July 15, 2007
Faut-il traiter les islamistes comme des gens pieux?
Certains «experts» craignent que l’opposition aux minarets ne place la Suisse «dans le viseur des islamistes»:
«Dans l’optique des islamistes, le fait que les synagogues ne suscitent pas de discussion, mais les minarets oui, est compris comme une agression contre leur religion. Ils comprennent d’autant moins cela que nos systèmes démocratiques sont basés sur la tolérance.»
Mais d’une part il est évident que la politique du laisser-faire n’empêche pas les extrémistes de faire leurs basses oeuvres, comme le montre l’échec patent de la politique britannique:
http://video.google.com/videoplay?docid=1767717857717444128Et d’autre part les raisons évoquées pour ce terrorisme, contrairement à ce qu’avance l’expert en question, se fondent politiquement sur la victimisation des Musulmans (en Irak, en Afghanistan, en «Palestine») et religieusement sur la simple mécréance des Britanniques. La notion d’«agression contre la religion» n’est qu’un épouvantail (il n’y a pas actuellement d’agression contre la religion islamique et le terrorisme est florissant), et qui n’effraie que les moineaux non musulmans (car c’est dans leur échelle de valeurs qu’une telle agression est grave).
Comment les adeptes d’une religion qui institue l’interdiction de la seule présence de non-Musulmans dans certaines villes (La Mecque, Médine), la prohibition de toute activité religieuse non musulmane dans un pays entier (Arabie Saoudite) et la ségrégation systématique des adeptes d’autres religions dans son rayon d’influence (dhimmitude) pourraient-ils s’offusquer qu’on leur rende la pareille dans une certaine mesure et hors d’Islam? Même la mauvaise foi a des limites. Celles du ridicule, par exemple.

