August 16, 2005
Nous sommes tous Juifs israéliens
Dés demain, conformément à la décision d’Ariel Sharon, Tsahal entamera les évacuations forcées des villages israéliens de Gaza. Après cela, quelques hectares de terre «sainte» de plus seront judenrein.
Les divers acteurs qui comptent plus ou moins, à Gaza, ont déjà annoncé leur intention de poursuivre leur effort «jusqu’à Jérusalem». Comme en 2000, le Parti d’Allah décrit ce geste d’Israël comme une retraite devant une violence légitime.
Il est donc plus que probable que les groupes terroristes continueront leur besogne. Même les analystes les plus tendres pour les terroristes palestiniens ne s’attendent pas à une amélioration.
Israël déloge des milliers d’habitants de leur foyer. C’est un geste concret, fort, douloureux au possible. Un geste unique dans l’histoire. Et avant même qu’il ne soit accompli, le consensus est total: il n’y aura aucune amélioration.
Les seules «solutions» envisagées évoquent un très lent processus de détente du côté palestinien conditionné par d’autres retraits israéliens, par l’absence de ripostes aux inévitables futurs attentats, suicides et autres, et par l’intégration des groupements terroristes dans le tissu politique palestinien, puis dans l’État palestinien.
Au terme de ce processus, Israël, un État démocratique où chacun – Juifs, Chrétiens, Musulmans, athées, et autres – peuvent résider, serait censé vivre en bon voisinage avec un État arabe palestinien qui, comme tous les autres États arabes, religion islamique oblige, ne tolère pas la présence juive sur son sol, ne respecte ni les libertés individuelles, ni les droits de l’homme, ni l’égalité des sexes et dont une frange politique non négligeable continuera d’en exiger la disparition pure et simple.
La disparition pure et simple.
