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L’Iran ment au monde entier et ses idiots utiles l’en félicitent

La publication du dernier rapport du renseignement américain – lequel indique que l’Iran aurait suspendu ses efforts d’armement nucléaire en 2003 – est largement considérée comme une victoire pour l’Iran et une preuve que l’administration Bush a exagéré la menace nucléaire iranienne et que la Maison Blanche s’est montrée trop sceptique envers la diplomatie.

Mais c’est oublier que ce rapport confirme que l’Iran a menti au monde entier et sciemment trompé des hordes de diplomates sur son programme d’armement nucléaire, en fait bien réel jusqu’en 2003. Comme le relève Michael Rubin ce matin (je traduis):

Le 4 août 1997, Khatami déclara: «Nous sommes favorables à un dialogue entre les civilisations et à une détente dans nos relations avec le monde extérieur.» Les diplomates européens, les universitaires américains et même la sectétiaire d’État Madeleine Albright l’applaudirent. Les hommes d’État auropéen lui ouvrirent les portes de leurs palais et le président iranien devint le toast favori de Rome, Paris et Londres.

En fait, pour encourager les promesses de réforme de Khatami, l’Union européenne tripla presque son volume d’échanges avec l’Iran, ce qui apporta un puissant élan à la République islamique. Mais, au lieu de s’intégrer dans la famille des nations, Khatami et les dirigeants théocratiques qu’il servait investirent leur argent dans un projet secret de bombe nucléaire. Le [rapport] prouve une fois pour toutes que toutes les offres de dialogue de Khatami n’étaient guère qu’un rideau de fumée. [...]

Les rapports de l’AIEA confirment bien l’étendue du subterfuge iranien. Alors que leurs leaders clamaient que leur programme n’avaient que des objectifs pacifiques, en 2003, les inspecteurs trouvèrent des traces d’uranium métallique, un élément central dans le développement d’armes nucléaires mais sans utilité pur un projet civil, dans leurs centrifugeuses. Une année plus tard, l’AIEA découvrit que l’Iran avait fait des tests avec du polonium 210, un élément utilisé pour démarrer la réaction en chaîne conduisant à la détonation d’un bombe nucléaire.

Et si l’Iran a bien abandonné la fabrication maison d’armes nucléaires en 2003, ce qui n’est pas encore établi (on parle juste d’une suspension), rien n’indique qu’il a renoncé à utiliser celles pouvant lui être livrées par des scientifiques corrompus russes, pakistanais ou libyens. La fourniture supposée par la Corée du Nord à la Syrie d’un site de développement nucléaire dont on a beaucoup parlé en septembre dernier consolide cette hypothèse. Et c’est pourquoi,

Hier, Bush déclara que «[le rapport] ne fournit aucun élément qui puisse me faire changer d’avis sur le danger que l’Iran fait peser sur le monde, bien au contraire». Certains autres politiciens feraient bien de tirer la leçon de leurs erreurs au lieu [...] de se préparer à les répéter.

Comments

  1. December 5th, 2007 | 5:11 pm
  2. December 5th, 2007 | 5:24 pm

    Oui, j’ai déjà eu plusieurs échanges avec Eric Gaillot. Je ne suis pas sûr qu’il soit sérieux dans sa pensée. J’espère pour lui qu’il ne l’est pas.

  3. Beaugeard F.
    December 9th, 2007 | 6:21 am

    Produire de l’uranium enrichi “civil”, c’est tout simplement continuer une partie de ce meme programme…
    (dont la partie plus ciblee est peut etre juste plus secrete maintenant)
    Les recherches precedentes existent toujours, les fabrications effectuees aussi , les chercheurs aussi.
    Et pour les continuer, il est possible de les delocaliser en partie en Coree du nord ou en Syrie (ou en Turquie?).

    Enfin, il a fallu que les americains devoilent eux-meme ce programme et qu’ainsi les iraniens admettent qu’ils avaient en effet un tel programme !
    Nous sommes loin des bresiliens et des Sud Africains qui ont joues carte sur table lorsqu’ils ont abandonnes les leurs.