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L’éternel retour du djihad

Toutes les lois, divines ou pas, contiennent des injonctions violentes. Seules les lois des pays démocratiques les plus civilisés ne prévoient que des peines dont les âmes sensibles n’ont jamais vraiment à s’émouvoir. Mais celles de l’Islam possèdent des particularités qui les rendent extrêmement dangereuses.

Source divine
Toutes les lois islamiques sont censées provenir plus ou moins directement du Dieu créateur. Certes, toutes les lois, même occidentales, se réclament de Dieu à un moment ou un autre de leur histoire. Mais celles de l’islam sont les plus proches de Dieu qui soient: elles proviennent de la parole même de Dieu et sont donc extrêmement difficiles à adapter, voire impossible lorsqu’elles sont parfaitement claires. Dans certains cas, en effet, l’interprétation est permise, mais uniquement sur des points prêtant à interprétation et dans la mesure où ce processus d’adaptation (ijtihad), en ce moment interrompu, pourrait être repris. Mais les éléments qui posent problème – tels que les ordres de tuer les infidèles – n’ont pas à être interprétés: ils sont présents en langage clair, comme autant d’injonctions divines. À cela s’ajoute l’ordre, divin également (III:7), de ne considérer comme obligatoires et licites que les versets du Coran dont le sens est parfaitement clair. Les versets prêtant à équivoque sont en effet décrits comme étant volontairement impossible à comprendre, outre pour Dieu lui-même, afin de perdre les égarés.

Message clair
Les lois les plus agressives de l’islam – tuer, mutiler, exclure les non-Musulmans – sont des ordres directs on ne peut plus clairs et maintes fois répétés dans l’ouvrage central des Musulmans, le Coran. L’Islam porte en son cœur même un effort de prosélytisme ultime. Le nombre de versets du Coran consacrés à cet effort, au châtiment des non-Musulmans, à l’exhortation des fidèles à répandre la religion islamique au prix de leur vie (avec à la clé les meilleures places du paradis islamique) et l’insistance quasiment obsessionnelle des psalmodies coraniques sur ce point, tout ceci renforcé encore par la bonne compréhension de la principale sourate coranique, la première, rendent impossible toute adaptation au seul niveau de l’interprétation juridique. En effet, quiconque lit le texte se sent porté par un ordre direct de Dieu à répandre l’islam dans le monde. Aucune interprétation ne pourra changer cela. Un Islam qui serait tolérant à cet égard ne serait tout simplement plus l’Islam des textes, du Coran, de la parole divine révélée par Mahomet, et devrait entrer en concurrence avec celui-ci. Pour supprimer le djihad, il faudrait donc un autre Coran, dont la force de conviction soit au moins comparable à celle du Coran de Mahomet.

Ni clergé ni repères
Si l’Islam avait une Église, un pape, l’on pourrait rêver de convaincre ses responsables de prononcer un aggiornamento. Si peu probable que cela puisse être compte tenu du contenu du message coranique, encore une fois résolument centré sur la nécessité, à tout prix de répandre l’islam, le projet sera tout de même envisageable. Certains en parlent, d’ailleurs, en considérant les mollahs chiites iraniens comme l’amorce d’un tel clergé. Mais les chiites sont censés constituer 10 à 15% seulement des Musulmans. C’est trop peu. De plus, leurs rites les autorisent à mentir pour répandre l’Islam, si bien qu’une réforme pro-occidentale de leur part manquerait totalement de crédibilité. En outre, rien n’indique que l’expérience iranienne ne se dirige dans cette direction, au contraire. Ainsi, chaque Musulman, en tant qu’individu, se sent le soldat de Dieu, se sent légitimé, dès lors qu’il prie beaucoup et qu’il approfondit l’étude de sa religion, à tuer, à mutiler, à dominer ses semblables. La couche de culture, qu’elle provienne d’une nation dominée ou non par l’Islam, disparaît alors très vite devant cet appel de la foi, l’appel au djihad. Et aucune autorité morale terrestre ne peut concurrencer cela.

Confirmation historique
L’Islam est à la base une religion conquérante. Son prophète a mené des dizaines de campagnes militaires. En fait, dès qu’il eut réuni un nombre respectable d’adeptes, il consacra tout son temps à la guerre (9 campagnes par an en moyenne). Et ce ne sont pas là des interprétations discutables. Les apologistes de l’Islam veulent voir dans ces affrontements autant de légendaires victoires accompagnées par des cortèges d’anges, tandis qu’un examen plus objectif laisse entrevoir d’horribles boucheries et brigandages sans la moindre trace d’honneur, mais personne ne nie les activités militaires de l’Islam des premières années. C’est impossible, toutes les sources originales en tirent gloire. Certes, les discussions sur les guerres islamiques s’embrouillent très vite sur la question des responsabilités, du premier outrage. Mais aucun Musulman ne saurait contester la soif de violence dont l’Islam a fait preuve sur de quelconques bases historiques – la contestation ne porte jamais que sur des questions de justification. Et, en dernier recours, Dieu est toujours là pour trancher. De préférence à la nuque.

Absence de contestation
Jamais un Musulman n’a contesté le message central de l’Islam – le djihad – de manière ouverte et efficace sans en mourir très vite. Mais il est permis de faire croire qu’on le souhaiterait. Les soi-disant modérés modernes sont le plus souvent des hommes habiles, de fins psychologues, qui cherchent à tromper les Occidentaux peu habitués à ce genre de ruses en les payant de mots. Mais aucun d’entre eux ne contestent le contenu du Coran, jamais – au mieux, ils le nient ou évoquent de fallacieux espoirs d’interprétation – après, plus tard. Or c’est dans le Coran que se trouve la motivation essentielle à tuer, mutiler, dominer «l’autre». Et que vaut la parole d’un menteur habile, pour un Musulman, contre celle de Dieu révélée dans le Coran? Rien.

Inanité fondamentale
Si l’Islam était une vraie religion, avec une vraie culture, de vraies valeurs d’écoute et de médiation, une philosophie respectant et aimant l’humanité telle qu’en elle-même, une éthique évoluée, nous pourrions considérer les oppositions à sa progression comme autant de manifestations de simple intolérance. Mais l’Islam, au fond, n’est qu’un crime. Et l’Islam revient toujours au crime de ses origines. Ainsi, rien ne permet d’espérer qu’une société islamique pourra jamais produire une cohabitation harmonieuse entre les êtres, même nous devions être tous des Musulmans un jour. Le monde n’a aucun avenir avec l’Islam, si ce n’est le chaos et la barbarie. À moins bien sûr qu’un calife parfait et éternel ne descende du ciel.

Aggravation récente
Tout cela pourrait encore être considéré comme négligeable si l’incitation à la haine et à la destruction véhiculée par les écritures coraniques n’était plus qu’un mauvais souvenir, que seuls quelques rares fanatiques rallument de manière ponctuelle, sporadique, désorganisée, isolée. Mais l’Islam grandit, et avec lui le terrorisme, la rancœur, la haine, les violences de son message central. Comment pourrait-il en être autrement? Depuis 1400 ans, le message de Mahomet – haïr les Juifs, mépriser les Chrétiens, islamiser le monde, châtier sans pitié tous les infidèles, au nom du Dieu le plus grand (Allahou Akbar) – est resté intact. Ce message est l’arme parfaite du crime lui-même. Celui qui le lit y trouve une motivation et une justification ultimes à terroriser le monde et ceux à qui ce message ne plaît pas ne bénéficient pas, par définition, d’une motivation suffisante, si ce n’est par la vigueur alors du moins toujours par la durée, pour s’opposer aux premiers. Dans un contexte de guerre, les Musulmans convaincus partent donc gagnants, et nombre de ceux qui comprennent cela préfèrent les laisser dominer. Il en a toujours été ainsi. C’est là la meilleure matérialisation, la plus achevée, du combat entre le crime et la vertu. Ainsi, dès lors que l’Islam grandit, peut importe par quel moyen, son noyau dur grandit avec lui et son influence aussi. Et le crime s’installe. Et c’est ainsi que le monde islamique croît, regorgeant de jeunes gens à l’âme polluée et à l’avenir tronqué, fascinés par ce crime ultime que leur religion leur livre sur un plateau de faux argent: le djihad.

Point de non retour
Aujourd’hui, il semble qu’il ne sera plus possible de simplement rafistoler le problème que pose l’Islam. Il faudra le résoudre ou en mourir. La dernière idéologie aussi potentiellement (et réellement) meurtrière, le communisme, pouvait être contenue, jusqu’à l’effondrement qui révéla ses chimères, car elle s’accrochait encore à certains territoires matériels. Mais l’Islam a moins encore de frontières physiques. Il voyage presque uniquement par les âmes, les convictions, l’information. Et rien ne se répand aussi aisément que l’information, aujourd’hui. Ainsi, si nous autres, les gens de notre temps, sommes dignes de notre avenir, nous allons sans doute avoir l’occasion de le prouver. Comme dans ce combat éternel où se rêvent les chevaliers de tous les âges, il s’agit de confondre le crime en révélant l’illusion qui lui sert de corps visible. Alors, il disparaîtra. Et le souvenir pourra nous protéger de son retour.

Il faut faire toute la lumière sur l’Islam, sinon ses ténèbres pourraient bien nous étouffer tous, cette fois.

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