April 17, 2007
La plainte de la sympathisante du Hezbollah est classée. Et maintenant?
La plainte pour calomnie lancée par Soha Bechara, ex-assassin manquée non repentie et aujourd’hui sympathisante du Hezbollah, que le journal Le Monde avait jugé utile de soutenir d’une tartine, a été classée par le Procureur général du Canton de Genève le 12 avril, comme me l’apprend une copie de l’acte transmis à la même date à l’avocate de Soha Bechara et aux principales personnes visées, dont trois élus UDC, à savoir les conseillers nationaux Oskar Freysinger et Jacques Pagan ainsi que le député au Grand Conseil genevois Yves Nidegger, et votre serviteur.
Le Procureur motive sa décision d’abord en doutant que Genève puisse être le for de l’action en question, puis en indiquant que la notion de «terroriste» n’a toujours pas de définition précise au niveau international, contrairement à ce que qu’allègue Bechara. Or, en l’absence d’une telle définition, c’est celle du langage courant qui fait foi et le Procureur, se basant sur le Larousse, estime que l’action de Bechara, telle qu’elle la revendique elle-même, «rentre dès lors dans la définition large admise (…), raison pour laquelle l’on ne peut admettre, sous le plan pénal, que les personnes visées dans la plainte aient voulu calomnier» Soha Bechara.
Le Procureur relève également que le prix de la Ville de Genève «Femme exilée, femme engagée» octroyé à Bechara en 2006 «ne l’exonère pas de la responsabilité de l’acte qu’elle a commis en 1988, qui demeure inscrit dans l’Histoire».
Et le procureur, se référant notamment à une déclaration de Soha Bechara dans le film qui est à l’origine de cette affaire, ajoute cette phrase:
Enfin, le classement s’impose en opportunité, dès lors qu’il est établi que de toute manière, [Soha Bechara] a tenté de tuer autrui au moyen d’une arme à feu en préméditant son acte, comportement qui, quels que soient les mobiles politiques de son auteur, se définit en droit suisse comme un crime manqué d’assassinat, acte qui se rapproche fort peu de l’action de Mohandas Karamchand GANDHI, qui n’a jamais tenté de tuer quiconque et qui prônait à l’inverse la non-violence.
Notre sympathisante du Hezbollah a maintenant dix jours pour recourir contre cette décision auprès de la Chambre d’accusation. Si elle n’obtient pas gain de cause, les personnes qu’elle vise dans sa plainte pourront tenter de l’attaquer à leur tour pour les accusations qu’elle a lancées publiquement contre elles, notamment dans le journal Le Monde. Un journal que l’agence de notation des médias Media-Ratings place sous sa loupe aujourd’hui, pour cette même affaire. Extrait:
La première chose qui choque dans cet article est l’insignifiance de l’information développée.
Rendez-vous compte: une personne a déposé une plainte en diffamation contre une autre personne qui s’est indignée du caractère propagandiste d’un reportage dans lequel se trouvait la première personne. Tout ceci se passe en Suisse et concerne un reportage tourné au Liban. Dernier point: la plainte n’a pas encore été reçue…
Cette information était-elle si importante pour les lecteurs du Monde? Ou bien était-ce un coup de main apporté à la sympathisante d’un mouvement terroriste?
Voilà une excellente question. Et je rappelle que pour autant que je sache, Le Monde n’a toujours pas publié le droit de réponse que la loi française l’oblige, dans un tel cas, à faire paraître dans les trois jours.
À PROPOS: La SSR avait demandé un nouveau délai pour déposer sa prise de position sur la plainte administrative attaquant le film en question, avec Soha Bechara dans le rôle de la «perle rare», si bien que son examen par les juges ne débute en fait que ces jours-ci. À suivre aussi.
UPDATE: L’avocate de Soha Bechara annonce qu’elle fera «probablement» recours contre la décision du Procureur général, dont elle critique le point de vue sur le terrorisme:
Avec son approche, «n’importe quel assassin pourrait être qualifié de terroriste». Selon Mme Leuenberger, le terrorisme a pour but de faire peur à la population civile, ce qui n’était pas le cas pour sa cliente.
Rappelons les termes du Procureur général sur cette question:
En second lieu, contrairement à ce qu’allègue [Soha Bechara], la notion de terrorisme n’a pas reçu à ce jour de définition précise au niveau international. Plusieurs tentatives de définitions du terrorisme ont été faites à l’ONU, mais aucune n’a abouti, notamment pas la proposition de définition à laquelle [Soha Bechara] se réfère. Il y a dès lors lieu de se rapporter à l’acception généralement admise de la notion de terrorisme en langue française. Selon le Larousse, le terrorisme se définit comme un ensemble d’actes de violence commis par une organisation pour créer un climat d’insécurité ou renverser le gouvernement établi. En l’occurrence, [Soha Bechara] admet avoir tenté d’assassiner de deux coups de feu le Général Antoine LAHAD, alors qu’elle militait au sein du Front de la résistance nationale libanaise. Cette action rentre dès lors dans la définition large admise par le dictionnaire précité, raison pour laquelle l’on ne peut admettre, sous le plan pénal, que les personnes visées dans la plainte aient voulu calomnier [Soha Bechara]. Cela est d’autant plus vrai que tant la plainte adressée à l’organe de médiation de la RTSR que les articles de presse subséquents laissent clairement entendre que l’acte commis par [Soha Bechara] a été de tenter d’assassiner un militaire, représentant l’ordre établi à une certaine époque au Liban, et non un civil, de telle sorte que tout lecteur peut aisément comprendre la portée des actes imputés à [Soha Bechara], qu’elle revendique au demeurant.
Et ma propre approche, telle que je l’avais rédigée sur le présent blog, dans le cadre d’une conversation avec Yvan Rochat, le mari de Soha Bechara:
[Mes déclarations] consistent à rappeler que Soha Bechara a préparé un assassinat politique, s’est introduit par la ruse et le mensonge au coeur d’une famille dans le but d’en tuer le père, qu’elle a effectivement tenté de le faire en tirant deux balles à bout portant sur sa poitrine. Et elle a fait cela avant, selon ses propres termes, prononcés devant une caméra de télévision, qu’elle ou sa famille ait eu a se plaindre d’une atteinte à leur intégrité. En outre, [Soha Bechara], loin de regretter ce geste meurtrier et raté (car l’homme a survécu), s’en vante à qui veut l’entendre, jusque sur les ondes du principal média audiovisuel de la région. Et une personne, voyez-vous, qui tue ou tente de tuer, de manière préméditée, à froid, sans avoir souffert dans sa chair ni dans son coeur, mais seulement dans ses convictions politiques, et qui ne s’en repent pas, est un ou une terroriste jusqu’à preuve du contraire.
Yvan Rochat et moi avions poursuivi cet échange un moment.
Comments(22)

Quel camouflet.
Bravo.
BRAVO à toutes et tous, les 35.
Bravo à toi Alain!
Quelle bonne nouvelle !
Du bon sens de la part des autorités, ca fait plaisir a voir, tellement on doute parfois qu’elles en ont.
Excellente nouvelle, je vais la diffuser sur mon blog.
J’aime particulièrement la manière dont Media Ratings a démoli “Le Monde”.
Bravo à vous AJM. Soha Bechara est une terroriste, si les journalistes suisses avaient le moindre scrupule, ils ne la présenteraient pas autrement.
J’aurais souhaité voir cette dame être confrontée à une trentaine de personnes demandant des dommages-intérêts et réparation pour tort moral (avec intérêts…!) pour avoir déposé cette plainte insensée.
AJM: Il n’est pas impossible que votre voeu soit exaucé. Je sais que plusieurs personnes y pensent sérieusement. Nous verrons.
Sincèrement bravo Mr Mairet, que votre exemple fasse boule de neige en Europe et pourquoi pas jusqu’aux confins de la terre.
Bravo tout court!
Je suis allée voir “Yvan Rochat et moi avions poursuivi cet échange un ” Palestine, 12 janvier 2007.
C’est le Mufti de Jérusalem (entre autre), le néo-nazi, père spirituel d’Arafat et arrière grand-père de Laïla Chahid, M. Al Husseini qui lui aussi à travers une radio (entendu sur internet) a incité les arabes palestiniens à quitter leurs maisons. Il faut répéter et toujours!
“ex-assassin manquée” : certainement pas. Quoiqu´on pense des enturbannés du Hezbollah, essayer de tuer au Liban le chef de la milice collaboratrice de l´occupant israélien n´est pas un acte “terroriste” même avec toute l´ambiguité du terme mais bien un acte de “résistance”.
AJM: Cette femme a menti à toute une famille des mois durant pour assassiner un homme qui ne se doutait de rien. Pour des idées politiques (communistes, dit-elle). Elle est une terroriste à mes yeux. Et une assassin menteuse pour tout un chacun.
Le plus important : Lahad -sa cible- est fini. Et son mouvement aussi.
AJM: Oui, c’est fou le progrès qu’a connu le Liban depuis l’arrivée successive des Palestiniens, des Syriens et du Hezbollah.
La Mercedes du plus haut officier de l´armée israélienne au Sud Liban a sauté sur une mine (le tuant): force brutale.
Cette fille a pris le risque d´approcher sa cible : ruse.
Je ne vois pas vraiment la différence. Sinon que la 2ème situation est plus difficile à gérer psychologiquement (je suppose).
Mais, pour moi (et les grand médias du monde)qu´une civile libanaise cherche à tuer le collaborateur nº 1 de l´armée occupant illégalement le Liban ne peut représenter un acte de terrorisme ou un crime. C´est clairement un acte de résistance.
AJM: Les gens qui combattaient les Chrétiens libanais faisaient de la résistance parce que ces derniers recevaient l’aide d’Israël pour se défendre? Israël, qui les aidait afin de se protéger des terroristes palestiniens puis des terroristes du Hezbollah iranien, dont l’objectif affiché est la destruction d’Israël?
Non, Bechara n’a strictement rien d’une résistante. À l’époque, elle était la victime (consentante) de la propagande ambiante, de celle, même, selon sa mère, qui régnait dans sa propre maison. Elle a agi, selon ses propres termes, sur de simples convictions politiques, pas sur le constat d’un préjudice, et elle a rejoint une organisation qui menait des opérations terroristes, et elle a mené une de ces opérations, et elle a choisi elle-même ses armes: le mensonge et l’assassinat.
Les résistants, à l’époque, étaient les Chrétiens libanais. Et Bechara travaillait pour les réels envahisseurs militaires du Liban: les Syriens (qui sont aussi engagés dans une guerre contre l’existence même d’Israël).
Israël n’a pas, n’a jamais eu d’ambitions conquérantes au Liban. Israël est la nation de la région où les gens et les élites se soucient le moins de ces âneries, sinon pour s’en défendre. Israël est actif, créatif, industrieux, démocratique, progressif, résolument moderne et tourné vers l’avenir. Concrètement. Que font ses ennemis en comparaison? Répandre la haine, le racisme, des mensonges constants, des méthodes de combat basées sur la traîtrise, sur le sacrifice d’innocents au nom d’une religion médiévale frelatée et sur l’intimidation systématique des opposants.
Bechara est l’un des outils du malheur qui pèse sur cette région. Elle est un personnage néfaste.
?
L´arrivée des palestiniens a bouleversé le fragile équilibre communautaire du Liban d´après guerre.
Les syriens ont été appelés à la rescousse par le gouvernement libanais légal dans les années 70.
AJM: Sacré farceur, va! Voir plus bas, prochain message…
L´”arrivée” (ces militants du Hizbollah sont des libanais quand même!) et sa montée en puissance correspondent peu ou prou avec l´occupation israélienne en 78 d´abord puis en 1982 ensuite.
Je connais le Liban et j´affirme avoir “senti” une grande évolution de l´image du Hezbollah auprès des libanais non chiites entre 1985 et 2000. Pour schématiser, ils sont passés d´être les “méchants barbus fanatiques” aux personnages plus présentables de “patriotes libanais qui ont fait fuir l´occupant”.
Mais vous me croyez si vous voulez.
AJM: Pour ça, vous pouvez compter sur moi…
Pardon mais il me semble que quelques pages de votre livre d´histoire se sont envolées !
Et évitez d´écrire “les” chrétiens (et choisissez plutôt “des”) car la situation est un peu moins simple que vous semblez le croire.
Je l´ai dit : les syriens ont été invités au Liban par le gouvernement légal, pas les israéliens.
AJM: La bonne blague. Il est vrai que le gouvernement syrien pouvait se faire inviter, mais il n’en était pas moins un envahisseur dans le contexte de l’époque selon tous les critères historiques définissant ce terme. Il ne s’agissait pas pour lui de fournir une aide ponctuelle, mais d’absorber le Liban (et la Palestine, d’ailleurs). Assad a visé ouvertement cette unification tout au long de son «règne». Nous avons de délicieuses déclarations de sa part ou de celle de son gouvernement à ce sujet comme «La Syrie et le Liban ne sont qu’un pays. Nous sommes plus que des frères» (1972), «[la Syrie et le Liban] sont un pays et une nation avec deux gouvernements» (1973) «Le Liban n’échappera pas au sort d’unification de la Syrie et du Liban» (1975). Un an après l’entrée des troupes au Liban (1976), Assad déclarait «À travers l’histoire, la Syrie et le Liban ont été un pays et un peuple (…) Notre histoire est une, notre avenir est un et notre destin est un». En 1982, Assad parlait du Liban comme d’«une terre arabe nous appartenant». En 1983: «Le Liban et la Syrie forment un seul peuple, une seule nation».
La Syrie, ou plutôt les Alaouites, ont ainsi entretenu des forces politiques au Liban depuis «toujours»: leur théorie était fondée sur le panarabisme et l’ambition de domination clanique. Dans les années 1970, l’influence syrienne, pour ne pas dire son contrôle, était considérable au Liban. Lorsque la guerre civile éclata ouvertement (avril 1975), Assad disposait du plus important bloc militaire organisé et impliqué au Liban (et il en contrôlait d’autres, notamment deux unités armées palestiniennes). Il a alors aisément pu faire pression sur un gouvernement en totale rupture pour imposer son «aide». Et aucun leader libanais ne pouvait dès lors se permettre de le défier ouvertement.
Etant non arabe, non juif, non libanais et non israélien, je vais me contenter de noter que la présence syrienne au Liban, pourtant difficilement supportée parfois, n´a jamais donné lieu à un mouvement massif de résistance armée; a contrario, l´occupation israélienne a généré la résistance des populations du sud Liban. Et je vous invite à lire la presse israélienne sur le nombre de libanais du sud qui ont collaboré avec eux et sont maintenant réfugiés pour la plupart en Israël: à peine quelques centaines. Il est clair qu´une majorité de libanais du sud étaient contre Israël et qu´une petite minorité a collaboré. Je suis allé au sud Liban avant le retrait d´Israël et il est clair que “la rue” était avec le Hizbollah : d´ailleurs, les dernières années les israéliens passaient leur temps dans des fortins retranchés et évitaient le plus possible de sortir, laissant le “sale boulot” à leurs supplétifs.
AJM: Ce genre de discours est évidemment très raisonnable quand on souhaite pouvoir évoluer dans le contexte libanais (ou islamisé/criminalisé d’une manière générale) sans s’y impliquer. Si l’on est pas soi-même puissant et/ou qu’on n’a pas d’allié en position de force auquel faire référence sur ce terrain, il faut veiller, pour sa propre petite sécurité, à ne critiquer que les intervenants qui ne vous feront pas d’ennuis pour vos déclarations — Israël, l’Amérique, l’Occident — et rester bien gentil avec les pires assassins.
«La Syrie et le Liban ne sont qu’un pays. Nous sommes plus que des frères» (1972), «[la Syrie et le Liban] sont un pays et une nation avec deux gouvernements» (1973) «Le Liban n’échappera pas au sort d’unification de la Syrie et du Liban» (1975).
AJM: Vous avez oublié celle-ci: En 1982, Assad parlait du Liban comme d’«une terre arabe nous appartenant».
Arrêtez votre baratin : citer des phrases d´hommes politiques est déjà un exercice vain en Occident; c´est encore pire au Proche-Orient. Et pourquoi pas une tirade sur “la mère de toutes les batailles” tant qu´on y est ?
Je connais la Syrie et le Liban suffisamment pour me souvenir qu´il n´y a jamais eu d´ambassade de Syrie à Beyrouth, ni d´ambassade libanaise à Damas. Question preuve, ça a un autre calibre que vos [...].
AJM: En effet, ça n’a aucune espèce d’importance.
N´étant pas impliqué dans les disputes en cours, je me fiche comme de ma première paire de chaussettes d´une fusion politique genre Grande Syrie si elle traduit la volonté commune des deux peuples
AJM: La volonté des peuples? La famille Assad règne militairement sur un état policier où elle est minoritaire. La famille Assad ne se soucie pas de l’avis des peuples.
et, dans une perspective hiostorique, je peux comprendre les opinions des deux parties : ceux qui disent que le Liban est une “création” artificiellement décidée par une puissance non régionnale et ceux qui disent que la spécificité même du pays du Cèdre ne peut se traduire que par le biais d´une entité à part.
AJM: Certains, en effet, préfèrent les créations ordinaires de la région, les clans, les possessions acquises par la force brute ou la ruse.
Assad, appelé à la rescousse par le gouvernement libanais, voulait d´abord sauver les chrétiens de l´extinction et ensuite, évidemment, poursuivre son but final de “Grande Syrie” mais trop de personnes au Liban ne voulaient pas en entendre parler. Et les syriens sont repartis après quelques manifestations massives sans qu´il soit nécessaire -suivez mon regard- d´attaquer leurs blindés au R.P.G., tuer leurs soldats à l´AK17, etc…
AJM: En vérité, la Syrie est resté là pendant 30 ans. Le gouvernement qu’elle soutenait a été éjecté en mars 2005, en même temps que sa présence militaire, sous une pression populaire et pacifique, en effet. Et c’est tout à l’honneur des opposants à ce régime.
Si mal tolérée que pouvait être parfois la tutelle syrienne (“ces ploucs de Damas qui vienennt nous piquer nos boulots”), les soldats syriens en goguette se promenaient sans leurs armes, peinards sur la corniche de Beyrouth les vendredi comme je l´ai vu de mes yeux.
Quelque chose d´impensable pour les israéliens.
AJM: En effet. Mais cela a beaucoup plus à voir avec les liens qui unissent la Syrie (et le mouvement proto-palestinien) à une forme d’antisémitisme cultivée de manière particulièrement intensive pendant les années 1930 et 1940.
Je suppose que c´est pour cela que TOUS les grands médias américains ou européens préféraient parler de “présence” syrienne (ou “tutelle” syrienne) mais écrivaient en toutes lettres “occupation israélienne”: tout simplement parce que dans la réalité des faits, un soldat syrien risquait (au pire) un crachat et son alter ego israélien au (minimum) un pruneau de Kalach entre les deux yeux.
AJM: Les journalistes font rarement de bons historiens.
Je suis allé au Liban plusieurs fois par curiosité, la première fois au milieu des années 80 alors que la guerre civile n´était pas encore finie, et je n´ai eu besoin de “composer” avec personne. En 1992, j´étais en zone Hizbollah à Baalbeck -ruines magnifiques- et le blanc, occidental, catholique que je suis, n´a eu aucun problème. J´étais en Syrie en 1982, 1985, 1990, 1991, 1995, 1997, 2001 tout bêtement parce que j´aime Alep, Damas et Tadmur (et apparemment je ne suis pas le seul vue l´explosion touristique de ces dernières années), et je me suis toujours senti en sécurité dans cette dictature qui ne traite mal que les opposants au régime.
Quant au terme “pires assassins” je ne comprends pas ce que vous voulez dire : est-ce une donnée statistique ?
AJM: Ce sont des observations objectives
Pour votre info quand même, puisque vous les citez, je vous signale aimablement que les USA et Israël sont deux pays systématiquement cités comme étant “les pires menaces pour la paix mondiale” et/ou ayant “l´influence la plus négative” sur la marche du monde.
Et vous savez quoi ? Ces affirmations confirmées explicitement dans des sondages se vérifient non seulement auprès de sondés de Karachi ou du Caire mais aussi à Paris, Londres et Montréal. (Genève, je ne sais pas, on ne vous a pas sondé)
AJM: Oui, en Occident, les gens peuvent dire ce qu’ils pensent. Mais cela ne fait pas toujours des vérités de leurs opinions, surtout lorsque les questions sont bien choisies. Et l’Iran aussi est considéré comme très dangereux un peu partout, jusque dans les pays arabes. L’Iran, qui a créé et qui contrôle le Hezbollah.
le blanc, occidental, catholique que je suis…
J´ai oublié de mettre des guillemets marquant, à défaut d´autre chose de meilleur, mon ironie face à ces termes. Je suis en effet un “blanc” un “occidental” mais je veux qu´il soit clair que je n´ai rien à voir avec les définitions dichotomiques et caricaturales de l´imbécile criminel qui dirige les USA.
En clair, j´aime mon pays et son mode de vie dit “occidental” mais je n´ai aucune envie d´imposer aux afghans de boire du Coca Cola, ou aux pakistanais de troquer leurs kurtas ou shalwars contre des Levi´s 501.
AJM: Même les Américains n’y sont pas obligés. Même pas les Pakistanais vivant aux États-Unis. En revanche, sous la charia, les obligations intolérables sont légions.
Pour revenir à la réalité et sortir de votre monde fantaisiste et fantasmé, vous pouvez aller au Liban et vous rendre compte par vous-même que le soutien au Hizbollah est un peu plus consistant que ce que vous pensez.
AJM: Oui, il est extrêmement consistant, c’est vrai.
P.S. allez aussi au Pakistan -j´en viens- et le soutien dont bénéficie Monsieur Ben Laden, pas seulement auprès des couches dites “populaires”, sera sans nul doute un motif d´étonnement pour vous. Et peut-être un nouveau fil pour votre blog…
AJM: Ah, mais je suis sûr au contraire que la majorité des bons Musulmans admirent Ben Laden. Lui fait ce que le prophète ordonne: le djihad dans la voie de Dieu.
C’est toujours la même chose qui anime les leaders musulmans. C’est au tour d’Ahmadinejad (après l’affrontement avec Israel) de faire une autre déclaration sur le Liban du Hezbollah.
“Le Liban et l’Iran ne peuvent être séparé, parcequ’ils sont ‘deux morceaux’ du même corps”.
La menace iranienne :
Arab street warms to showman Ahmadi-Nejad – Financial Times
AJM: Rien de tel que de se dresser contre des épouvantails au nom de valeurs coraniques pour réunir les Musulmans, en effet. C’est ce qu’on appelle du populisme. Ahmadinejad est un maître à ce jeu. Il disait ainsi, il y a peu de temps:
Les journalistes font rarement de bons historiens.
On verra quels “historiens” considéreront que des militants libanais s´attaquant au Liban à des militaires d´un pays étranger étaient des “terroristes”.
Je vous ressors les discours honteux (pour nous occidentaux) de Bush sur le Bien, le Mal et l´indicible supériorité de notre civilisation occidentale ?
Le fait d’être blanc et catholique n’empêche pas d’être manipulé par les théories délirentes des altermondialistes et autre mouvements sympatisants, qui consiste à faire croire que les attentats du 11 septembre, entre autres, ont été soigneusement organisé par le gouvernement des Etats-Unis, si ce n’est pas le Mossad(*) et la C.I.A., et à faire passer les islamistes (Palestiniens ou non) pour des resistants opprimés face à la “conspiration américano-sioniste” qui vise à contrôler et gouverner le monde.
Le conspirationisme a le vent en poupe; on remet au goût du jour les “Protocoles des sages de Sion”, à ce détail près qu’aujourd’hui c’est le “Véridique rapport”(**) qui sert de bréviaire aux divers mouvements altermondialistes, aux communistes, aux islamo-gauchistes, aux écologistes et à la LCR, qui désormais se font le relai des théories nazies et négationnistes, et, par la même occasion, servent la cause islamiste.
Ce qui est grave, c’est que le mythe de la conspiration arrive même à séduire de personnes qui n’ont a priori aucun lien avec les mouvements altermondialistes, (islamo-) gauchistes de tous bords, ni même d’affinité avec les théories négationnistes.
(*) C’est la conviction du futur taulard José Bové .
(**) inspiré du “Protocoles”, le “véridique rapport” est le plagia d’un texte publié en 1974 par l’extrême gauche italienne intitulé ” Le véridique rapport sur les dernières chances de sauvé le capitalisme en Italie”.
Antoine, avec tous ses voyages, sa dihimitude et son admiration pour le petit prophète et ses soumis a visiblement beaucoup de regrets d’être un “blanc catholique” (ce que je ne crois pas un instant).
…athée gauchiste, fouettant sa culture, la rendant responsable de tous les maux, antisémite raciste et anti-américain primaire, certainement….
…agenouilleur de tapis le cul en l’air, peut-être bien…
…le genre qui est pire que le pire des barbus. Ecoutez le dire du “Monsieur” Ben Laden!
Pauvre gars, avec des types comme lui on n’a plus besoin d’ennemis!
…c’est vrai, au Liban le hezbolha à beaucoup de sympathie parmi une certaine catégorie de la population tant il l’arrose de dollars imprimés en Iran…