November 23, 2006
Le GRIS — ennemi de la civilisation
Le GRIS, Groupe de recherche sur l’Islam en Suisse, organise un cours de formation complémentaire en janvier prochain à Fribourg. Non, j’exagère un peu: l’organisation est en principe confiée à l’université de Fribourg, sous la houlette du prof. Richard Friedli. Mais le second responsable et tous les intervenants annoncés (Stéphane Lathion, Mallory Schneuwly Purdie, Erwin Tanner, Matteo Gianni) à une exception près sont du GRIS. Autant de spécialistes de l’Islam ou des religions en général.
Leur cours s’adresse à tout un chacun (à condition de débourser 550 francs):
Personnel des administrations publiques, des Organisations Internationales et Non Gouvernementales, diplomates, médiateurs, enseignants et toute personne intéressée et concernée par la thématique de l’Islam en Suisse.
Et il vise à:
faire émerger des pistes de réflexion et des propositions concrètes susceptibles d’aider à une coexistence positive entre musulman et non musulman vivant en Suisse
C’est-à-dire à atteindre les buts suivants, que je numérote pour une meilleure compréhension:
- Connaissance des éléments essentiels de la religion musulmane ainsi que des repères historiques indispensables à une bonne compréhension de la réalité de l’islam en Suisse aujourd’hui
- Mise à disposition d’outils et d’éléments d’analyse sur la situation des musulmans vivant en Suisse tant en matière de profils socio-démographiques que de pratiques religieuses
- Prise en compte, grâce à une approche originale de ces questions, des différentes implications liées à une nouvelle situation pour tous les acteurs en présence
- Rendre attentif les participants aux divers aspects juridiques et différents niveaux de résolution des contentieux
- Faire réfléchir les participants au concept d’obligation d’accommodements raisonnables comme outil pour faciliter une coexistence forcée et la rendre positive
Les buts 1. et 2. paraissent purement factuels. Il s’agit en principe d’information brute. Et de cela, toutes les personnes intéressées ont besoin, bien sûr. Mais la limitation de la «réalité de l’islam en Suisse» constitue un sérieux handicap à une information de qualité, vu l’aspect mondial de la réalité islamique. Ainsi, en concentrant le regard sur la Suisse, on obtient une image de l’Islam qui ne correspond ni à la réalité de notre époque, ni à celle de l’Islam en général, puisque l’histoire de l’Islam en Suisse est pour ainsi dire inexistante. D’autre part, rappelons que les connaissances sur cette réalité de l’Islam en Suisse sont essentiellement fournies par, vous l’aurez deviné, une étude du GRIS.
Le but 3. promet «une approche originale». C’est la pochette surprise du programme. Des idées neuves pour tout le monde.
Le but 4. consiste à aborder des questions juridiques. Gageons qu’on n’y apprendra pas que le djihad, offensif également, est une obligation légale pour la communauté des Musulmans, et qu’elle le restera à jamais pour tous les Musulmans alphabétisés qui accordent du crédit aux textes sacrés de leur religion. Gageons qu’on omettra de rappeler que la charia légalise, outre l’obligation de participer au djihad, l’usage de la violence pour imposer la charia, la ségrégation religieuse, les châtiments corporels en place publique et l’esclavagisme.
Mais le clou se situe dans le dernier but, celui qu’on ne lit plus, tant il est enterré en fin de programme. Or c’est le plat de résistance. Répétons-le:
Faire réfléchir les participants au concept d’obligation d’accommodements raisonnables comme outil pour faciliter une coexistence forcée et la rendre positive
Voilà un élément clairement directif s’il en est. Les participants devront se familiariser avec l’«obligation» de procéder à des «accommodements» afin de «faciliter une coexistence forcée». Il n’existe aucunes — aucunes — connaissances empiriques sur la manière de coexister pacifiquement avec l’Islam du XXIe siècle, mais les gens du GRIS veulent présenter comme une obligation le fait d’accorder des concessions aux Musulmans.
Ces gens sont malhonnêtes — de toute évidence, ils sont ou travaillent pour des islamistes, des gens qui veulent imposer la charia en Suisse. Oui, car si Monsieur-tout-le-monde peut certes se tromper sur la nature de l’Islam et la bonne attitude à adopter devant les revendications des Musulmans hors d’Islam, des experts sont des gens payés pour savoir ce qui se passe dans un tel cas. Et pour le découvrir, il faut quitter le cadre étroit de la situation suisse — la spécialité du GRIS, et ce n’est certainement pas un hasard — pour examiner la progression de l’Islam dans les autres pays occidentaux.
Alors, on peut observer que les complaintes perpétuelles des Musulmans, le suprématisme musulman et le terrorisme musulman, toutes choses absolument centrales dans l’enseignement de l’Islam traditionnel, celui qui se réclame du prophète Mahomet, s’aggravent systématiquement à mesure que l’Islam est toléré. Voir Hans-Peter Raddatz pour une explication théorique de ce dernier phénomène par un expert reconnu.
Ce que les Suissesses et les Suisses doivent apprendre, c’est comment éviter que cette idéologie médiévale à l’agonie ne puisse se perpétuer et répandre la zizanie et la barbarie dans nos pays, après avoir ruiné déjà tant de nations. En prétendant apporter des solutions alors qu’ils ne font qu’encourager les gens à accepter l’Islam, les gens du GRIS nous mènent à la catastrophe. Et ils sont trop savants pour être simplement stupides. C’est leur choix stratégique qui s’exprime ici.
Toute leur intelligence, même, est consacrée à camoufler l’effet concret de leur action. En disant par exemple qu’il est bon d’encourager les aspects non politisés de l’Islam, alors que l’Islam lui-même ne connaît pas de différence entre pouvoir religieux et pouvoir politique: celui qui règne dans l’Islam est celui qui impose les lois de Dieu. Ou en donnant à croire qu’il est souhaitable de favoriser un enseignement modéré de l’Islam par le financement de chaires universitaires, alors que les incitations à la haine et au suprématisme se trouvent en toutes lettres dans les textes de référence de l’Islam, qu’ils ont toujours été interprétés de la même manière par tous les chercheurs sérieux et que seule la mise à nu du caractère inhumain et inacceptable des sources mêmes de cette monstruosité d’un passé révolu peut nous en prémunir. Ou encore en sous-entendant que, les Musulmans suisses étant plutôt discrets en matière de religion, il ne peut pas être dangereux de les laisser devenir plus religieux, alors que c’est la pratique même de la religion qui rend les gens fanatiques. Ou encore en attribuant le fanatisme à une propagande politisée, que l’on peut contrer en mettant en valeur l’aspect religieux, alors que cette propagande fait généreusement appel aux convictions religieuses islamiques.
En omettant de signaler ces éléments, ces gens trompent les Suisses. À chaque conférence, à chaque apparition dans les médias, à chaque cours, les gens du GRIS empoisonnent un peu plus la conscience des gens de bonne foi en répandant des platitudes inutiles et de mauvais conseils. Ils sont nos pires ennemis, pires en tout cas que les Musulmans eux-mêmes, qui eux n’ont guère d’autre choix que d’être des Musulmans, justement, puisque leur religion tue ses apostats. Et si nous ne défendons pas nos valeurs avec lucidité et fermeté, et que nous permettons à l’idéologie meurtrière qui anime le projet islamique de prendre possession de nos institutions, de nos médias, de nos places publiques, les Musulmans n’auront aucune raison de nous faire confiance. Dès lors, à leurs yeux, nous sommes le passé, et l’Islam est l’avenir.
Les Musulmans suisses ne peuvent se débarrasser des horreurs médiévales inhérentes au noyau même de leur religion que si nous interdisons catégoriquement toute manifestation publique de cette religion chez nous. Alors, ils auront la liberté d’interpréter leur religion personnelle d’une manière moderne, justement, loin des cultes et des lois mis en place par des brigands et des despotes du Moyen-âge. Comme ont pu le faire de nombreuses communautés musulmanes au cours du temps, d’ailleurs, alors qu’elles étaient laissées en paix par les individus malades de leur âme qui s’appliquent à répandre la religion islamique. Comme le font les gens du GRIS. Car ce ne sont pas les Musulmans qui posent problème, ce sont les gens, musulmans ou pas, qui vantent cette religion dont les lois exigent clairement notre disparition et celle des libertés, des droits, de tout ce qui fait la civilisation.
Et, ouvrons les yeux, l’action du GRIS vise précisément cela: répandre l’Islam — dans les universités, dans les médias, dans les entreprises, partout. Sans le GRIS, les Musulmans suisses sont moins musulmans, avec le GRIS, l’Islam est plus présent.
Il est bien évident qu’un tel projet implique de présenter l’Islam sous un certain jour, acceptable dans le pays concerné. Et c’est pourquoi nous n’entendons jamais ces menteurs professionnels parler des éléments de la religion islamique qui inspirent l’islamisme. Mahomet, l’exemple à suivre de tous les Musulmans, était un coupeur de têtes, un chef de guerre, un assassin, un pilleur, un esclavagiste. Et tous ces actes sont donc légaux dans l’Islam, et même obligatoires. Aujourd’hui comme hier, car ils sont basés sur une vérité censément ultime. Voilà ce que disent les gens qui ont étudié l’Islam et qui veulent défendre les libertés, l’État de droit, le progrès. Ceux qui ont étudié l’Islam et qui passent tout cela sous silence sont les ennemis de la civilisation.
Comments(3)

Retenons ce que dit dans un article remarquable sous tous les aspects Mohamed Kacimi, d’origine algérienne (http://www.liberation.fr/transversales/weekend/209081.FR.php) :
“L’Arabe n’attend qu’une seule chose de l’avenir, c’est qu’il lui restitue son passé” – citation de Jacques Berque.
“Le drame est là : entre l’Arabe tel qu’il se rêve et tel qu’il est aujourd’hui.”
“L’islam fonctionne parce qu’il épargne à l’homme arabe le contact avec le monde réel.”
“Qu’est-ce qu’un musulman, c’est quelqu’un qui ne doute jamais. Un esprit libre suppose un esprit critique, et ces sociétés ébranlées en tout n’attendent pas des esprits qui les remettent en question, mais des esprits qui les confortent dans leurs convictions.”
“Je suis interloqué d’entendre évoquer «la volupté du monde arabe», les Mille et Nuits, à chaque fois qu’il y a une crise; de voir ces quelques penseurs qui nous ressortent les «délices» d’une civilisation qui a produit les harems, et le hammam, et «l’Orient». Ce n’est pas parce que quelques figures ont traversé quinze siècles d’obscurantisme, à cause de quelques moments privilégiés à Bagdad, Damas ou Cordoue, qu’on peut occulter ou, pis, magnifier toute cette histoire de lente décadence qui mène l’homme, aujourd’hui, à ce culte de la mort et à ce déni de l’amour.”
Et encore :
“Toute l’histoire de l’islam et du monde arabe est l’histoire de la mise à l’écart, si ce n’est de la mise à mort des intellectuels.”
Est-ce suffisamment clair ?????????????
[...] … et le terrorisme n’est qu’une exception qu’il n’est pas nécessaire d’expliciter. C’est là en substance ce que Mallory Schneuwly Purdie, membre du GRIS, s’efforce de faire avaler à qui veut l’entendre. Déclaration typique: J’ai discuté avec un agent secret suisse. Il me disait qu’il y avait en Suisse 10-15% de musulmans pratiquants et que dans ce 10-15%, il y aurait un 0,01% d’extrémistes. Soit moins de 300 personnes qui auraient des tendances radicales sur les 310.000 musulmans de notre pays, dont 63.000 en Suisse romande. Tendances qui n’impliquent pas encore un passage à l’acte. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. [...]
[...] Car nous sommes coupables de ne pas être soumis à l’Islam, dès lors que nous avons entendu l’appel. Averroès a très bien expliqué les bases légales de cette attitude, tout à fait normale dans l’Islam, n’en déplaise aux menteurs qui veulent nous vendre un Islam de pacotille. [...]