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Comments(11)
Magnifique reportage et excellent débat (malgré la pudeur islamique de l’historien sénégalais face aux question concernant la contribution de l’Islam dans le maintient et la justification de la traite, ce qui n’enlève rien à son mérite d’avoir osé lever le tabou). Je suis très heureux de retrouver le film ici en intégralité, il nous libère un peu de cet étaux idéologique qui voudrait que seul l’homme blanc occidental ait pratiqué la traite, une référence, j’espère qu’il restera en ligne et pour longtemps, j’ai l’intention d’envoyer des liens à la ronde…
Meilleures
VousHadites?
Je crois simplement que le concept même de culpabilité est étrangère à la culture islamique.
Et c’est parfaitement logique, car en l’absence du concept du pardon, l’aveu de la faute et sa réparation sont chose inconcevable ( surtout pour des actes commis sur des mécréants – et de toute façon, l’esclavage n’est pas considéré en soi comme une faute, donc… ).
Il serait néanmoins intéressant de creuser l’idée du rapport à la faute, à la culpabilité et au pardon en islam.
A priori, la Faute appartient par essence à tout ce qui est non-islamique et il n’existe aucune forme de Pardon qui puisse en atténuer la culpabilité.
En dehors d’un Pardon parfaitement arbitraire que le prophète a dispensé ça et là au gré de son humeur, rien… et encore moins pour les mécréants!
Je serais néanmoins curieux de trouver des textes sur ce propos, car la culture façonne les hommes et un éclairage sur le sujet pourrait au minimum apporter quelques réponses à certaines trivialités de la vie quotidienne.
AJM: Dans l’Islam, le pardon est une récompense de dieu pour l’obéissance. Les mieux pardonnés sont ceux qui ont cru, émigré et lutté avec leurs biens et leur vie (ont tué et se sont fait tués) fisabilillah. 3:157, 3:169, 3:195, 4:100, 5:9, 8:74, 33:35, …
“A priori, la Faute appartient par essence à tout ce qui est non-islamique et il n’existe aucune forme de Pardon qui puisse en atténuer la culpabilité.”
C’est vrai que pour le Kufar (que l’on pourrait aisément traduire par “cafard” pour rendre l’atmosphère “brute de violence” de ce mot), il n’y à aucun pardon. On s’en sort un peu mieux si on à la “chance” d’être “des gens du livre”. Sinon ne n’est pas le repentir qui est demandé, mais la convresion ou la mort, ou tout du moins le mépris le plus absolu.
“Il serait néanmoins intéressant de creuser l’idée du rapport à la faute, à la culpabilité et au pardon en islam.”
Le sentiment de culpabilité et le pardon sont exhalté par le Coran, qui appelle au repentir du Croyant:
« Et ceux qui ont œuvré en mal puis qui après cela se sont repentis et ont cru… ton Seigneur est après tout cela, certes oui, Pardonneur, Miséricordieux ». (Sourate 7 :153)
«Oh, les croyants ! Repentez-vous à Dieu d’un repentir sincère. Il se peut que votre Seigneur vous efface vos faute». (Sourate 66 :8).
« Oui, et Je suis grand Pardonneur pour celui qui se repent et croit et fait œuvre bonne puis se guide ». (Sourate 20 :82)
AJM: Les versets 7:153 et 20:82 sont des extraits d’injonctions s’adressant en fait aux Juifs dans le contexte d’une reprise, par le coran, d’épisodes de l’AT (les deux fois avec Moïse), dans laquelle le coran stigmatise le manque de foi des Juifs. C’est très commun comme critique musulmane des Juifs, mais cela n’a vraiment rien de spécifiquement musulman en termes de pardon.
Quant au verset 66:8, il s’inscrit entre la résolution d’une affaire d’indiscrétion (lire les premiers versets) et ceci:
66:9 Ô Prophète! Mène la lutte contre les mécréants et hypocrites et sois rude à leur égard. Leur refuge sera l’Enfer, et quelle mauvaise destination!
Ce qui indique que le pardon en question concerne soit la pardon des fautes évoquées au début de la sourate, soit le pardon octroyé à ceux qui “mènent la lutte”…
Pour comprendre l’effet de cet ouvrage sur ses lecteurs crédules, il faut en chercher les leitmotivs.
http://imaniatte.over-blog.com/article-4711296.html
Ce qui est demandé avant tout c’est de croire. Donc ce qui est à prendre en compte c’est la limite qui détermine la Faute, qui elle même génère la culpabilité qui mpne au repentir. Et là, si on suit le Coran, la Suna et les Hadites, on a plein d’exemple de ce que le Prophète a fait (Surtout dans les deux derniers textes), et ce qu’il n’a pas fait, et c’est plutôt vaste autant que contradictoire… Croire, à tout pris, et faire croire.
AJM: Pour ceux qui lisent l’ensemble, les “contradictions” s’effacent très vite, voire n’apparaissent pas du tout si l’Islam est leur première culture assimilée. Les juristes classiques, qui connaissaient les textes par coeur, s’entendaient très bien sur tous les points essentiels.
L’esclave croyant lui même disposait de ce privilège, puisque il semble que l’associateur (traduisez les tribus restées polithéiste et fidèle à l’idées des trois filles d’Allah: Al-Uzza, Manât, Al-lat) valait bien moins que lui. Dans cette préfiguration de l’Islam, qui s’est prolongée jusqu’à qu’elle ait été matée, Jésus était alors considéré comme le fils d’Allah. C’est l’objet des versets sataniques. Un tabou polémique à l’image du frère de Jésus dans le Christianisme, sauf que celà touche à la nature d’Allah, et pas à la grossesse imaculée de la Vierge. Qui a valu une condamnation à mort à Rushdie, comme celà ce serait passé dans la Cordoue du XIIème Siècle.
“A priori, la Faute appartient par essence à tout ce qui est non-islamique et il n’existe aucune forme de Pardon qui puisse en atténuer la culpabilité.”
Là, c’est clair, selon le site “www. al-islam.ch” le seul choix:
“” Tout Moukallaf a l’obligation de se convertir immédia-tement à l’Islam, car nous comprenons d’un verset du Qour’an :
«Et Je n’ai créé les Jinn et les êtres humains que pour leur ordonner de M’adorer[2].»
(Qour’an 51/56) ”
«Dis (Mouhammad) aux mécréants que s’ils mettent fin (à leur mécréance), il leur sera pardonné ce qui a précédé.(…)»
(Qour’an 8/38)”"
http://www.al-islam.ch/islam/lecons/Croyance/chap9.htm
[...] Voir l’article intégral chez AJM et aussi ici . A transmettre à ceux que vous savez. VOIR EN LIGNE le film d’Arte sur la traite musulmane et l’esclavage pratiqué par les [...]
Dans la même émission d’Arte, précédent le film ci-dessus présenté, les téléspectateurs ont eu droit à un reportage plus personnalisé. Plongeant directement dans la réalité du quotidien tel qui se vit encore aujourd’hui en Mauritanie :
“L’esclavage, structure encore la société. Ici, des hommes naissent maîtres, surtout des Maures blancs d’origine berbéro arabe. Et d’autres hommes naissent esclaves, surtout des Maures noirs d’origine négro africaine…”.
http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2069730,scheduleId=2064278.html
Un témoignage d’une esclave fraîchement affranchie qui marque les esprits :
- Les gens m’ont dit que la Loi d’abolition n’était pas valable. Que ce qui est valable c’est uniquement le certificat de mon maître.
- Mais pour toi, c’est un papier légal ?
- Oui, c’est la Loi musulmane.
Et le commentaire du militant abolitionniste, musulman lui aussi, soyons honnêtes, qui suit :
“Ici, tout le monde perçoit l’esclavage comme un dogme… (moment d’hésitation) de la religion islamique. Ca, ça vient de l’effet de soumission quasi-religieuse au maître et à l’esclavage… Quand ils désobéissent au maître, ils désobéissent à Dieu…”
Et, il conclut visiblement résigné :
“L’islam n’est pas esclavagiste mais l’islam n’est pas aussi particulièrement anti-esclavagiste. L’islam ne délégitime pas l’esclavage, quand même. L’islam n’interdit pas l’esclavage”.
Et je termine par une note optimiste personnelle. Si une chaîne bilingue comme Arte, connue surtout pour ses penchants pro palestiniens et anti-américains se décide à consacrer 90 minutes d’antenne à un sujet classé “tabou”, c’est que peut-être enfin, quelque part, une prise de conscience plus large est en train s’opérer.
Il y a 20 ans, à mon arrivée à l’aéroport de Tunis avec mon ami, noir et musulman, le taxi m’a apostrophée en me demandant : ” que fais tu, une belle fille comme toi, avec un chien pareil ” ! bon accueil ! et moi qui pensait que les français étaient racistes ! Ensuite notre séjour chez d’autres amis africain n’a pas été particulièrement agréable puisque les gens du quartier où ils résidaient nous lançaient des pierres et nous insultaient…. quelle horreur, une blanche avec des ” esclaves”. J’ai effectivement appris à cette occasion qu’il y avait encore des noirs au sud de la Tunisie qui étaient et se considéraient comme des esclaves.
Je savais aussi que d’autres africains, professeurs en coopération en Algérie, n’osaient même pas sortir de chez eux. Il n’y a qu’au Maroc que tout était “normal” et d’ailleurs nous y sommes allés avec mon ami sans ressentir la moindre anomisité.
Je n’ai pas vu non plus au sud de l’Egype ( Assouan) que les noirs avaient à subir des discrimination, mais je n’y étais qu’en touriste.
[...] Indispensable comme le visionnage de ce documentaire d’Arte sur la Traite orientale, disponible ici, chez Alain Jean-Mairet. [...]
[...] La traite musulmane — au-delà de l’horreur ajm June 7, 2008 [...]
On ne va JAMAIS pardonner à l’Occident d’être coupable de l’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE.
[...] Le début du documentaire martèle de nouveau la culpabilité occidentale. Mais le reste du film aborde frontalement la traite négrière musulmane et inter-africaine. Un effort louable d’Arte. SVP, signaler les problèmes de lecture. Esclavage : les tabous (Lien direct) [...]
Et les Roms dans les Balkans Ottomans,
esclaves jusqu’au XIX eme siecle !?!