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Enderlin / Karsenty — où est le sang?

Voici le sixième billet d’une série (1-2-3-4-5-7-8) consacrée à expliciter l’arrêt, prononcé le mois passé par la 11e Chambre de la Cour d’appel de Paris, qui déboutait Charles Enderlin et France 2 de leurs demandes à l’endroit de Philippe Karsenty. Philippe Karsenty était attaqué en diffamation par les premiers pour avoir critiqué (voir les termes précis ici) le reportage de France 2 selon lequel l’armée israélienne aurait pris pour cible et tué un enfant palestinien au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza, en septembre 2000.

Cet arrêt permet notamment d’établir (voir les premiers billets)…

  1. que le journaliste qui a signé le reportage, Charles Enderlin, n’était pas sur les lieux;
  2. que le reportage ne repose que sur le matériel et le témoignage d’un caméraman palestinien travaillant de manière autonome et seul, parmi plusieurs caméramans professionnels sur les lieux, à avoir filmé la fusillade en question;
  3. que les Palestiniens présents consacraient beaucoup de temps et d’efforts à mimer des scènes de guerre, que les caméramans filmaient d’ailleurs volontiers;
  4. qu’il n’existe pas, contrairement aux affirmations publiques répétées de Charles Enderlin, d’images de l’agonie de l’enfant;
  5. que les balles censées avoir tué l’enfant et blessé son père ont été recueillies par le caméraman de France 2, mais ne sont jamais réapparues.

Ce billet examine les traces de la fusillade sur les lieux et cherche à établir si elles corroborent le récit. Selon l’auteur du reportage,

– L’enfant a saigné pendant plus de 15 à 20 minutes.
– L’ambulance ne peut pas venir, ou arriver pour le sauver, peut-être 20 minutes après que l’enfant ne soit tombé sur les genoux de son père.

Voici la blessure qui a été présentée par les médecins palestiniens comme étant celle de l’enfant:

Et voici tout le sang (encore vermillon sur la première image) qui a pu être photographié sur place, le lendemain des faits (le jour-même, aucune goutte de sang n’a été photographiée ou filmée):

La Cour d’appel n’a pas été convaincue. Le prochain billet traitera des blessures du père.

Billets précédents:
1 Enderlin / Karsenty — le droit de critiquer la presse, à quelles conditions 
2 Enderlin / Karsenty — une déontologie en question
3 Enderlin / Karsenty — le mystère de l’agonie disparue
4 Enderlin / Karsenty — l’actualité mise en scène?
5 Enderlin / Karsenty — où sont les balles?
7 Enderlin / Karsenty — où sont les blessures?
8 Enderlin / Karsenty — où sont les témoins?

Comments

  1. June 14th, 2008 | 10:55 pm

    Mais elle est dégueulasse cette photo… on a apparament ouvert au sclapel?
    Pourquoi pas la photo en entier, pour l’identification? Ca peut être un cadavre? Là ou ils sont rendus… 
    Rien à faire que de dénoncer cette indécence pour le respect et la dignité humaine,  pourquoi cela ne m’étonne pas. Ils font la même chose, dans l’islam,  d’égorger les moutons pour fêter l’Aïd.  Je n’ai jamais pu supporter dans mon enfance ce rituel barbare qui rapelle le sacrifice humain dans le temps ancien. Remarquez bien, qu’on coupe des mains, des pieds, on lapide, on fait des pendaisons, on tranche des têtes au sabre et en public SVP!  Et le plus “C”, c’est qu’on les laisses faire, leur Aïd, en occident, quelle cruauté. 
    J’espère que Charles E. n’a pas été dupe… Il devrait aussi diffuser les exactions islamiques. 
    Un palestien, membre du Fatah caméraman (?) “le renard est dans le poulaillé -aucune confiance-  C’est les docteurs islamisés à Londres.
    Mais il ne vaincront pas le COURAGE exemplaire d’Israël!

  2. islam Go Home !
    June 15th, 2008 | 1:01 pm

    Cessons les tergiversations et les justifications.

    N’a-t-on toujours pas compris que Charles ENDERLIN a de tous temps été  pro-islam, pro-hamas, pro-fatah ?

    Il faut être niais, borgne/aveugle, ou de mauvaise foi pour oser prétendre le contraire…

  3. fingers
    June 15th, 2008 | 5:36 pm

    Personnellement, je pense que le “conflit” palestino-isréalien ne devrait nous concerner que dans la mesure où, comme dans ce cas, les gens sensés nous en informer ne font pas leur travail et tentent, par des manœuvres qui insultent et dégradent leur profession,  d’influencer notre jugement au profit de l’une des parties.

    Au-delà de ce fait, s’en foutre raisonnablement semble être la seule option réellement raisonnable : certains conflits semblent n’exister que parce qu’on les observe et d’autres perdurent dans un désespoir silencieux car personne ne veut les voir.