« Le vrai djihad est celui qui réussira – lançons-le | Main | L'Islam a pris son tournant »

Pourquoi l'Islam est dangereux

Il est commun par ici de penser que les religions se valent, se ressemblent, procèdent du même processus. Depuis le cocon des cultures occidentales laïcisées, l'on voit volontiers les religions comme autant de manifestations sociales, ou de témoins, des recherches spirituelles de grande envergure.

Oui: une personne ou plusieurs travaillent longuement à comprendre et à assimiler l'essence de la réalité, puis transmettent leur message d'une manière si évidemment cohérente et intelligente que l'événement fait date dans l'histoire. Puis, d'autres, séduits par tant d'inspiration, s'appliquent à l'immortaliser, et créent une religion qui lui est dévouée.

Les religions apparaissent ainsi comme des entreprises humaines qui se donnent pour mission de préserver, voire d'optimiser le message de saints ou de divinités incarnées. Et dans cette optique, en effet, toutes se valent. Il suffit de choisir celle dont les dogmes s'accordent le mieux à ses aspirations personnelles, puis à en respecter les règles, à en étudier les voies, pour s'approcher de l'idéal qu'elles proposent, ou pour éviter de se perdre.

Cette approche est extrêmement gratifiante pour celui qui l'adopte, car elle place l'esprit comme au-dessus des religions et juste en deçà de la sagesse pure de leurs initiateurs. L'on se sent alors comme plus intelligent que les croyants, et comme capable, si l'envie nous en prenait, de tutoyer les dieux.

Cette attitude a aussi pour corolaire positif une grande tolérance envers les diverses religions, même envers celles qui inspirent à leurs fidèles des actes fort cruels. L'on accepte alors ces derniers comme de simples dérapages momentanés et l'on s'attend à ce que les vrais fidèles, ceux qui, à travers une religion, cherchent en fait l'inspiration initiale, l'élan vers le divin, finissent par prendre le dessus et assainissent leur propre religion de l'intérieur.

Mais l'Islam n'est pas une religion comme les autres. C'est une exception. C'est la seule religion qui ne se fonde sur aucune recherche de sagesse, sur aucune inspiration vers la vérité ultime. C'est la religion au sens strict.

Dès les tout premiers instants de l'Islam, à La Mecque, l'ambiance est à la soumission, à l'imposition d'une volonté. Mahomet est un marchand qui doit son statut à une femme plus âgée que lui. Il n'est pas un savant, il est même analphabète, et il n'est pas intéressé par la connaissance de Dieu. Il dit la subir, soudain, dans l'effroi.

Ses proches l'encouragent à en faire une religion car c'est là déjà un commerce florissant à La Mecque de l'époque. Il échoue car il en fait trop: il veut dominer tous les autres dieux de la place en reprenant à son compte l'idée monothéiste ainsi que de nombreux attributs de la religion juive (laquelle, comme les autres, n'est que le sédiment de la recherche judaïque initiale). On le chasse. Il se venge.

Pour imposer son dieu, Allah, Mahomet s'octroie tous les droits: attaquer pendant les trêves, assassiner ses détracteurs, calomnier ses concurrents, abattre ses prisonniers, tuer des civils, rompre ses engagements, guerroyer sans fin. Le prophète de l'Islam, dès lors qu'il eut autour de lui une cour de fidèles, participa personnellement ou dirigea en moyenne neuf campagnes militaires par an.

Si, au tout début de sa tentative, il reprenait des préceptes judaïques de base, en les dénaturant visiblement par simple manque de références, et imitait ainsi l'apparence d'une religion normale, son legs est essentiellement constitué de sa période guerrière, et c'est d'ailleurs celle-ci qui propulsa les premiers Musulmans jusqu'en Europe. L'Islam, en essence, est une guerre de conquête au nom de dieu, un djihad.

La religion musulmane, contrairement aux grands mouvements religieux et philosophiques mondiaux, n'a donc aucune racine propre dans une quelconque recherche originale de la vérité divine. Ses quelques qualités sont empruntées aux traditions juives populaires, c'est-à-dire superficielles, de l'époque. Et le reste n'est que le moyen d'imposer une volonté, celle d'Allah, qui se confond totalement avec celle de son prophète. Ce que nous sommes censés appeler aujourd'hui l'Islam radical est en fait l'Islam original.

Bien entendu, plus tard, des penseurs d'envergure apparurent au sein de l'Islam. Et, avec les siècles, et un lourd cumul de pieux mensonges, l'Islam prit l'allure d'une religion normale, avec ses faces sombres persistantes, certes, mais aussi avec ses beautés. Et, naturellement, l'Islam compte sans doute une proportion de gens pacifiques et profondément humains équivalente à celle de l'Occident.

Mais la particularité reste. Ceux qui étudient la religion coranique avec une grande ferveur retournent fatalement à ses sources, faites de terreur, de haine, de vengeance, de conquêtes. Le malheur est que ceux à qui cela plaît sont en meilleure posture que ceux qui s'en effraient. À celui qui l'adopte, l'Islam radical donne les mêmes droits qu'à Mahomet: il peut mentir sa vie durant, il peut tuer les infidèles et les mauvais Musulmans, Allah s'en réjouira. Et celui qui s'effraie, comment pourra-t-il seulement oser tenter de dire la vérité? Car le faire, c'est déclarer sa propre condamnation à mort. Les critiques de l'Islam sont donc rares, surtout en son sein.

L'Islam, donc, est dangereux tel qu'en lui-même. Il produit des extrémistes, des terroristes et des despotes en leur fournissant une foi et des motivations calquées sur leurs instincts.

À l'extérieur, en Occident, il faut s'en protéger, et en protéger les siens. Il y a là un devoir de précaution impératif. Et à l'intérieur, au sein de l'Islam, il faut en réformer les bases, ou, mieux, les créer. Car l'absence de fondements spirituels de l'Islam est en même temps sa force et sa faiblesse: c'est en les lui donnant qu'on le fera enfin chuter. Et ce qui jaillira alors à sa place pourrait bien être cet élan de foi auquel aspirent les croyants authentiques, ceux qui de tout temps ont anticipé les religions.

retour au site