November 2, 2007
Le roi d’Arabie Saoudite est en Suisse. Probablement pour y enrichir l’uranium iranien
Le prince Saoud (ci-dessus), ministre saoudien des affaires étrangères, annonçait hier à Londres que son gouvernement allait s’efforcer de trouver une solution à la crise nucléaire iranienne en proposant l’édification d’une installation d’enrichissement située dans un pays tiers neutre, «tel que la Suisse». Des diplomates américains, britanniques, chinois, français, allemands et russes de haut rang se rencontrent à Londres aujourd’hui même pour parler du dossier iranien – ils évoqueront sans doute cette proposition bizarre.

Et hier, ce ne peut guère être un hasard, le roi Abdallah (ci-dessus, photo de juin dernier) se posait à Genève avec une suite de plusieurs centaines de personnes pour une «visite privée». Ni son hôtel (le Président Wilson) ni la police, qui a déployé un important dispositif de sécurité, ne souhaite donner de détail. À suivre.
«Cette proposition montre le désarroi dans lequel se trouvent les pays du Golfe. En cas de guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, ils seraient en première ligne. Et apparemment, ils viennent de le réaliser. On assiste donc à une véritable course contre la montre pour proposer des alternatives», explique Hasni Abidi, politologue et spécialiste du Monde arabe à Genève. «Cette offre restera virtuelle. Ce qu’ils cherchent avant tout, c’est à gagner du temps», conclut-il.
La présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey a rencontré samedi le roi Abdallah d’Arabie saoudite dans un palace genevois. Les deux responsables se sont entretenus en fin de journée pendant près d’une heure (…). “Ils ont évoqué le fonctionnement de la Suisse et de ses institutions, ainsi que la Genève internationale (…). L’initiative sur l’interdiction des minarets n’a en revanche pas été abordée.
La tournée européenne du Roi d’Arabie saoudite, Abdallah II, sera marquée mardi prochain 6 novembre, par un rendez-vous sans précédent. Le pape Benoît XVI recevra le souverain en audience au Vatican. C’est la première fois que le plus grand dirigeant d’Arabie saoudite met un pied au-delà du Tibre. (…) rappelons qu’il y a seulement deux mois, le 6 septembre, à Castel Gandolfo, le Saint Père avait reçu le ministre des Affaires Étrangères saoudien, le prince Saoud al-Fayçal.

