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Résoudre le paradoxe de l’Islam

L’Islam, c’est si compliqué, n’est-ce pas. L’examen d’un livre consacré au fondateur du pire mouvement islamiste radical de notre époque, censé constituer le berceau intellectuel et moral d’Oussama Ben Laden, en fournit un exemple fascinant et instructif à la fois.

Ibn Abd al-Wahhab (1703–1792), qui donna son nom au wahhabisme, était un homme bon, raffiné, humaniste, attaché aux valeurs les plus élevées de la foi et de la justice, un promoteur des droits des femmes, un adversaire du shirk, un brillant réformateur, un partisan tant de l’interprétation moderne et raisonnée des écritures que du rejet du taqlid, bref un Musulman modéré modèle, nous dit en substance Natana J. Delong-Bas dans Wahhabi Islam, un livre récemment interdit par Al-Azhar en Égypte.

Reprenons: le fondateur du mouvement islamiste bien connu pour professer la version de l’Islam la plus rétrograde et littérale que nous subissions actuellement, celle qui domine les lois du pays le plus religieusement intolérant du monde, cet homme aurait été un modèle d’intelligence subtile, de compréhension approfondie des plus fins ressorts de la foi et de la théologie, un grand connaisseur des moindres nuances du monothéisme à travers les âges et les consciences, un homme de science (contre l’astrologie, pour l’astronomie), de bon sens (pour la foi, contre la superstition), de travail assidu (ses œuvres remplissent 14 épais volumes), qui consacra des années à l’étude minutieuse des pensées et des attitudes humaines à la lumière du meilleur de la foi révélée par l’Islam. On en pleurerait presque, tant cet homme, à travers la verve maîtrisée et les compétences linguistiques de l’auteure, semble rayonner de sagesse et de grandeur d’âme.

Oui, Ibn Abd al-Wahhab ne s’attachait pas à la lettre, mais à l’intention. Il puisait dans une mise en contexte particulièrement approfondie la substance même du message divin ou théologique. Il cherchait toujours à réaliser un équilibre stable dans ses considérants juridiques, et il y parvint au point, par exemple, de ne jamais devenir ni littéraliste ni misogyne en traitant des questions de sexes dans ses écrits – ou plutôt «il tendait à placer davantage de pouvoir entre les mains des femmes que ne le faisaient généralement les autres juristes. (Il) œuvrait activement à donner de l’autorité aux femmes par la sensibilisation à leurs droits et par l’application de ceux-ci.»

Naturellement, Ibn Abd al-Wahhab voyait dans le djihad une série d’efforts de toutes sortes vers la piété parfaite. Quoique l’auteure peine visiblement, malgré toute sa maîtrise de la rhétorique explicative («les facteurs de motivation du djihad doivent être la piété et la dévotion») et de l’omission astucieuse («le meurtre délibéré de femmes et d’enfants innocents, nés et à naître, est strictement interdit» – mais on ne dit pas qui est «innocent»), à cacher les fleuves de sang du djihad («en d’autres termes, pour [les non-combattants], seule la résistance au message religieux constitue un motif valable de les tuer, et seulement s’ils refusent d’entrer en relations contractuelles avec les Musulmans») et le racket avilissant (jizyah) imposé à ceux qui refusent d’abdiquer leur foi en faveur de l’Islam. Mais la tentative est bien enlevée, le propos est rapide et léger, la thèse paraît solidement ancrée – les pré-convaincus seront ravis.

Et, poursuit-elle, si, aujourd’hui, le wahhabisme est la première source de fanatisme religieux et la justification moderne du djihad mondial, ce n’est guère, finalement, que par une sorte de regrettable paresse intellectuelle. En effet, elle, et quelques autres penseurs, ont su reconnaître le message de paix et de retenue d’Ibn Abd al-Wahhab, que les oulémas, dont il regrettait d’ailleurs le peu de connaissances du Coran et des traditions, n’ont hélas pas respecté. Et d’ajouter quelques anecdotes et autres parallèles historiques démontrant qu’une réputation est souvent basée plutôt sur l’imagination des masses peu érudites que sur les réflexions sophistiquées de savants patients et persévérants. Puis d’approfondir différentes exégèses djihadiques pour soutenir sa thèse selon laquelle l’attitude du fondateur du wahhabisme était empreinte d’esprit de défense et non d’ambition conquérante. Et d’exclure, par une étude comparée de leurs discours, que les théoriciens modernes du djihad, tels que Sayyed Qutb ou Ben Laden, se soient jamais vraiment inspirés des œuvres d’al-Wahhab, car ils furent ou restent trop profondément impliqués dans les imbroglios sociopolitiques spécifiques de leur temps. Aujourd’hui, conclut-elle, il est urgent de revenir aux al-Wahhab originaux et véridiques pour contrer le message déviant des Ben Laden.

Et ce livre, qui révèlerait les qualités cachées du fondateur du wahhabisme, est aujourd’hui interdit par certains des plus fameux gardiens de l’Islam avec un grand I: les dignes savants de l’université-mosquée égyptienne d’Al-Azhar.

Que peut-on en penser?

D’abord, que l’Islam officiel ne partage pas le point de vue de l’auteure. Il n’est pas exclu que sa vision idyllique soit répandue parmi les «simples» Musulmans, et on sent que l’auteure le souhaite ardemment, à défaut de pouvoir l’affirmer de manière péremptoire, mais si une réforme de l’Islam devait être tentée sur la base de telles approches, comme l’ouvrage y invite, il faudrait que ce soit contre, ou tout au moins malgré les principaux dirigeants islamiques actuels. À moins de les convaincre au préalable, bien sûr.

Mais la thèse de l’auteure est-elle soutenable? Si le propos est agréable en soi – il est gratifiant de se préparer à simplement rectifier des erreurs d’interprétation –, il reste tout de même quelques doutes quant à son bien-fondé. Après tout, les travaux d’al-Wahhab, le fondateur d’un mouvement de très grande envergure, ont certainement été lus par des milliers de gens intelligents. Et il n’est pas exagéré de dire que le résultat concret de ses enseignements ne laisse nullement transparaître l’interprétation qu’en fait Delong-Bas. Pourquoi? Revenons donc à ses travaux.

Il semble évident qu’al-Wahhab ait été un penseur d’envergure. Les textes indiquent un profond niveau de compréhension et une recherche sans doute authentique. Mais, à y regarder de plus près, on peut souvent s’étonner des déductions peu critiques de Delong-Bas, qui semble estimer que la profondeur de la réflexion est toujours proportionnelle à la qualité de la décision et qu’il n’est pas nécessaire ni peut-être même possible de remettre en question le résultat d’une pensée ainsi suivie à la trace. Or cela peut poser problème.

Par exemple, elle souligne la vision finement différenciée de Mahomet proposée par al-Wahhab et explique que, pour lui, le prophète de l’Islam se distingue des autres prophètes à trois égards essentiels dont je vais présenter les deux premiers: 1. «le fait qu’il rompit enfin avec les vieux schémas d’appels gémissants à la paix» pour donner directement aux croyants des exemples d’actions concrètes à entreprendre pour la réaliser; et 2. «il fut le seul prophète qui ne commit jamais aucun péché de désobéissance envers Dieu».

Dans le premier cas, on peut se demander si la manière ne joue pas aussi un rôle? Et si la manière ne convient pas, ne répand pas la paix, de tout évidence, que faut-il penser de l’initiative elle-même? Le fait que Mahomet ait laissé d’innombrables instructions couvrant tous les domaines de la vie privée, sexuelle, familiale et sociale n’est positif que si sa mission l’est aussi. Or le wahhabisme concret, par exemple, ne confirme guère cette hypothèse, ni l’évolution de l’Islam, qui, pour regarder les choses en face, n’a jamais passé pour une floraison pacifique ailleurs que dans des rêves d’un passé ou d’un avenir lointain.

Dans le second, il faut douter qu’un homme puisse juger de la qualité de la relation entre un prophète et son dieu, et surtout qu’il puisse s’en prétendre capable avec raison – n’y a-t-il pas là une présomption à ce point exagérée qu’elle en est coupable, ou maladive, quelle que soit la qualité de la démonstration qui la sous-tend (laquelle n’est d’ailleurs pas fournie)? Car en vérité, personne ne sait ces choses. Personne ne sait si untel a désobéi à un dieu. Seul Dieu sait cela. Et untel. Peut-être.

L’auteure semble plus séduite que vraiment éclairée par les délibérations d’al-Wahhab. Comme par exemple quand elle relate dans le détail, pour le justifier, l’épisode à l’issue duquel al-Wahhab fit lapider une femme infidèle. L’histoire voudrait que la femme ait sciemment forniqué et soit venue d’elle-même confesser sa faute à al-Wahhab. Le Coran ne prévoit pas expressément la lapidation en un tel cas: cette peine est prévue par les hadiths. Al-Wahhab choisit de parler à la femme, de tenter de la convaincre de revenir à des mœurs plus chastes. Mais la femme persiste, et revient en faire confession. Al-Wahhab fait examiner la femme, pour savoir si elle a tous ses esprits. Mais elle dispose bien de toute sa raison. Al-Wahhab lui demande si elle a été violée ou a subi quelque coercition? Non, la femme n’a pas été forcée: elle fornique par choix et affirme avoir la ferme intention de continuer. Tant et si bien qu’al-Wahhab, finalement, la fait lapider.

Cette histoire est intéressante car elle permet de pénétrer profondément dans le paradoxe musulman. Nous avons ici une loi, censée venir du prophète, qui prévoit la lapidation des femmes infidèles. Comme cette punition est de toute évidence disproportionnée (sans compter qu’elle fait abstraction de la «culpabilité» des partenaires) et inhumaine, toute personne sainement normale répugne à l’appliquer – cela est universel (on repense bien sûr au trait de génie de Jésus: «Que celui qui n’a jamais péché lui lance la première pierre»). Dès lors, deux voies s’offrent aux puissants: ils peuvent, comme al-Wahhab, tenter de contourner la loi, en faisant valoir, en l’occurrence, qu’il n’y a probablement pas vraiment eu fornication (la femme aurait commis un simple impair, serait folle ou aurait été forcée), ou ils peuvent, comme dans les nations laïques modernes, changer la loi, avec l’accord des autorités responsables.

Al-Wahhab eut pu être contraint, dans la mesure où il ne serait intervenu qu’en qualité de juge, à simplement appliquer la loi, certes, mais il lui appartenait alors ensuite de militer pour la faire changer. Dans l’Islam, cependant, on ne change pas les lois, jamais, on les contourne, parfois systématiquement, et même de manière presque institutionnalisée, mais on garde toujours la loi originale, car elle est divine. Quelles en sont les conséquences?

La femme en question voulait forniquer (malheureusement, personne ne semble avoir eu l’idée de lui demander pourquoi). Elle voulait, voilà tout. Et si une femme veut, en conscience, avoir des rapports sexuels avec plusieurs hommes de son choix, et bien il faut la lapider, car c’est la loi. Voilà la conséquence de la pratique juridique islamique. Et le fait qu’al-Wahhab ait fait précéder la sentence d’une enquête approfondie renforce encore cette fatalité, contrairement à ce que laisse entendre Delong-Bas. En effet, si al-Wahhab l’avait simplement fait lapider sur un simple constat superficiel, il aurait porté lui-même la responsabilité de sa décision. Mais en la fondant ainsi dans la volonté affichée de la femme (en admettant que l’histoire soit vraie), après tant d’études et de questionnements infructueux, il confirmait la règle inhumaine qui prévoit que l’on tue une femme qui se donne sciemment aux hommes. Il y a là une forme de folie, ou d’imbécillité, institutionnelle et juridique, l’entérinement d’une erreur effroyable et pourtant évidente, celle qui consiste à détruire la créature dans laquelle on s’imagine simplement voir le péché, et ceci au demeurant sur la base de vieux textes au sein desquels un examen un tant soit peu objectif a tôt fait de révéler une médiocrité tout à fait indigne.

Et personne, en effet, dans cette affaire n’a été dignement juge, n’a cherché à cerner le préjudice et la solution. Qui était lésé (l’instruction précise que personne ne s’était jamais plaint d’elle)? Le cas échéant, comment le préjudice pouvait-il être réparé? Dans quelle mesure une action volontaire de l’inculpée pouvait permettre de réparer les (éventuels) torts subis? Et l’action de l’inculpée avait-elle aussi eu des conséquences bénéfiques? Dans quelle mesure la communauté pouvait-elle gérer une telle situation afin d’éviter d’avoir à tuer, voire seulement punir un de ses membres? Comment intégrer une telle attitude dans une communauté sans en ternir les valeurs morales, ni en troubler l’ordre public? Comment rendre un jugement qui en même temps confirme les valeurs de la piété et de la chasteté et tolère pour de bonnes raisons la «déviance» d’une femme si courageuse, si exceptionnelle?

Est-il possible qu’une société saine, authentiquement inspirée par Dieu tout-puissant, le Clément, le Miséricordieux, etc. ne sache pas donner des réponses éclairantes à ces questions et doive recourir, au lieu de cela, au massacre d’une femme à coup de pierres en place publique? Non, certainement pas. En tuant cette femme, le théologien accompli que fut (peut-être) al-Wahhab perdait en tout cas son honneur d’homme de foi et de loi. Et Delong-Bas le défend mal en faisant porter le blâme à l’ouléma local dont elle n’indique que les motifs politiques ultérieurs à cette affaire (renverser al-Wahhab). Car en acceptant cette issue, en ne trouvant aucune bonne solution, al-Wahhab avait en effet prouvé aux gens de bon sens qu’il était incapable de gouverner pour le bien du peuple et qu’il fallait le renverser.

Cette anecdote symptomatique de la folie de l’Islam renvoie à d’autres parallèles: celui de la dichotomie entre la réputation et les actes du prophète Mahomet, et celui du fossé, apparenté, qui sépare l’Islam imaginaire de l’Islam pragmatique. Ainsi, à l’image de l’al-Wahhab de Delong-Bas, Mahomet a dans l’Islam la réputation d’un être exquis. Pourquoi? Des générations durant, à différentes époques (entre deux djihads), on ne parla au peuple que des beautés de sa moralité – car il était bien inutile que le peuple sache qu’on pouvait en faire un modèle de révolte. Pour s’identifier au prophète, il fallait alors faire montre des meilleures qualités d’âme qui se puissent concevoir. Et de la foi en cet être d’exception est né un Islam que l’on peut qualifier de traditionnel, pieux, hospitalier, voire paisible. Un bel Islam de carte postale, fondé sur de pieux mensonges.

Et c’est dans ce même esprit que des gens comme Delong-Bas nous chantent les louanges des croyants musulmans. Soit qu’ils y croient, ce qui en fait de dangereux naïfs, soit qu’ils nous trompent, ce qui en fait des traîtres, ils tentent de brosser un portrait imaginaire d’un Islam séduisant qui mériterait de conquérir le monde. Mais si cela pouvait être toléré, voire récompensé, à d’autres époques, où l’on pouvait espérer contrôler le savoir dont disposent ses contemporains jusqu’au point de réaliser un jour quelque miraculeuse catharsis sociale basée sur des croyances faussées, c’est devenu un jeu irresponsable au XXIe siècle, alors que tous les Musulmans peuvent découvrir le profil de chef de guerre sanglant de leur prophète.

L’Islam d’aujourd’hui, comme le wahhabisme d’aujourd’hui, est le plus vrai de tous, celui qui se nourrit le plus directement et le plus largement à ce qui a toujours été ses sources authentiques. Et s’il inspire la haine de l’autre, ce n’est pas par une erreur d’interprétation, c’est parce que l’Islam est une monstrueuse folie à sa base-même. Si les Musulmans le constatent, l’admettent, et dépassent cette déception par un effort créatif, alors ils auront une chance de voir l’Islam apporter la paix dans le monde. Sinon, Allah ne nous apportera guère que ses châtiments.

Comments

  1. minet
    August 28th, 2006 | 5:46 pm

    interressant

  2. September 10th, 2006 | 5:58 pm

    [...] L’histoire du mouvement islamique Al Ahmadiyya, ou plutôt de sa secte dite mécréante, le Qadianisme, fournit un exemple d’un tel effort (abandon du djihad, acceptation de la thèse chrétienne sur la mort de Jésus) promptement considéré comme hérétique par l’Islam majoritaire, qui y voit un instrument des forces ennemies (occidentales) infiltré au sein de l’Islam. Entre parenthèses et pour souligner le côté volontiers paradoxal de l’Islam, cette opinion est également très répandue à propos du Wahhabisme, en fait le sunnisme hanbalite prévalant en Arabie Saoudite, que nombre de Musulmans accusent de même d’être la création des Britanniques, bien qu’il constitue une sorte de pôle opposé du Qadianisme. Mais passons. [...]

  3. December 5th, 2007 | 5:54 am

    L’empire Musulman contre l’an pire Musulman :

    J’ai du mal à décoder certains de tes messsages et me demande s’ils ne relevent pas de la propagande d’incitation à la haine des arabes.

    Un rappel de l’histoire s’impose contre ta version des faits qui me semble plus que douteuse.

    Ce qui distingue les armées croisées des armées musulmanes, c’est que les armées croisées avaient pour seul but l’extermination de la différence et le pillage, alors que les armées musulmanes étaient infiniment plus civilisées et avaient pour seul but de conquérir des peuples à la civilisation au nom d’un Dieu unique universel et universaliste.
    AJM: Non, les croisades visaient à rétablir un passage libre et sécurisé entre l’Europe et les lieux saints. Elles ne concernaient qu’une fraction des territoires conquis par le djihad et, contrairement à ce dernier, n’imposaient pas de manière coercitive et violente un dieu, une religion-loi et une langue obligatoire (tout au moins dominante à tous les niveaux) aux populations.

    Ce qui a signifié pour les musulmans de démontrer aux peuples conquis leurs bonnes intentions à l’aide de la tolérance de la transmission de la civilisation fondée sur un même dieu pour tous, d’une culture écrite à la place des cultures orales, ce qui a eu pour effet des mœurs adoucis et plus de prospérité pour tous, d’ou le succès fulgurant et définitif de toute les conquêtes musulmanes, à une époque ou les combats se faisaient à armes égales puisque blanches.
    AJM: Voilà qui est proprement ridicule. Les Arabes étaient les derniers à passer à la langue écrite, les moins civilisés des peuples de la région, et le Coran n’existait pas encore sous forme écrite alors que ses guerriers dévastaient déjà l’Espagne. L’Islam a été le pire facteur de barbarie de l’histoire connue. Il a certes favorisé provisoirement, ponctuellement, le commerce (notamment d’esclaves, longtemps le principal commerce de cette soi-disant civilisation) et les échanges en imposant une domination commune dans des régions auparavant déchirées par des luttes tribales, mais il y a ensuite systématiquement empêché tout progrès.

    Ce qui explique que ces mêmes peuples conquis à armes égales puisque blanches par les musulmans, les conquérants occidentaux n’ont pas réussi à les conquérir avec leurs armes de destruction massive, ce qui explique que quand les conquérants occidentaux ont mis au point les armes à feu suite aux connaissances héritées de la civilisation musulmane, ils ont continué à faire dans l’extermination, mais cette fois-ci ils ont pu faire dans l’extermination de masse.
    AJM: Les colonialistes ont libéré les populations musulmanes de la charia et cela a généré une floraison culturelle qui a enchanté bien des voyageurs. Seul l’Islam extermine au nom de sa doctrine. Les méfaits des populations occidentales ne sont pas le fait d’une foi centrale, mais d’erreurs ponctuelles. Et les civilisations occidentales les ont reconnues, ces erreurs, contrairement aux tenants de l’Islam, qui nient les leurs aujourd’hui encore, comme des enfants bornés.

    Ce qui explique l’extermination du 1/4 de l’humanité qui se trouvait aux Amériques (100 millions d’êtres humains décimés sur une population mondiale estimée à 400 millions), ce qui explique l’esclavage le plus génocidaire qu’ait connu l’humanité.
    AJM: D’où viennent ces chiffres? En fait, l’Islam a été le principal utilisateur de l’esclavagisme, en se basant sur ses lois religieuses et l’exemple de son prophète, et c’est la civilisation occidentale qui est parvenue à faire interdire cette pratique au niveau mondial.

    Ce qui explique l’enrichissement astronomique de l’occident, les richesses du reste de l’humanité pillées à l’aide des méthodes les plus génocidaires ont permis à l’occident d’asseoir sa puissance définitive. L’extrême dissymétrie des puissances militaires qui en a découlé a permis par la suite de réduire en esclavage 450 millions d’êtres humains avec des fusils sur les tempes à la place des fers aux pieds, le pillage des réserves de pétrole etc…
    AJM: L’Occident est riche de son travail, de ses innovations, de sa réflexion, pas de pillages rendus “licites” par sa religion, comme l’Islam. L’Occident a commis des erreurs, mais il les considère comme telles et tente de les réparer, pas de les nier et de les perpétuer, comme l’Islam. Les réserves de pétrole ont au contraire immensément enrichi les populations souvent primitives qui vivaient sur les terres en question. Grâce au savoir-faire et au travail d’Occidentaux.

    Pour ce qui est de la France si elle n’a pas été conquise par les musulmans, elle ne le doit en rien à Charles Martel dont le mythe a été construit au cours de ce racisme culturel à l’égard des musulmans élaboré à partir du 8e siècle par l’Eglise. La réalité c’est que le froid qui régnait en France a découragé les conquérants musulmans, ce qui explique qu’ils n’ont pas réitéré leurs conquêtes.
    AJM: Et c’est au réchauffement climatique que nous devons le réveil actuel de cet ignoble projet, sans doute?

    C’est dans ce cadre historique que la civilisation musulmane fut anéantie, puisque ses principales richesses économiques et culturelles ont été détruite d’un coté en Andalousie par les croisés et de l’autre à Bagdad par les mongols, les savant ayant également été massacrés.
    AJM: La civilisation musulmane est un mythe. L’Islam agressif et inculte échappé de ses déserts s’est imposé au sommet du pouvoir de civilisations qui existaient déjà et il les a rongées de l’intérieur avec ses lois aléatoires et cruelles.

    La principale erreur de la civilisation musulmane, qui lui a coûté son déclin pour laisser la porte ouverte à l’occupation ottomane et au colonialisme le plus destructeur dont celui anglo-américain depuis 1 siècle, étant de ne pas avoir consacré les moyens nécessaires pour développer sa défense, ce qui passait forcément par l’entrée dans la course aux armements, qui était devenue manifeste en occident depuis que les croisés sévissaient enveloppés d’armures et de cote de mailles, ce qui explique l’ampleur des massacres qu’ils ont pu commettre en orient lors des croisades. Ce qui explique l’extermination des juifs et musulmans d’Andalousie Ce qui explique que nous vivons toujours dans une societé profondemment réfractaire à la diversité culturelle, comme l’explique en vidéo un jeune intellectuel descendant de colonisés suite à son ouvrage intitulé : Discriminez moi
    AJM: En fait, si les croisés ont réussi en partie, c’est surtout parce que les dirigeants musulmans se moquaient bien des terres en question. Les croisades sur lesquelles les hypocrites insistent tant aujourd’hui sont passées presque inaperçues à l’époque dans le monde musulman. Et si les croisés ont commis des massacres, ce n’était pas, au moins, pour obéir à un prophète et à la parole de Dieu, prise au premier degré.

  4. December 5th, 2007 | 6:03 am

    Les Croisades furent une gigantesque tenaille dans laquelle fut encerclé l’Islam entre les Croisés d’Occident, et cent ans plus tard, les Mongols venant de l’Est, au secours des premiers. Il n’y eut aucun traité conclu entre Urbain II et le grand-père de Genghis Khan, mais de fait les Mongols furent l’incarnation du mythologique “Prestre Jean” attendu en ces temps par la chrétienté pour “abattre le Dragon musulman”. “Prestre Jean” s’incarna en la personne de Hulagu, le petit-fils de Genghis Khan, qui vint au secours des Croisés car il fut jaloux de leurs lauriers lorsqu’il les vit à l’oeuvre. Ces lauriers n’étaient pas très catholiques, ils se voulaient “chrétiens”, mais c’était en fait le “christianisme” à la Godefroy de Bouillon et autres Richard Coeur de Lion. Après les massacres commis chemin faisant pour Jérusalem, dont 30.000 Juifs en Rhénanie, ils tuèrent lors de la prise de la Ville Sainte 70.000 Musulmans et Juifs – hommes, femmes, enfants, vieillards – pour ensuite les piller. Comme écrit le chroniqueur Franc de Gesta Francorum qui prit part à la curée, après ce massacre, les Croisés, tout dégoulinants de sang, “allèrent, pleurant de joie, honorer le Tombeau du Seigneur”,
    AJM: En revanche, les Mongols conclurent des accords avec l’Islam, ils se convertirent et combattirent ensuite en son nom. On estime ainsi que les armées d’Allah ont exterminé quelque 80 millions de gens sur le sous-continent indien entre 1000 et 1500. Ces chiffres sont basés sur les textes des Musulmans, qui se vantaient de ces actes, et sur des études démographiques. Comme d’ordinaire, depuis Mahomet, le Musulman croyant invente des théories conspirationnistes pour justifier ses propres exactions.

    “Les défenseurs s’enfuirent à travers la ville (de Jérusalem). Les nôtres les poursuivirent jusqu’au Temple de Salomon où il y a eu un tel bain de sang qu’on y pataugeait jusqu’aux chevilles. Les Croisés traversèrent la ville en raflant or, argent, chevaux et mulets. Ils pillaient les maisons pleines de richesses. Après cela, heureux et pleurant de joie, allèrent, les nôtres, honorer le Tombeau du Seigneur.”(3) C’est la description de la façon d’”honorer” le Tombeau du Seigneur, faite par un Croisé lui-même.
    AJM: Oui, mais pas pour obéir à Jésus comme les massacreurs musulmans obéissent à Mahomet. C’est pourquoi les Occidentaux ont pu dépasser ce stade, eux, y compris dans leurs lois, sans renier leur religion. Tandis que rien n’indique que les Musulmans croyants pourront devenir civilisés sans abandonner leurs croyances.

    Un historien allemand du XXe siècle écrit :

    “L’assaut fut donné le 14 juillet 1099. Le jour suivant Jérusalem tombait aux mains des Chrétiens. La ville fut totalement pillée, et ce qui s’en suivit fut une vraie boucherie. Tous les infidèles furent tués. Des monceaux de cadavres entouraient la ville et empestaient encore longtemps l’atmosphère. Pas même le Trésor de l’Église du Saint Sépulcre fut épargné.”(4)
    Il est des historiens qui disent, très graves : “Ne tombons pas dans l’anachronisme en jugeant les moeurs du XIe siècle avec ceux du XXe”. Cela est vrai. Jugeons les moeurs des Croisés avec ceux de leur époque mais d’une autre civilisation.
    AJM: L’Occident n’avait rien à apprendre aux Musulmans en matière de massacre systématique. Leur prophète avait déjà béni de tels actes des siècles auparavant, du plus haut des cieux (extermination de la troisième tribu juive de Médine).

    Quatre vingt huit ans après la prise de Jérusalem par les Croisés, consacrée par un carnage, l’Islam reprend sa ville. Et voilà comment l’historien anglais – plus sérieux – Steven Runciman fait la comparaison entre les deux civilisations :

    “Les vainqueurs (musulmans) étaient corrects et humains. Là où les Francs 88 ans auparavant avaient pataugé dans le sang de leurs victimes, pas un seul bâtiment n’était maintenant pillé, pas une personne molestée. Sur ordre de Saladin des gardes patrouillaient dans les rues et les portes de la ville pour prévenir tout outrage contre les chrétiens. Pendant ce temps chaque chrétien s’efforçait de trouver l’argent nécessaire pour sa rançon, et Balian (5) vidait la trésorerie pour rassembler les trente mille dinars promis. C’était avec difficulté qu’on pouvait faire rendre gorge de leurs richesses aux Templiers et aux Hospitaliers (6). Et le Patriarche romain et son Chapitre ne s’occupaient que d’eux-mêmes. Les musulmans étaient choqués de voir le Patriarche Héraclius payer les dix dinars de sa rançon et quitter la ville courbé sous le poids de l’or qu’il transportait, suivi de charrettes chargées de tapis et de vaisselles. Grâce au reste de la donation de Henri II, sept mille pauvres furent libérés, mais on aurait pu épargner l’esclavage à plusieurs milliers d’autres si les Ordres et l’Église avaient été plus généreux. Bientôt deux courants de chrétiens s’écoulèrent à travers les portes de la ville. L’un, de ceux dont les rançons avaient été payées par eux-mêmes ou par les efforts de Balian (5). L’autre courant, celui de ceux qui n’avaient pas pu payer leur rançon et partaient en captivité. Ce spectacle était si pathétique, qu’Al-Adil (7) se tournant vers son frère, lui demanda mille captifs en récompense de ses services. Ils lui furent accordés et il les mit aussitôt en liberté. Le Patriarche Héraclius, enchanté de trouver un moyen si bon marché pour faire le bien, demanda aussi la faveur de pouvoir libérer quelques captifs. On lui en accorda sept cents (8), et cinq cents furent accordés à Balian. Alors Saladin annonça qu’il libèrerait lui-même tout homme âgé et toute femme. Les dames franques qui avaient payé leur rançon vinrent lui demander où elles devaient aller maintenant que leurs pères et maris étaient morts ou captifs. Il répondit en promettant qu’il libérerait tout mari captif, et donna des cadeaux aux veuves et aux orphelins de sa propre trésorerie, à chacun selon son rang social. Sa miséricorde et sa bienveillance étaient en étrange contraste avec les actes des conquérants chrétiens de la première croisade.”(9)
    AJM: Pour Saladin, Jérusalem n’avait pas d’importance (la ville n’est pas mentionnée dans le Coran, la mosquée Al-Aqsa est une simple supercherie politique et tous les lettrés le savaient, et le savent). Mais les richesses des Chrétiens, oui. Seuls furent libérés ceux qui purent trouver leur rançon, les autres ont été vendus comme esclaves ou (les vieux pauvres) laissés à leur sort. Et les richesses de la ville devenaient ainsi musulmanes sans plus de dommages. C’est un acte intelligent, mais pas humain au sens où nous l’entendons.

    C’est après avoir lu cela que l’on devient sceptique concernant ce qui a été écrit sur le “fanatisme des chiens d’Aghar”. Ce que Runciman appelle un “contraste” est le fait que les Croisés trahirent l’Enseignement du Christ, tandis que Saladin respecta celui de Mahomet :

    “Quoi qu’on en ait dit (de Mahomet), l’homme fut bon et généreux. A la prise de La Mecque sa clémence fut plus qu’un acte politique.”(10)
    AJM: En fait, Mahomet avait un accord de paix avec La Mecque, mais dès qu’il a eu réuni suffisamment de forces aguerries (notamment en pillant et massacrant les Juifs de Khaibar), il est entré dans la ville en force, rompant ce traité sous un prétexte quelconque, et y a imposé sa loi exclusive. Cette manière de faire est célèbre dans l’Islam et le nom du traité en question (Hudaibiya) y sert de code pour une fausse trêve, qu’on se promet de rompre dès qu’on aura repris des forces.