June 19, 2007
Une présidente de la Confédération peut-elle s’imaginer faire la leçon publiquement à un gouvernement étranger, au nom de la communauté internationale, et conserver sa crédibilité?
Hier, Micheline Calmy-Rey, la présidente en exercice de la Confédération suisse a confirmé, deux fois, devant le Conseil national, que sa proposition de «séminaire sur les différentes perceptions de la Shoah» visait à «faire clairement comprendre au ministère iranien des affaires étrangères (…) pourquoi la communauté internationale n’accepte pas la perception de l’holocauste avancée par Téhéran».
Soit cette femme ment pour cacher les raisons exactes de sa proposition (il serait si simple d’admettre une bévue), soit elle est capable de s’imaginer que de hauts officiels iraniens prendrait la peine d’écouter des Suisses leur expliquer, au nom d’une communauté internationale, sans pouvoir répliquer, que leurs théories sur l’extermination des Juifs ne sont pas correctes. Je ne sais pas trop laquelle de ces deux raisons serait plus valable pour nier qu’elle possède les compétences nécessaires à l’exercice de ses responsabilités politiques.
La seule mesure que l’affaire lui inspire a été d’ordonner une enquête administrative pour punir la source de l’indiscrétion, que voici, pour mémoire:

Comments(1)

Il se trouve un journaliste qui veut croire que notre ministre n’a pas pu songer à l’idée de favoriser un quelconque débat d’interprétation relatif à ce qui demeure comme l’un des évènements les plus boulversants et incompréhensibles de l’histoire: la Shoah. Il en va bien entendu de notre raison et de notre dignité. Tel est la conclusion de JC Aeschlimann Rédacteur en chef du Journal Coopération.
Calamity Rey ne s’en tirera pas aussi facilement! Sa réponse est simple c’est OUI ou NON qu’elle aurait fait cette proposition?
A force de tourner autour du pot et nous annoncer une enquête administrative, ce genre de défense signifie en général que la réponse est bel et bien OUI