August 9, 2007
L’art musulman de pervertir le débat
Le Londonistan offre en ce moment un excellent exemple de la perversion distillée dans le débat public par le discours musulman typique. Une chaîne de télévision britannique a réalisé le documentaire suivant (ici avec sous-titres français) dans les principales mosquées du pays:
On y voit et on y entend de clairs appels au djihad et des exhortations à se comporter exactement comme on s’attend à voir se comporter les pires islamistes. La police a interrogé certains des auteurs de ces déclarations, qui ont prétendu que celles-ci avaient été citées hors de leur contexte afin de leur donner un sens opposé à l’intention originale. La police a semble-t-il choisi de croire à cette version puisqu’elle a dénoncé la chaîne de télévision à l’autorité de surveillance, mais sans fournir aucune démonstration à l’appui ou en complément des dires des Musulmans. Voici les éléments du débat, avec l’un des individus filmés dans le reportage ci-dessus et le réalisateur du reportage:
Par exemple, l’individu a déclaré que les non-Musulmans sont des «menteurs pathologiques», «ce sont eux les terroristes» et il explique aujourd’hui qu’il réagissait ainsi au comportement des forces de sécurité britanniques qui tentent de stopper les extrémistes musulmans. Il a déclaré que les homosexuels devaient être éliminés et il dit aujourd’hui qu’en fait il expliquait que de telles déclarations ne pouvaient pas s’inscrire dans le cadre de la liberté d’expression. Il déclare que l’homosexualité est une abomination et que l’Islam la condamne à ce titre, mais que cela ne l’autorise pas à commettre des actes de violence (éludant ainsi l’accusation originale, qui reste légitime, d’incitation à la haine contre les homosexuels que de telles déclarations constituent). Il a déclaré que Ben Laden était mille fois meilleur que George Bush ou Tony Blair simplement parce qu’il est musulman et il se réfugie ici derrière les conclusions de la police, qui n’a pas trouvé cette déclaration condamnable.
Ce genre d’échanges est typique du débat concernant la religion islamique, lorsqu’il atteint une certaine profondeur. Par exemple, le Coran ordonne de tuer les gens qui ne se soumettent pas à l’Islam et le prophète, tel qu’il est décrit dans sa biographie et dans les collections d’anecdotes authentifiées, a joint des années durant le geste à la parole, accumulant les exemples sanglants et les précisions effrayantes, si bien que les écoles de jurisprudence islamiques unanimes ont fait du djihad offensif une obligation de la communauté musulmane dès qu’elle en a les moyens. Mais un Musulman en terre non islamique pourra toujours prétendre que cela dépendait entièrement du contexte de l’époque et que les Musulmans actuels ne sont tenus de respecter tout cela que dans la mesure où le contexte correspond, ce qui est le cas en raison de l’agression occidentale dans certains pays à majorité musulmane. Lumineux, n’est-ce pas?
Autre exemple: les textes sacrés islamiques prévoient de lapider les femmes infidèles, ce qui est absolument intolérable, mais le Musulman en Occident pourra toujours affirmer que cela n’a de sens pour les Musulmans que dans un contexte approprié, où chacune et chacun a choisi, sciemment, volontairement et en connaissance de cause, de se soumettre aux lois de l’Islam, dans la certitude qu’elles permettent de créer une société juste. Alors, dans un tel contexte, c’est la femme coupable elle-même qui va demander qu’on la lapide, afin de purifier la communauté et elle-même du péché. Et tout est bien, n’est-ce pas?
De nombreux Musulmans ont même fait l’effort de parcourir le Coran entier, avec son contexte, en cherchant à chaque fois une interprétation de ce type, afin d’atteindre ainsi la perfection de ce discours si particulier qui consiste à légitimer le crime en s’appuyant sur les valeurs de la vertu, à transformer toutes les formes de terreur en autant de bonnes raisons de craindre Dieu, en présentant l’Islam comme la seule vraie solution, comme la seule clé de la société juste, dès lors qu’il est véritablement respecté, dans tous ses détails. Il y a quelque chose d’admirable dans cet effort, quelque chose de pieux, quelque part.
Mais ce n’est bien sûr qu’une utopie. De même que le communisme – qui peut fort bien gérer à satisfaction des communautés restreintes basées sur le volontarisme informé et le sens du sacrifice individuel (monastères, kibboutzim) – devient une monstruosité dès qu’on l’impose à une population dans son ensemble, le soi-disant idéal islamique est en réalité, en pratique, le pire des despotismes.
Dans le monde réel, lorsqu’on répand les enseignements de l’Islam tels qu’ils sont dans une population quelconque, on n’obtient jamais qu’une infime minorité de gens pieux qui seraient capables de réunir les conditions d’un contexte approprié. Et encore, ils ne rempliraient certainement pas ces conditions toute une vie durant et il est extrêmement peu probable qu’ils puissent jamais régner sur la communauté. En revanche, en vantant l’Islam avec succès, on crée à chaque fois un vivier politique dans lequel le pouvoir est attribué sur la base de l’action violente, à l’image du prophète Mahomet (ou du Hamas, dans le monde moderne), qui s’est arrogé le droit divin de tuer ses opposants par traitrise, d’imposer sa loi par la force et de massacrer tous ses ennemis dès qu’il en a les moyens.
Ainsi, peu importe les déclarations alambiquées de l’imam britannique: son action a pour effet concret de fomenter la haine et le terrorisme, comme d’ailleurs la simple propagation de la religion islamique, sous quelque forme que ce soit et même sans exhortations haineuses d’aucune sorte.
Car la religion islamique favorise clairement les criminels invétérés, les gens qui croient au pouvoir de la haine, du crime, du sang versé massivement, de la terreur, de la cruauté, du mensonge, du dénigrement, de la cupidité. Et elle réduit les gens pieux à l’impuissance, en les relèguant dans l’interprétation laborieuse de textes qui n’ont en soi rien de pieux. L’Islam est sans doute la plus grosse erreur sociopolitique de l’histoire. La dépasser constituerait un fantastique pas en avant.

Comments(1)

Le contexte est à l’intérieur de la mosquée.
Le hors-contexte est à l’extérieur de la mosquée.
Donc plus on agrandit la mosquée… plus nous aurons du contexte…
Du pouvoir, ils veulent le pouvoir!!
Ça serait bien de rééditer la “psychologie du musulman” et de mettre au travail les psychiatres…