September 11, 2007
La lutte contre l’Islam n’a pas sa place dans la rue
D’abord, les gens ne viennent pas. À Bruxelles, aujourd’hui, à peine quelques centaines de personnes (plutôt moins de 200) ont osé se déclarer manifestants devant un dispositif policier surdimensionné et résolu à empêcher non seulement tout débordement, mais bien toute manifestation.
Ensuite, la chose est impopulaire dans les cerveaux de gauche en général (amoureux d’étatisme, d’idéologie rigide), et ceux qui ont du pouvoir politique en particulier. Comme d’autre part, les gens de gauche s’imposent plus aisément en présence d’un fort électorat de gens défavorisés et que les Musulmans d’Europe sont souvent confinés dans ce rôle, la gauche (ou l’étatisme quand la gauche est devenue la norme) est systématiquement au pouvoir là où le danger de l’islamisme est le plus criant. Ainsi, plus l’Islam pose problème, plus il est interdit d’en parler franchement.
Enfin, il n’y a pas de victoire possible dans la rue contre une chose telle que l’Islam. Car la violence, même et surtout mortelle, est une chose désirable pour les islamistes. Les gens qui croient en l’Islam, sans l’interpréter, simplement en découvrant ses histoires et ses ordres, aspirent à mourir en tuant. Ainsi, dès que des manifestations deviennent populaires et rassemblent de nombreux «ennemis de l’Islam», la violence explose. L’expérience hindoue a montré que les gouvernements préfèrent dès lors étouffer tout débat sur la religion.
Il faut donc privilégier une stratégie qui 1) implique la population dans son ensemble sans obliger un grand nombre de gens à se montrer physiquement courageux; 2) ne doit pas pouvoir être contrée par des politiciens; et 3) ne donne aucune occasion aux islamistes de terroriser les gens (davantage que d’ordinaire).
Le premier point trouve sa solution dans le vote, le vote populaire. Si l’on pose les bonnes questions à la population et que celle-ci doit se prononcer simplement dans le secret des urnes, elle donnera sans doute les bonnes réponses, sans se laisser intimider ni influencer.
Le deuxième point impose d’éviter un passage direct par le monde politique. En effet, malgré les cours accélérés, même les gens de droite sont encore peu nombreux à comprendre le danger et même pour ceux-ci, il n’est généralement pas politiquement judicieux d’attaquer l’Islam avant que la population ne soit largement informée. Les gens influents ont plutôt intérêt à ne pas se prononcer ou à rester dans le gros du débat. En revanche, le pouvoir juridique n’a pas ces pruderies ou dans une mesure bien moindre. Une action en justice concertée et de grande envergure serait donc plus indiquée. Et une fois la base d’information fournie par ce biais, le monde politique pourrait entrer dans le vif du débat.
Le troisième point est presque uniquement passif. Il s’agit ici davantage d’éviter les erreurs que de procéder correctement. Et dans la mesure où des actions concrètes sont entreprises pour couvrir les points 1 et 2, ce sera faisable. Ainsi, si une votation peut être espérée dans un avenir pas trop lointain et qu’une solide campagne d’information est menée par le biais d’actions en justice, puis de débats dans les parlements, le besoin de bricoler des banderoles et de les brandir sur les avenues ou de clamer l’une ou l’autre vérité urgente de manière trop criarde se fera moins pressant.
Alors, à mesure que la vérité sur la religion islamique se répandra, calmement, et surtout que chacune et chacun pourra constater, savoir, que cette vérité se répand bel et bien, les islamistes seront de moins en moins à l’aise et les Musulmans de moins en moins musulmans. Car, et cela bien sûr il faut le croire, la très grande majorité des gens, de tous les gens, n’aiment pas la haine, le terrorisme, le suprématisme, la ségrégation, le sexisme, la violence, les entraves à l’expression artistique, à la recherche scientifique et à l’accomplissement affectif.
Il faut laisser la rue à d’autres causes. Le débat sur l’Islam a besoin de plus de recueillement.
UPDATE: Lire et voir les comptes rendus du flop chez Naibed et Pistache, sur le BAF et sur Youtube.
Comments(6)

Je ne suis pas si convaincue que cette manifestation ait été aussi inutile que ça : elle a au moins permis de mettre en évidence le degré de collusion de nos « z’élites » avec l’islamisme, pour ceux et celles qui nourriraient encore des illusions. A nous de le faire savoir le mieux possible.
AJM: À part en Belgique même, bien obligée, l’écho médiatique a été simplement dérisoire. Insister sur ce genre d’actions «nous» confine et «nous» confirme dans la marge, alors que l’Islam continue d’avancer au même rythme — parmi les élites.
Quant au « recueillement », laissons-le donc aux nonnettes : c’est leur « métier » .
AJM: En fait, le recueillement est une source de force et d’intelligence pour les audacieux, pas un refuge pour les lâches.
La violence n’était que d’un côté: celles des forces de l’ordre fasciste belge!
A lire, en complément, édifiant!
(tiré de la “libre” Belgique islamofasciste)
Le Conseil de l’Europe dénonce
Le secrétaire général du Conseil de l’Europe Terry Davis a condamné cette manifestation, s’en prenant viruleusement au “sectarisme” de ses organisateurs. “Ce rassemblement est une honteuse démonstration de sectarisme et d’intolérance” a ainsi déclaré Terry Davis estimant que si l’Europe et ses valeurs étaient bel et bien menacées, ce n’était pas par l’Islam mais bien par “ces groupes extrémistes et sectaires, tant islamistes qu’islamophobes, qui sapent les valeurs européennes communes en exploitant les peurs et les préjugés”. Le secrétaire général du Conseil de l’Europe a également ajouté que si les libertés de réunion et d’expression étaient indispensables à la démocratie, elles n’autorisent pas pour autant tous les abus. Tout en affirmant ne pas vouloir rentrer dans le débat sur l’opportunité ou non d’autoriser la marche, il a ainsi expliqué que la liberté de réunion et d’expression pouvait, selon lui, “être restreinte pour protéger les droits et libertés d’autres citoyens, y compris la liberté de pensée, de conscience et de religion”. La décision du bourgmestre de Bruxelles d’interdire la manifestation n’a en effet pas manqué de faire l’objet de nombreuses critiques de la part des manifestants, qui n’ont pas manqué d’y voir une atteinte à leur liberté d’expression.
…nous aimerions voir autant de zèle policier lorsque des hordes gauchofascistes sous couvert d’altermondialisme mettent des villes européennes à feu et à sang!
AJM: Je peux confirmer qu’en Suisse en tout cas, l’extrême-gauche est beaucoup plus agressive et dangereuse que l’extrême-droite: http://www.ajm.ch/wordpress/?p=673
D’ailleurs il est étrange que les autorisations de manifester à Bruxellistan ne soient données que par un obscur [...] comme Freddy, Bruxellistan étant la capitale de l’UE. Et fait, ce [...] sélectionne la démocratie pouvant s’exprimer devant le siège de l’UE. Quel pouvoir pour un belge!
Dans les années 70, la police belge était déjà sur la sellette concernant ses copinages avec les milieux néo-nazis…je vois qu’ils ont changé de camp mais utilisent toujours les mêmes méthodes, brutales, indignes et fascistes!
AJM: La police est aux ordres du gouvernement.
[AJM]: En fait, le recueillement est une source de force et d’intelligence pour les audacieux, pas un refuge pour les lâches.
[N]: ni l’un ni l’autre. Comme toute technique, le recueillement n’est que …ce qu’on veut bien en faire. Si c’est pour vous recueillir comme le fait un croisé, la veille d’un combat contre les sarrasins, c’est effectivement une source de force et d’intelligence. Si c’est pour ensuite rester cloîtré comme le premier contemplatif venu, ben …ça ne servira pas à grand chose.
AJM: Vous ne pensez qu’à la force, et vous oubliez l’intelligence.
[...] opinión interesante es la de este sitio suizo que piensa que esta lucha no debe desarrollarse en la calle, porque es llevarla al terreno donde [...]
FAUX !!!
Il faut porter le debat partout ou il peut etre porte !
Cette manifestation a ete porteuse d’espoirs (enfin une certaine representativite et visibilite en dehors du petit cercle des Anti-islam.com, et enfin de l’action concrete).
Son demi-echec (ou demi-succes grace a la collusion de politiques pussilanimes concernant l’interdiction) est un debut. Dommage qu’un petit groupe portant aussi des slogans “pacifistes” et democratiques (style : Pour la Democratie contre l’Islam, Pour le Feminisme contre l’islam, etc…) n’ait pas ete visible, au cote des extremistes de droite present (quoique utiles dans ce combat)….