October 13, 2007
Un enfant sur cinq naît assassiné. Que faire?
Le Lancet publie aujourd’hui une grande enquête sur la maternité, avec un volet dédié à l’avortement qui intéresse plus particulièrement les médias. Dans l’ensemble, les constats sont positifs. Le taux mondial d’avortement a baissé depuis les années 1990, quoique les chiffres absolus restent du même ordre dans les pays en développement.
Que penser de l’avortement? Comment justifier l’assassinat d’un être encore parfaitement innocent? Comment croire que de tuer une vie dans l’oeuf peut constituer une solution valable à un quelconque problème? Est-il légitime de seulement imaginer qu’un tel acte puisse être justifiable et simplement réfléchir plus avant?
Je ne crois pas, mais allons tout de même de l’avant. D’abord, bien sûr, il se peut que la grossesse pose un risque médical si important pour la mère que son décès doive être considéré comme certain. C’est alors un réel cas de conscience et il est clair que personne n’a le droit d’émettre un jugement sur la question.
Ensuite, le fait est que les avortements sont pratiqués, et plus fréquemment dans les populations défavorisées. Le fait est aussi que dans les pays ou les sociétés qui réprouvent les avortements, ceux-ci sont non médicalisés et ainsi plus meurtriers (65 fois plus), c’est-à-dire qu’ils tuent aussi beaucoup de femmes, en plus des enfants. Les médecins peuvent donc penser qu’en prenant cette opération en charge, ils contribuent au moins à sauver des femmes.
Mais au final, lorsque l’avortement est illégal et non médicalisé, et donc que beaucoup de femmes en meurent, au moins toutes les victimes de l’opération ne sont pas innocentes et les médecins, dans l’ensemble, respectent mieux leur serment. Globalement, il y a donc, ici aussi, un avantage moral à ne rien faire qui puisse favoriser l’avortement.
Toutefois, les faits, encore une fois, montrent, ou semblent montrer, qu’en favorisant l’avortement médicalisé, on en diminue non seulement le danger (médical pour la mère et légal pour les praticiennes), mais aussi la fréquence. En témoignent des taux d’avortement qui baissent plus nettement dans les pays développés. Ce résultat globalement positif incite les experts à favoriser, et même prioriser la légalisation de l’opération et sa pratique en milieu médical.
Mais l’expérience n’a jamais été réalisée en vase clos; la médicalisation des interventions à grande échelle et sur de longues durées – soit les conditions à remplir pour émettre des conclusions valables – n’est possible qu’en réunissant de nombreuses conditions complémentaires (en un mot la civilisation, ou le développement) et il est difficile de dire avec certitude dans quelle mesure le taux d’avortement diminue grâce à sa normalisation. En revanche, il est sûr que la normalisation active de l’avortement est une forme d’incitation à tuer des innocents pour préserver certains intérêts. Au niveau moral, c’est une claire dégradation.
Bref, les experts de l’OMS qui arrosent aujourd’hui le monde de leurs conseils, recommandent de dénigrer la morale toute simple qui dicte de ne pas tuer des vies innocentes en échange d’une supposition invérifiable selon laquelle la systématisation d’une certaine immoralité permet, à terme, d’en réduire le bilan concret.
Si ces gens ont entièrement tort et que la diminution des avortements dans les pays développés résulte en fait d’une simple conjugaison des effets de la contraception (qui augmente fortement parallèlement à la diminution des avortements) et de la «civilisation» (où les femmes ont mille autres choses à faire que des enfants), ils agissent de manière contre-productive, soit en augmentant le nombre absolu des avortements par la licence qu’ils apportent au phénomène.
S’ils ont entièrement raison, ils proposent en fait de renoncer à la qualité morale (des femmes et des médecins) d’une population en échange d’un certain nombre de vies humaines futures. Ce dans des populations dont la natalité descend systématiquement au-dessous du seuil de renouvellement (sans qu’il y ait là de relation de cause à effet démontrable).
Voici l’enjeu. Si l’on renonce à l’interdiction intuitive de supprimer la vie à naître pour se concentrer sur l’aspect purement scientifique de la chose, comme le recommandent les partisans, notamment onusiens, de la normalisation de l’avortement, on aboutit à un avantage incertain pour des populations en déclin et on prend, de plus, le risque de tuer en fait davantage encore de vies innocentes. Est-ce sage?
Mais faut-il pour autant interdire l’avortement?
Non. La législation n’a aucun impact décisif sur les taux d’avortements, mais l’interdiction favorise la pratique non médicalisée. L’interdiction a donc pour conséquence une augmentation du nombre de vies mises en danger, et la morale bien comprise ne doit pas servir à compromettre la vie. Ainsi, quoi qu’on fasse ici au niveau légal, on va osciller entre des dommages causés à la morale ou à la vie, ou aux deux.
Je pense donc que la question n’a rien à faire dans les lois et devrait en être explicitement exclue (à l’exception peut-être de l’obligation d’annonce). Ainsi, les femmes, les médecins, les proches seraient laissés à eux-mêmes, sans pouvoir se prévaloir de lois spécifiques, et devraient faire appel à leur morale pour décider si, oui ou non, ils ont de bonnes raisons de pratiquer l’intervention.
Alors, il n’est pas interdit de croire que les gens concernés, placés seuls face à leurs responsabilités, redécouvriront, en la creusant davantage qu’à présent, un peu de leur morale, et avec elle d’une certaine foi en la vie. Et ce n’est pas rien. Les experts estiment qu’en moyenne 90% des femmes de notre temps subiront un avortement avant l’âge de 45 ans (étant entendu que certaines femmes en subiront plusieurs et plus de 10% n’en subiront aucun). Ce qui représente aussi beaucoup de médecins.
Certes, il y a certains risques. Beaucoup craindront la morale du peuple, beaucoup s’effrayeront des possibles dérapages de médecins à la déontologie trop flexible. Mais dans la Suisse du XXIe siècle, le peuple et les médecins sont plus dignes de confiance que jamais. Pourquoi ne pas tenter cette expérience, pourquoi ne pas leur rendre l’intégralité de leur morale et de leur responsabilité les uns face aux autres? Ne serait-que pour le débat.
UPDATE: Au Portugal, on fait juste le contraire. C’est maintenant le gouvernement qui dicte l’éthique médicale, sous la menace.
Comments(12)

Bonjour,
Un article clair et concis.
Un article sur un sujet difficile dans cette jungle gangrenée par les fanatiques de tous bords.
Un élan de générosité, de respect, de compassion, de confiance et d’amour pour son prochain.
Vous posez les bonnes questions et en réponse ouvrez la porte de la clairvoyance, de la sagesse, de l’accès à “la foi en la vie”.
Merci.
” Non. La législation n’a aucun impact décisif sur les taux d’avortements, mais l’interdiction favorise la pratique non médicalisée.”
Pour la France, c’est faux, le nombre d’avortements est passé de 50 000 à 200 000 avant et après la dépénalisation (chiffres INED)
AJM: Je trouve bien les chiffres d’après la loi Veil (notamment ce papier, parmi les statistiques proposées), mais pas ceux d’avant 1975. Avez-vous une référence?
Peut etre faudrait-il favoriser le Droit a avoir des enfants ? En reduisant le Droit a l’avortement qu’aux cas de viols et aux malformations.
Facilite l’adoption (meme pour les homosexuels), les naissances sous X (veritable), les aides financieres aux femmes seules, la reprise des etudes, du travail, les aides aux familles, aux hommes seuls (meme que pour les femmes)peres de famille, alleger les pensions alimentaires au maximum pour le parent qui n’a pas la garde (pour reduire la peur des hommes face a la responsabilite d’avoir un enfant), voire partager les aides en fonction d’une garde partagee selon le pourcentage de l’un et l’autre.
Et surtout faire evoluer les mentalites pour reconnaitre les familles recomposees.
AJM: Ces idées sont en fait celles qui circulent dans les esprits politiques occidentaux socialistes. Je pense que tout cela est à mettre à la poubelle — cela favorise une mentalité d’assistés irresponsables. C’est immoral.
Il est de notoriété publique que les chiffres de l’avortement avant 1975 ont été plus que forcés pour faire passer la loi sur l’IVG. Des chiffres raisonnables que l’INED avait publié parlait de 60 000 avortements clandestins, estimation qu’il serait possible de contester au vu de ce qui se faisait en Angleterre, par exemple. Vous trouverez une source ici, il est vrai plutôt partisane.
Je vous rappelle également que l’exemple de l’avortement promulgué récemment au Portugal montre à quel point les pro-IVG truquent les chiffres, le nombre d’avortements effectivement réalisés dans le cadre médical au Portugal n’ayant rien à voir avec le chiffre d’IVG clandestins proclamé pour défendre la loi au Portugal.
En même temps, qu’est ce qui est le plus immoral, qu’on facilite les aides ou qu’on tue les embryons par millions ? Le libéralisme n’autorise pas tout…
AJM: Mais le socialisme empêche de réfléchir. Si vous favorisez l’émergence d’une population d’irresponsables, vous aurez des votes de plus en plus portugais… Je rappelle en outre que ma proposition consiste à ne pas légiférer du tout sur ces questions — il faut que les gens prennent la maternité/paternité plus au sérieux et seule leur conscience y parviendra.
@ AJM:
Est-ce vraiment du socialisme que de mettre en place des mécanismes qui permettent l’apparition de familles nombreuses ? On peut parfaitement concevoir des réductions d’impôt, et des facilités en fonction du nombre d’enfants. Et même si c’était, je préfère cela à la disparition de tous ces gamins, victimes de rien d’autre que d’avoir été conçu au mauvais moment.
AJM: Le socialisme, c’est de croire qu’il peut exister des «mécanismes qui permettent l’apparition de familles nombreuses». C’est une illusion. Avoir des enfants est une décision qui dépasse ce genre de considérations de plusieurs années-lumière pour tous ceux qui en veulent vraiment (oui, j’en ai quatre). Quand on veut des enfants, on s’en fiche qu’ils soient pauvres ou riches, parce qu’on a la foi en soi, en sa famille, en son avenir. Par ailleurs, le fait que l’État se soucie de ces questions déresponsabilise encore davantage tous ceux qui ne ressentent pas suffisamment cette foi. On n’aide pas les gens à trouver leur foi ou leur bonheur avec des «mécanismes», mais avec des libertés, des vraies.
Après, on est d’accord qu’il faut sensibiliser les parents et futurs parents à la vie, à l’importance des des enfants. Mais ce n’est pas vraiment l’option prise actuellement par le planning familial, bien au contraire.
AJM: Supprimons donc le planning familial (étatisé) et laissons les gens se débrouiller. Alors, je parie qu’ils préfèreront demander conseil à des parents expérimentés qu’à des moitiés de fonctionnaires. Et là, ils trouveront de bonnes raisons de faire des enfants.
L’idee “socialiste” que vous trouve immorale (!?! que vient faire la morale face a ce probleme grave) est en quelques sorte, de Mutualiser la Procreation. Que les enfants soient, dans la mentalite de la population, un Bien Commun. Un effort (un devoir) soutenu et reconnu par la population, par en premier lieu les femmes (qu’il s’agit de choyer). Une Ideologie Republicaine Nataliste (qui remettrait en cause maintenant la Fete des Meres, propagande petainiste ?), prenant aussi la forme d’une aide financiere massive et des adaptations a la modernite favorisant et facilitant l’education des enfants (creches, ecoles abordables, colonies de vacances, impots reduits des 2-3-4 enfants, etc…. + CF message precedent aides aux femmes et de-responsabilisation financiere des hommes, mais partage des aides le cas echeant)
Ce serait plus efficace, que de nous en remettre a la bourgeoisie catholique tres minoritaire qui seulement par des valeurs surannes (et les moyens) continue a faire des enfants. Ce sera bientot le cas des musulmans aussi, en moins minoritaires et encore plus sectaires par contre…. (et travaillant pour l’etranger en plus)
AJM: Cela plairait d’abord à des gens sans moralité, capables de faire des enfants parce que c’est une bonne affaire, parce que c’est soutenu par l’État. Les gens dont les communautés ont besoin ne se posent pas ce genre de questions. Ils se demandent plutôt ce qu’ils peuvent faire pour se rendre utiles. Et vous les découragez, avec vos mesures tombées du ciel. Si une société se remplit d’enfants, des initiatives privées se créeront pour faciliter la tâche des parents. Les gens redécouvriront l’entraide, le vrai sens du mot social. Les grands-parents redeviendront utiles. Personne n’a besoin de décideurs politicards pour régler ses affaires familiales. À ce niveau, toutes les décisions étatisées sont mauvaises, car elles dévaluent et découragent les actions de piété et d’entraide des gens eux-mêmes.
Un aspect surprenant de la vie moderne, et non encore reconnu comme un bienfait, est que le divorce renouvelle le desirs d’enfant ! Par la possibilite de nouvelle union ainsi degagee. Car si l’on s’en tient au 1 virgule quelque chose d’enfants, nous n’atteignons pas le seuil de renouvellement par des couples traditionnels. De meme, l’adultere (qu’il ne faut pas penaliser surtout) correspondrait a une diversite genetique recherchee par les femelles mammiferes pour leur progeniture (regle de 2 males differents).
Une autre idee “qui devrait vous faire crier au loup (socialiste ?)” : est qu’il faut creer une Europe Federale (avec a moyenne echeance la Russie chretienne et caucasienne, nouvelles frontieres de developpement).
Mais sans la Turquie (pas avant que la moitie au moins de la population soit athee ou chretienne, donc dans 100 ans minimum), car la creation d’une identite europeenne se construit avec le POUR (l’Armenie, la Georgie) mais aussi avec le CONTRE.
Ce ramassement sur elle-meme, devrait produire un Reflexe Identitaire salutaire pour la demographie.
Un controle de l’emigration commun via des quotas par regions ,Assemblee Europeenne,(dans une structure aussi nationnale : Senat des Representants des pays). Ceci pour des quotas de femmes etrangeres pour pourvoir aux celibataires ages europeens qu’il faudra aider financierement a se marier et a avoir des enfants (non-musulmans pour l’occassion).
Il faut aussi developper aussi de nouvelles techniques medicales pour pallier aux difficultes de certaines femmes, sans avoir recours necessairement a l’adoption a l’etranger. Le droit a l’avortement doit etre fortement reduit. Et les orphelins (facilite l’adoption sous X)aides par la societe reellement pour degager la responsablite des femmes d’avoir l’enfant mais de ne pas s’en occupper. Aider les femmes qui gardent l’enfant. Adapter les moeurs, a ces nouvelles techniques de procreation imaginatives, et inversement.
Ne serait ce que les procreation tardives. Constituer des banques de donnees genetiques pour pallier a la disparition d’un parent (tres psycologique), clonnage (?), don de sperme, meres porteuses, etc…
Pas le choix.
AJM: Personne n’a besoin de décisions étatiques pour tout cela. Si vous vous sentez l’envie d’agir à ce niveau de manière sociale, ce qui est bien normal et humain, regardez donc plutôt simplement autour de vous et oubliez la politique. Vous n’y ferez que du mal.
Mes termes étaient impropres, il aurait mieux valu que j’évoque la réduction de prix, bref, que l’état mette en place des incitations à avoir de nombreux enfants, histoire que de nombreux enfants ne soient pas beaucoup plus chers que l’éducation de deux ou trios enfants.
Parce que vous connaissez comme moi que le coût est loin d’être modéré, surtout si vous décidez de vous passer des services de l’Education Nationale. Même si il n’y a pas qu’une question de moyens, cet aspect-là existe aussi.
Ah, au fait, dans ma famille, on est 6 enfants…
AJM: Bravo!
La Chine, pour pallier son deficit de jeunes femmes, draine actuellement les femmes jeunes d’Asie du Sud-est, les nord-coreenne refugiees a sa fontiere ne sont deja plus considerees comme illegales; et il est tres serieusement envisage de faire venir de jeunes africaines par cargos entiers pour repeupler les campagnes de Chine interieure.
Leurs enfants seront facilement assimiles par le milliard 200 millions de Han, d’autant que morphologiquement Asiatiques et Africains sont assez proches, plus qu’avec les europeens metisses un moment avec les neanderthaliens (metissage tres tot a la frontiere du Moyen-Orient alors que les deux especes etaient encore compatible genetiquement). Si ce n’etait pas le cas, les europeens seraient morphologiquement africains mais blancs vu le climat. L’espece moderne de l’epoque n’etant en rien superieure aux neanderthaliens, juste celle qui predomine actuellement, pour beaucoup, d’avantages dues a des circonstances historiques fruits du hasard, du climat favorable africain, de la demographie, et de la resistance aux maladies (que les premiers europeens reduits a un coin de l’Eurasie avec peu d’echanges).
Le but de la Chine est de casser l’avancee europeenne en Extreme-Orient et de s’approprier les richesses energetiques de Siberie. Elle est aidee pour cela par le Kazakstan qui importent actuellement des colons chinois pour reduire sa population russe. Les russes d’Asie Centrale sont depuis la chute de l’URSS pratiquement tous expluses. L’Europe de l’ouest a terme, sans s’allier a la Russie, se trouvera demunie et a la merci des arabes du golfe.
Obliger d’accepter plus d’emigration arabe et de se soumettre a l’Islam. Et de laisser l’Afrique Noire aux djihadistes.
S’en remettre a la bonne volonte de groupes religieux minoritaires (ce qui favorisera aussi les musulmans) ou a de simples particuliers favorises pour repeupler l’Europe est suicidaire.
L’Allemagne par exemple, par le degout des actes du nazisme, n’a pas de promotion nataliste. Elle perdra bientot 20 millions de ses habitants (a mettre en relation avec la demographie de l’emigration turque la-bas). Autant de femmes absentes qui n’auront biensurs pas de filles, ainsi de suite. Jusqu’au remplacement a terme, etant donne que meme les emigres metisses aux allemands n’ont apres 2 generations pas plus d’enfants, etre remplace totalement par la derniere vague d’emigration, ou celle qui saura subvenir a la perenite de sa demographie (les musulmans ?).
L’Italie pourtant catholique, ne donne pas un pouvoir d’achat suffisant a ses jeunes hommes plutot conservateurs pour fonder un foyer avec enfants. Que dire des pays de l’Est….
J’ai deux enfants seulement, mais vivant a l’etranger aucunes aides, donc vu notre situation de proche faillite economique, pour un troisieme, il sera bientot trop tard.
Mais par ailleurs, je suis aussi le pere d’une enfant dans un couple dont l’homme ne pouvait pas en avoir (du moins il le semble fortement). C’est aussi ca la demographie, et il est vraiment heureux que cela soit possible (libertes de moeurs) actuellement.
Un petit bravo aussi, ou une condamnation morale ?
AJM: Je ne vois rien à redire sur la situation que vous décrivez. Et bravo pour vos enfants, sans réserve!
Les africains en goguettent ne se posent pas se genre de probleme quant a leur responsabilite parentale….
En aidant financierement les femmes et les familles(et de-responsabilisant les hommes en effet, CF: message de BF) la natalite serait liberee de ses entraves materielles. Et je suis d’accord avec AJM les particuliers desirants des enfants seront soutenus comme modeles. Resterait un fort appel civique a la Nation, pour concretiser un vrai changement de masse de mentalite en Europe. Un surseau identitaire pour un futur independant et fier de sa culture.
AJM: Oui, mais de cela l’État est foncièrement incapable. Il peut favoriser les idées et les initiatives allant dans ce sens, ou au moins éviter de les contrer. Mais pas mieux. Attendre sur l’État, c’est comme attendre la venue du Messie…
La politique nataliste francaise s’incrivant aussi dans la modernite , enviee par les pays europeens en deficit grave d’enfants, a pour origine :
suite a l’hemoragie de jeunes hommes de la Premiere Guerre Mondiale (et de deja aussi l’epopee napoleonnienne),
non les socialistes, Mais : L’ARMEE
qui a pour but declare de ratrapper le chiffre de la population allemande et de le depasser, en prevision de futures guerres possibles, pour le cadre de l’hegemonie europeenne.
Et ca marche !
Ca pourrait marcher mieux, c’est sur.
Et ca ne regle pas le probleme moral, et demographique, de l’avortement.
Ces discussions abstraites et bien masculines me stupéfient. Question morale, il se trouve que depuis quelques millénaires, l’avortement est interdit (par les hommes)et que lorsqu’une femme seule ou une fille tombe enceinte dans un tel environnement, c’est toujours elle qui déguste. Les hommes peuvent s’envoler sans remord ni sanction. Il se trouve qu’hélas la grossesse est exlusivement féminine. Dans d’innombrables sociétés, les femmes qui tombent enceintes hors mariage se font rejeter, tabasser, privées d’avenir, assassiner (voir les sociétés islamiques). Ou simplement condamnées à élever seules leur enfant.
Nos sociétés ont décidé un jour (on les y a un peu poussé) que les femmes ne seraient plus les éternelles victimes de cette morale, et c’est parfait. Par ailleurs, si beaucoup d’enfants naissent assassinés, beaucoup d’enfants vivent sans amour, sans père ou totalement négligés. C’est souvent une forme de condamnation à vie à la souffrance. N’en rajoutons pas avec une morale que je trouve un peu simpliste. Mais bravo à ceux -trop rares- qui ont plein d’enfants et les ont voulus.
P.S. Le mur anti-islamique d’info-précaution est-il vraiment condamné à être exlusivement masculin? Lorsque beaucoup de femmes s’expriment, comme sur Riposte laïque, l’horizon s’élargit singulièrement sur cette problématique.
Mireille
L’incapacité à distinguer la morale et le Droit est une caractéristique de ceux qui méconnaissent le Droit.
Il n’y a que les voleurs et les assassins, c’est-à-dire, à notre époque, les socialistes, qui aient intérêt à ce qu’on méconnaisse les limites du Droit.
L’avortement est un assassinat, c’est donc une question de Droit.
Je viens de lire l’article: je suis d’accord pour dire qu’une vie mérite le respect, mais alors il faut être cohérent.
Si une vie à venir sera une vie de misère, il faut non pas jeter la pierre mais se demander si cela sera un cadeau que cette vie. Car tous les enfants du monde n’ont pas la chance de grandir dans un pays comme la Suisse, où l’enfance est protégée, où les lois sont efficaces. Bref, la vie, oui, empêcher certaines femmes d’utiliser l’IVG comme un contraceptif ordinaire, oui, mais que cela n’empêche pas de penser raisonnablement dans l’interêt de l’enfant.
Comme l’a dit Mireille plus haut, ce sont comme par hasard des hommes, ceux qui font tomber enceinte une femme et peuvent partir quand bon leur semble, qui edictent que la vie prime sur tout. Eux ne connaîtront jamais la douleur d’un accouchement, et les graves problèmes de santé qu’ils engendrent (dont on parle très peu pour ne pas effrayer les futures mamans).
Que les hommes aient leur place dans le débat, mais qu’il n’oublient pas qu’il parlent du corps d’être humains qui ne leur appartiennent pas.
De plus, que dire des avortements thérapeutiques ou des cas de viol? Dans ces cas gravissimes, AUCUN homme ne devrait se prononcer parce qu’il n’est pas celui qui prend des risques. Je n’aimerais pas que mon mari m’oblige à risquer ma vie…où serait le respect de MA vie?
Si donner la vie est un geste d’amour, alors il doit se faire dans le respect de l’enfant et de sa mère. Et parfois, ne pas donner la vie est le meilleur des cadeaux.
AJM: Entre ne pas donner et prendre, il y a tout l’univers de la question traitée ici. Je pense aussi que l’avis de la mère doit primer, mais pour ma part, dans la mesure où je pourrais être concerné, comme père (de l’enfant ou de la mère) ou comme praticien de fortune, je ne crois que je pourrais approuver la décision de tuer l’enfant. Et je ne crois pas que les femmes qui font ce choix puissent trouver une paix digne de ce nom avec leur conscience. Mais c’est affaire de conscience, justement, et cela ne devrait donc pas être fixé par la loi.