August 1, 2006
Il faut parler turc aux Syriens!
C’est la solution au conflit actuel entre Israël et le Hezbollah que proposent plusieurs analystes chevronnés, dont Daniel Pipes:
Le gouvernement de Bashar El-Assad devrait être sommé immédiatement de cesser d’approvisionner le Hezbollah; et les futures agressions provenant du Sud-Liban devraient faire l’objet de ce que le Wall Street Journal appelle une «proposition que la Syrie ne peut pas refuser» – c’est-à-dire des représailles israéliennes. Comme l’explique David Bedein dans le Philadelphia Evening Bulletin, «Israël désignerait des cibles syriennes pour chacune des cibles visées par le mandataire de la Syrie». Ces cibles pourraient être constituées d’infrastructures terroristes, militaires et gouvernementales.
Cette approche donnerait des résultats, car l’envergure, la puissance et les aptitudes du Hezbollah dépendent de la Syrie – tant directement qu’indirectement. Et comme le territoire syrien est la seule voie par laquelle l’aide iranienne peut atteindre le Hezbollah, le fait de se concentrer sur Damas offre également l’avantage majeur de restreindre l’influence iranienne dans le Levant. (…)
Rappelant comment une démarche similaire porta ses fruits en 1998, lorsque le gouvernement turc parvint à faire pression sur Damas pour qu’elle cesse de donner refuge à un leader terroriste, le stratège israélien Efraim Inbar suggère très justement que «l’heure est venue de parler turc aux Syriens».
Oui. Cette démarche pourrait même être élargie à la problématique iranienne.
