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La guerre en Israël?

Sérieuse attaque (avec vidéo) ce matin (mercredi 12 juillet) contre Israël, faisant 14 blessés, dont cinq gravement. Ynetnews met en place une couverture spéciale.


Le Hezbollah, qui fait partie du gouvernement libanais, prétend avoir enlevé deux soldats israéliens et exige la libération de milliers de terroristes.

Tsahal réplique, bombarde des ponts.

En début d’après-midi, Israël confime le kidnapping de deux soldats. On signale d’autres blessés (n° d’urgence en Israël: 12 55 141). Détail révélateur:

La chaîne de télévision al-Jazeera a rendu compte de la joie qui a éclaté au Liban et dans les camps de réfugiés palestiniens à l’annonce de “la réussite” du Hezbollah.

Une roquette Kassam tirée depuis le nord de la bande de Gaza s’abat près d’Ashkelon, à proximité d’installations stratégiques. Ni victime, ni dégâts.

Vers 15 heures (heure locale), le représentant de l’ONU au Liban appelle le Hezbollah à relâcher les deux soldats israéliens capturés le matin.

À Beyrouth, on présente les événements comme une agression israélienne.

La communauté internationale (UE, US, UN, UK, Japon, France) condamne l’agression du Hezbollah. Les États-Unis étendent leurs reproches à la Syrie et à l’Iran:

À 18 heures 20, le bilan est de sept soldats morts. Le chef du Hezbollah, Sheikh Hassan Nassralah, dédie l’attaque au peuple palestinien.

Ambiance de fête parmi les Palestiniens: vidéo.

Le bilan est maintenant de huit soldats israéliens tués.

Les habitants du Nord d’Israël, notamment Metoula, située à quelques centaines de mètres de la frontière libanaise, passent la nuit dans des abris – voir le journal télévisé de Guysen.

Des forces libanaises lancent des roquettes Katioucha sur le nord d’Israël: une femme est tuée et cinq autres résidents sont blessés à Nahariya; un homme est blessé à Zar’it. Le Hezbollah a tiré plus de 100 roquettes sur Israël jusqu’au jeudi après-midi.

Israël a maintenant bel et bien deux fronts (et un troisième, potentiel, dans ses prisons). Il faut espérer que la communauté internationale conservera son attitude actuelle envers l’État juif – les condamnations de son intervention à Gaza ont certainement largement encouragé le Hezbollah à organiser l’enlèvement, hier, des soldats israéliens.

Il faut craindre aussi que les États occidentaux se contentent de quelques déclarations creuses suivies d’actes peu judicieux. Comme le soulignent Michael Rubin et Suzanne Gershowitz dans leur excellente étude parue hier (The Evolving Threat: Internationel Terrorism in the post 9-11 Era),

Discussion of root causes can blur the immorality of terrorism and actually encourage the act. No where was this more evident than when, on April 15, 2002, France, Belgium and four other European Union members endorsed a UN Human Rights Commission resolution condoning “all available means, including armed struggle” to establish a Palestinian state.[1] While publicly declaring their opposition to terrorism, six EU members joined the 57-nation Organization of Islamic Conference to legitimize suicide bombing, at least in certain circumstances.

Il faut en outre que les médias comprennent enfin qu’ils ne sont que des jouets pour les terroristes:

Hostage-taking extends media attention and allows reporters to humanize the victim. For journalists, an assassination or bombing is anti-climatic; the press only begins its coverage after the operation has ended. But uncertainty about whether a hostage remains alive creates the suspense necessary for a good story. Terrorists have repeatedly used videos of hostages pleading for their lives in order to seize headlines.

Et surtout, comme le fait aujourd’hui Israël, hélas bien tard et bien seul, il faut agir plutôt que parlementer:

While negotiating may successfully address the short-term objective of freeing the hostage, without exception, it causes terrorism to proliferate. Dialogue is dangerous. The very act of negotiating, whether directly or through intermediaries, legitimizes the perpetrators and the act. On the twenty-fifth anniversary of the U.S. embassy seizure in Iran, many former hostages reflected upon their ordeal. According to David Roeder, one of the captives, “If we had done something other than just walked away [from Iran at the conclusion of the ordeal], I keep thinking maybe, just maybe, we wouldn’t have planted the seed that terrorism is a profitable thing.”[16] Terrorism has been very profitable. Kidnapping of Westerners in Lebanon increased in the 1980s after the U.S. and Iran entered into secret talks to win their release.[17]

Governments have made matters worse by engaging hostage-takers and, in some cases, even paying ransom. The Philippines had previous experience with high profile hostage seizure. In March 2000, for example, Libyan leader Muammar al-Qadhafi paid an estimated $25 million ransom to win the release of priests, teachers, and children seized from a school on Basilan Island. While the ransom may have solved a short-term problem, it compounded the long-term terrorist threat. Within months of receiving the ransom, Abu Sayyaf expanded from a couple hundred to more than a thousand members. The group used the influx of cash to upgrade their equipment. The ransom paid for speedboats and weapons used in subsequent kidnappings.[18]

Mais le plus important est de comprendre l’idéologie qui motive ces actes:

What does Hamas believe? Article 13 of its Charter makes clear:

[Peace] initiatives, the so-called peaceful solutions, and the international conferences to resolve the Palestinian problem, are all contrary to the beliefs of the Islamic Resistance Movement. For renouncing any part of Palestine means renouncing part of the religion; the nationalism of the Islamic Resistance Movement is part of its faith, the movement educates its members to adhere to its principles and to raise the banner of Allah over their homeland as they fight their Jihad.

On ne gagne jamais une guerre, et le djihad en est une par excellence, sans connaître l’ennemi.

Hélas, seuls les États-Unis se sont opposés à la résolution des pays arabes demandant la condamnation d’Israël par le Conseil de sécurité en raison de la menace que Tsahal ferait peser sur les civils palestiniens. C’est à croire que les Occidentaux préfèreraient vivre à Damas ou Téhéran qu’à Tel Aviv ou Jérusalem. C’est une telle erreur.

Mais il reste quelques voix raisonnables. Même dans la grande presse.

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