sa seule expression. Et si cela est parfois suffisant, cette activité n’a rien qui puisse satisfaire les attentes du traducteur envers son travail. Si le message des mots suffit, leur traduction mécanique (informatique) suffira également. Mais si la qualité de la pensée importe, la traduction doit revenir à la réflexion originale puis répéter, dans une autre langue, le processus créatif qui donna naissance à son expression.

La traduction y gagne en authenticité, car elle crée alors un parallèle non plus seulement entre deux messages, mais entre deux pensées, à un niveau plus profond et plus vrai. Le traducteur doit pour cela retrouver la source de la réflexion originale, faire abstraction de sa propre volonté et maîtriser le niveau de qualité rédactionnelle du texte.

Alors, la pensée de l’auteur revit. Car quel lecteur accorde au texte autant d’attention, de compréhension, que celui qui le récrit dans sa propre langue? Et quel acte mieux que celui d’écrire à nouveau, avec d’autres mots mais le même esprit, permet de parfaire la transmission de la pensée?

Lorsqu’un texte est authentiquement traduit, la pensée originale dont il transporte le message s’enrichit et s'embellit au contact de la langue cible. Cette richesse et cette beauté sont la récompense du traducteur.



© Alain Jean-Mairet 2004-2006