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L’excision est-elle un problème islamique?

Au départ, non. L’excision est antérieure à l’Islam, elle existe dans différents milieux culturels et religieux et elle est motivée par différentes raisons. Mais seule l’une de ces raisons, aujourd’hui, gagne de l’importance. Toutes les autres causes (ignorance, superstition, attachement à des traditions arriérées) reculent avec l’avance de la civilisation, de la connaissance. Mais les gens qui excisent parce que le prophète Mahomet l’a (est censé l’avoir) expressément permis sont de plus en plus nombreux à pouvoir se référer aux écritures islamiques à mesure que progresse l’alphabétisation et avec elle la connaissance de ces écritures. Ainsi, les mutilations génitales féminines sont chaque jour davantage un problème spécifiquement islamique.

Les Kurdes disent adieu à Saddam Hussein

Entre autres avec les quatre documentaires suivants (sensibles s’abstenir), publiés par PUKmedia.

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UPDATE: Ali Hassan al-Majid, le cousin de Saddam Hussein surnommé Chemical Ali, admet avoir donné l’ordre de détruire des milliers de villages kurdes et de déporter leurs habitants.

Comment la Suisse injecte des millions dans la propagande anti-israélienne

Il semble bien que, malgré les avertissements spécifiques de NGO Monitor, en 2005 (et, par exemple, d’une manière plus générale, de EU Funding), qui ont pourtant motivé une initiative parlementaire signée par 30 députés, la Direction du développement et de la coopération (DDC) a continué de soutenir des ONG douteuses en 2006, comme l’indique ce tableau récapitulatif des projets de la DDC dans les «territoires palestiniens occupés» (copie ici) daté de novembre 2006. Mais il y a bien pire encore.

Ce tableau nous apprend par exemple que deux des ONG dont NGO Monitor avait montré le peu de crédibilité en regard de l’objectif affiché de la DDC sur place («soutenir le peuple palestinien dans ses efforts visant au développement et à la construction étatique et ainsi contribuer à améliorer les chances de paix»), à savoir Al Mezan et ARIJ, continuent de bénéficier du soutien financier de la Suisse, via la DDC. La deuxième pour un montant de 1,53 million de francs, entre 2006 et 2008, ce qui n’est déjà pas rien.

Mais observons donc le montant le plus élevé de cette liste, le premier, tout simplement, celui alloué, entre 2005 et 2007, au Gaza Community Mental Health Programme (GCMHP), soit 2,47 millions de francs. Qu’est-ce donc que ce programme de santé mentale de la communauté de Gaza? Il suffit de lire (je traduis ici de l’anglais et je souligne):

Le [GCMHP] est une organisation palestinienne non gouvernementale, sans but lucratif, créée en 1990 en vue de fournir des services complets de santé mentale — thérapie, instruction et recherche — à la population de la Bande de Gaza.
Depuis lors, la Bande de Gaza — l’une des régions les plus peuplées du monde, dont les deux tiers des habitants sont des réfugiés et la moitié sont âgés de moins de 16 ans — a assisté à d’extrêmes formes de violence et de souffrance, dues à l’occupation israélienne et aux opérations militaires. Cette situation a entraîné des problèmes mentaux d’une ampleur sans précédent dans la Bande de Gaza. Pour davantage d’information: http://www.gcmhp.net/File_files/Crisis Intervention [ce lien ne fonctionne pas]

À l’examen, cette description paraît tout à fait correcte. En effet, toutes les explications (et iciiciici, ici, ici, ici, et jusqu’à quelques dessins d’enfants) fournies par le GCMHP attribuent uniquement à Israël l’origine et la totalité des problèmes mentaux des Palestiniens.

Si la majorité des études scientifiques listées sur le site paraissent valables (on en trouve toutefois que les résumés et il faut douter du sérieux de celle-ci et celle-ci, qui traitent de «prisonniers politiques»; de celle-ci, qui se concentre sur l’effet exclusif de la «violence militaire»; de celle-ci, qui n’indique pas sa méthodologie et n’a pas été publiée; de celle-ci, semble-t-il uniquement subjective et basée sur un échantillon très réduit; et de celle-ci, tout simplement manquante), on ne trouve aucune mention sur ce site des troubles psychiques que peuvent entraîner le terrorisme islamiste (déjà avant 1967, et même bien avant 1948), la guerre civile larvée, les luttes intestines ou encore les crimes d’honneur.

Ainsi, depuis des années, cet organisme, avec son attitude manifestement partisane, répand, sous un mince vernis scientifique, des arguments attisant la haine d’Israël et participe ainsi à l’élan d’idéalisation du terrorisme dans la Bande de Gaza et dans le monde entier, avec entre autres la crédibilité que peut lui conférer le fait d’être subventionné, à raison de plusieurs millions de francs, par un organe gouvernemental suisse, la DDC, qui se targue de favoriser la paix.

Mais en vérité, ce que la Direction du développement et de la coopération du Département fédéral des affaires étrangères helvétique (DFAE) a financé ici est, en tout cas au niveau de l’information, un effort de guerre.

La nouvelle image de Daniel Pipes?


Réorientation radicale
L’expert du Moyen-Orient le plus controversé des États-Unis
est-il en train de s’adoucir?
par Sadanand Dhume
Philadelphia Magazine, Janvier 2007

La première chose qui frappe chez Daniel Pipes est sa taille. Avec ses 195 cm, son maintien légèrement penché et son envergure, il a de quoi ravir un professeur de piano. La deuxième chose remarquable à propos de Daniel Pipes ne devient sensible qu’après une visite dans son bureau tapissé de livres du Forum du Moyen-Orient (Middle East Forum, MEF), le think tank du centre-ville qu’il dirige depuis maintenant 16 ans, un lieu dont les quelques rares ornements comprennent un prix de journalisme de l’Organisation sioniste d’Amérique et une petite image de lui dominant Margaret Thatcher: c’est sa voix, soigneusement et doucement modulée, qui vous oblige à porter sur votre magnétophone un regard anxieux accompagné d’une prière silencieuse.

Ces manières très prévenantes, chez Pipes, ont de quoi surprendre. Tout au long des années, depuis son perchoir du MEF et à travers d’innombrables livres, articles et interventions télévisées, il s’est forgé l’image de l’archétype de l’idéologue sans états d’âme, incarnant le pôle le plus conservateur des débats sur le Moyen-Orient, l’Islam et le terrorisme. Il a appelé au profilage religieux des Musulmans en Amérique et a décrit le conflit mondial contre les islamistes – à savoir les Musulmans qui aspirent à une société gouvernée par leur interprétation de la charia, la loi islamique – comme un «affrontement cosmique dont l’enjeu est l’avenir de l’expérience humaine». Son opinion sur le processus de paix israélo-palestinien se situe, pour reprendre les termes de l’auteur Christopher Hitchens, «légèrement à droite [de celle] d’Ariel Sharon». À une occasion, sur l’émission télévisée Politically Incorrect, l’acteur Alec Baldwin apostropha Pipes en ces termes: «Vous semblez vraiment soutenir toutes les idées cryptofascistes.»

Cet après-midi du début d’octobre, Pipes vient juste de terminer un article pour le New York Sun – un quotidien dans lequel il a une colonne régulière – consacré à un groupe de chauffeurs de taxi musulmans de l’aéroport international de Minneapolis-St-Paul, qui ont exigé le droit de refuser les passagers transportant de l’alcool. Au lieu de simplement annuler leur permis ou de les prier de renoncer aux courses en question, les autorités de l’aéroport envisagent un compromis: les chauffeurs seraient autorisés à placer une enseigne lumineuse supplémentaire sur le toit de leur véhicule signalant s’ils sont disposés à transporter de l’alcool. «Du point de vue de l’aéroport, cette solution est tout à fait satisfaisante», explique Pipes. «Les passagers ne sont pas laissés en plan. Les chauffeurs de taxi sont satisfaits. Mais d’un point de vue plus large, cette démarche a de très profondes implications: dès lors, à travers ces deux enseignes, la charia est appliquée à l’aéroport de Minneapolis. (…) Imaginez tous les gens que ces chauffeurs pourraient refuser de prendre – Hindous, homosexuels, couples non mariés. (…) Où s’arrête-t-on?»

Le message est rythmé et fourni sur un ton mêlant l’indignation muette à un enthousiasme communicatif qui, l’espace d’un instant, confère à Pipes et à ses 57 ans l’allure d’un adolescent. Le phénomène illustre bien aussi la méthode de Pipes: le fait de poser des considérations à première vue anodines dans un contexte politique plus vaste, l’infatigable accumulation de détails dont la mise en commun crée un crescendo vers une conclusion qui flirte avec l’hyperbole sans rien sembler sacrifier à une logique irréprochable. Lorsqu’il en a terminé, il est permis de s’inquiéter un moment de voir Minneapolis et Saint-Paul ressembler peu à peu à Téhéran.

Ce talent rhétorique est l’une des raisons pour lesquelles Pipes – directeur d’un laboratoire d’idées peu connu et auteur de 14 ouvrages dont la plupart ne seront jamais lus par le grand public – est parvenu à occuper une position presque mythique dans l’espace idéologique où des gens sont payés pour débattre de la politique étrangère et de la sécurité nationale post-11 septembre. Son approche directe et sans gants de l’Islam radical ravit ses fans et enrage ses ennemis de Peoria [NdT: ville de l’Illinois connue, aux États-Unis, pour offrir une qualité de vie exceptionnelle] au Pakistan. Lorsque l’affaire des caricatures de Mahomet faisait des gorges chaudes un peu partout dans le monde, l’an passé, le magazine de gauche CounterPunch s’avança jusqu’à attribuer à Pipes une partie de la responsabilité de la commande de ces caricatures par un journal danois. Lorsqu’une organisation musulmane britannique décida de créer le prix de l’«Islamophobe de l’année», il figurait parmi les prétendants sérieux (aux côtés d’autres candidats américains tels que George W. Bush et Condoleezza Rice.) Son site Web personnel, danielpipes.org, attire trois millions de visiteurs par an, selon Pipes.

Mais, cinq ans après le 11 septembre, cinq ans après être devenu à la fois un habitué de Fox News et un visage familier sur CNN, Pipes fait face à un nouveau défi. En effet, si ses opinions sur l’Islam radical ont peu changé depuis son accession à la classe des experts de prime-time, le débat sur l’Islam a connu une évolution spectaculaire aux États-Unis. Et bien que Pipes continue ses joutes contre ses adversaires gauchistes de toujours – des universitaires aux médias en passant par les Églises protestantes –, il est également préoccupé aujourd’hui par une vision de l’Islam issue de la droite et selon laquelle la religion elle-même, ou plutôt l’idéologie radicale qu’elle a engendrée, est intrinsèquement hostile aux idéaux occidentaux. Pour la première fois, l’homme qui a longtemps été le penseur le plus polarisateur du monde dans ce domaine, assume un rôle bien peu habituel pour lui – celui de l’appel à la retenue.

Pipes a recours à un raccourci qui saisit bien sa vision des choses, sans toutefois l’expliquer vraiment: «L’Islam radical est le problème; l’Islam modéré est la solution.» Selon Pipes, il existe une différence nette entre l’Islam en tant que la religion et l’islamisme en tant qu’idéologie. Dans la première, Pipes voit une foi ancienne pour laquelle il a toujours professé le respect. Mais il considère la deuxième comme une série de croyances dont les adeptes cherchent à créer des sociétés basées sur un système politique, social et légal – la charia – qu’il qualifie de misanthrope, misogyne, antimoderne, antichrétien, antisémite et terroriste, pour ne citer que quelques éléments d’une longue liste de qualificatifs déplaisants.

En 2007, cela ne semble pas particulièrement radical. Même le président Bush a fait état d’une différence entre l’Islam et ce qu’il a appelé «l’islamofascisme». Mais la réputation de Pipes – tant auprès de ses admirateurs que de ses détracteurs – résulte du fait qu’il parlait des (ou, comme diraient certains, qu’il était obsédé par les) Musulmans radicaux longtemps avant que la plupart des gens ne prennent seulement conscience de l’existence de ce problème.

Pipes aborda le sujet à l’université. Fils aîné de Juifs polonais qui parvinrent à fuir l’Europe au début de la Deuxième Guerre mondiale, élevé à Boston, il souhaitait devenir mathématicien. Mais, après sa deuxième année à Harvard – où son père Richard enseignait l’histoire russe –, il réalisa qu’il n’avait pas les aptitudes nécessaires pour dominer ce domaine. Il décida alors d’étudier l’histoire islamique, pour laquelle il avait développé un intérêt à la suite de voyages au Sahara et au Sinaï. Ses années d’étudiant laissèrent aussi une autre marque sur son existence. Pipes entama ses études dans un esprit plus ou moins apolitique, mais il les termina avec la certitude d’être un conservateur. Il ne se sentait aucune sympathie pour ses collègues étudiants qui accaparèrent les locaux de l’université en 1969 pour protester contre la présence du corps d’officiers de réserve de l’Armée américaine sur le campus et il se souvient avoir demandé à haute voix pourquoi ses camarades de classe refusaient ainsi des repas et des cours qu’ils avaient payés.

Après ses études, il passa deux ans à apprendre l’arabe au Caire, dont il fréquenta aussi bien les salons de l’élite urbaine que les ruelles et les cafés où est né l’islamisme moderne. Puis il retourna à Cambridge pour décrocher son doctorat en histoire islamique médiévale. Mais, juste comme Pipes terminait sa thèse, l’ayatollah Khomeiny lançait la révolution iranienne et peu de gens aux États-Unis étaient capables d’expliquer ce qui se passait. Pipes était l’un deux et il décida bientôt de se concentrer non plus sur l’Islam médiéval, mais sur sa présence moderne.

L’une des raisons pour lesquelles Pipes semble attirer tant de critiques est le fait que, contrairement à la plupart des universitaires, il adopte une approche essentiellement antagoniste du sujet – une méthode qu’il pourrait avoir hérité de son père. Outre un professeur d’histoire russe, Richard Pipes a été un anticommuniste opiniâtre. Daniel Pipes a perpétué cette tradition d’opposition. Dans son deuxième livre, il eut un mot resté fameux pour dire que les savants musulmans avaient «contribué dans une mesure relativement faible» à la compréhension de l’Islam. Plus tard, il lança de sévères avertissements à propos du nombre croissant d’immigrants musulmans en Amérique. Et même sa manière de définir «l’Islam modéré» est ostensiblement antipathique, clament ses critiques. «Pour lui, quiconque bénéficie de la légitimité du courant dominant de l’Islam ne peut pas être un modéré», affirme Ibrahim Hooper, directeur national des communications du CAIR, le Conseil des relations américano-islamiques. «Pour lui, dès qu’une femme veut porter le voile, c’est le début du déclin de la civilisation occidentale.»

Au début des années 1980, Pipes enseigna à l’université de Chicago, à Harvard et au Naval War College, mais il ne parvint pas à obtenir un poste de titulaire. À l’époque, les études moyen-orientales étaient en plein remaniement et il fut vite clair qu’elles avaient peu de place à offrir à quelqu’un de sa tendance politique: «J’ai fais le tour des possibilités, et le choix était très maigre.» En 1986, il déménagea à Philadelphie pour diriger le Foreign Policy Research Institute, un laboratoire d’idées fondé en 1955 par Robert Strausz-Hupé, un émigré viennois résolument anti-totalitariste. Huit ans plus tard, Pipes créa le Forum du Moyen-Orient sur cet élan.

Selon sa charte, le MEF entend «définir et promouvoir les intérêts américains au Moyen-Orient» et considère que ces intérêts consistent à «lutter contre l’Islam radical, qu’il soit terroriste ou légal; favoriser l’acceptation d’Israël par les Palestiniens; améliorer la gestion des efforts américains en faveur de la démocratie; réduire la dépendance des ressources énergétiques du Moyen-Orient; défendre plus fermement les intérêts des États-Unis face à l’Arabie Saoudite; et contenir la menace iranienne». Le MEF a un budget annuel d’un million de dollars et bénéfice du soutien financier d’institutions telles que la Fondation Bradley.

Pipes vit et travaille à Philadelphie, mais il n’est pas vraiment de la ville. Il n’est un habitué d’aucun des restaurants locaux et il passe ses loisirs plutôt chez lui – avec un livre (P.G. Wodehouse) ou un ergomètre. Cela n’a rien de surprenant. Pipes a construit sa vie en fonction d’une certaine vision du monde. Or cette vision et ses conséquences dans le monde réel exercent une attirance malsaine auprès de certains extrémistes irrécupérables. Et bien qu’il passe une grande partie de son temps à voyager de conférences en tables rondes et qu’il ait passé le plus clair de son temps sous les yeux du public depuis le 11 septembre, il est parvenu à maintenir une frontière presque étanche entre son univers professionnel et sa vie privée. Il refuse d’indiquer le nom ou les activités de ses trois filles. Il préfère ne pas révéler son numéro de téléphone privé et son adresse, si ce n’est pour préciser qu’il habite en ville et qu’il n’a pas déménagé depuis son arrivée à Philadelphie. Pour des raisons de sécurité, il n’utilise pas son propre nom pour appeler un taxi ou une limousine chez lui. Lorsqu’il voyage à l’étranger, il lui arrive de se faire inscrire à l’hôtel sous un autre nom.

Quelques semaines après l’avoir rencontré à son bureau, j’ai croisé Pipes au Centre Nixon de Washington, où il participait à une table ronde sur la guerre d’Irak sponsorisée par The National Interest, le journal de politique étrangère du Centre (Pipes siège à son conseil consultatif). Des images noir-blanc de l’ex-président tapissent les parois de la salle de conférence, qui ne tarde pas à se remplir d’une poignée de femmes et de deux douzaines d’hommes en tenue de soirée dont on devine qu’ils connaissent la capitale du Kirghizstan.

Pipes est impressionnant dans de tels forums. Il allie des connaissances encyclopédiques sur l’islamisme à un talent pour la concision très rare chez un polémiste. Dans le dictionnaire de Pipes, les Occidentaux qui acceptent les restrictions à la liberté d’expression souhaitées par les Musulmans sur, ce qu’ont fait à ses yeux la plupart des médias américains et britanniques en refusant de reproduire les caricatures danoises de Mahomet, respectent les «règles de Rushdie», une référence à la fameuse fatwa iranienne sur l’auteur des Versets sataniques. Il parle d’«éducation par le meurtre» pour désigner le «lent et douloureux éveil des gens au problème de l’islam radical», une évolution qui a passé par le 11 septembre, les attentats du métro de Madrid et les bombes des transports publics londoniens.

Tout critique qu’il soit envers les islamistes ou ceux – au gouvernement, dans les médias ou le grand public – qui refusent de prendre au sérieux la menace posée par l’Islam radical, c’est tout de même en débattant avec ses anciens collègues universitaires qu’il fait l’usage le plus impitoyable de ses facultés. Plusieurs d’entre eux, dont Jessica Stern, de Harvard (qui a qualifié le djihad de «mode mondiale passagère, comme le gansta rap»), figurent d’ailleurs dans un «dossier des idiots» (Idiots’ file) de son site Web, où Pipes collectionne les déclarations remarquablement stupides sur les Musulmans radicaux. En 2002, Pipes créa également un site nommé Campus Watch destiné à mettre en lumière les «échecs analytiques» et les partis-pris politiques du domaine des études moyen-orientales, «à la manière d’une revue de consommateurs, qui évalue un aspirateur pour voir s’il remplit bien son office», dit-il. Dans un premier temps, le site Web a proposé des dossiers sur huit experts de premier plan des études moyen-orientales, ce qui déclencha un déluge de protestations, et plus de 100 lettres de professeurs outragés. Finalement, Pipes supprima les dossiers, mais la fonction d’observatoire de Campus Watch reste intacte. Les critiques affirment que ce projet sent très fort le Maccarthisme. Pipes répond qu’il trouve ironique d’être ainsi accusé de tenter d’entraver la liberté d’expression sur les campus: «Vous trouverez une diversité politique bien supérieure dans le classement de Fortune 500 que parmi 500 experts du Moyen-Orient.»

Les affirmations sans fard de Pipes sur les Musulmans radicaux – notamment son assertion selon laquelle 10 à 15% des Musulmans dans le monde sont des islamistes – lui ont valu peu d’amis dans la communauté des musulmans américains organisés. Il y a maintenant plusieurs années, quelqu’un fit l’acquisition du domaine danielpipes.com et en dirigea le trafic sur une page du site du Conseil des relations américano-islamiques (Council on American-Islamic Relations, CAIR) qui attaquait Pipes. Il dut menacer de lancer une action en justice pour récupérer le nom de domaine, et il reste une aversion mutuelle entre lui et le CAIR. Pipes reproche à l’organisation de se situer dans le mauvais camp de la guerre contre le terrorisme, une accusation que Hooper, son porte-parole, dit être basée uniquement sur des sous-entendus et des associations fallacieuses – «sur ce que ma grand-tante Tilly a fait en 1902». Au printemps 2003, après que le président Bush ait nommé Pipes au conseil de l’Institute of Peace, une organisation non partisane, soutenue par des fonds fédéraux et dédiée à la résolution pacifique de conflits, le CAIR lança une campagne de lettres massive pour tenter de lui faire refuser cette position (que Bush lui accorda tout de même).

Cependant, malgré toute l’attention que Pipes doit à sa soi-disant islamophobie, il a toujours fait la différence entre l’islamisme et l’Islam, entre la religion et l’idéologie. Il reste prêt à bondir à chaque fois que des privilèges sont réclamés pour les Musulmans – des femmes qui veulent le droit de porter un voile les rendant méconnaissables sur la photo de leur permis de conduire, les chauffeurs de taxi du Minnesota – afin d’introduire la loi islamique par la porte de derrière, mais il condamne aussi l’opinion de 40% des Américains selon laquelle les Musulmans devraient recevoir des cartes d’identité spéciales. C’est «illégal, immoral, inefficace, tout ce que vous voulez», dit-il.

Cette démarche, cinq ans après le 11 septembre, le place dans une position nouvelle. Il n’est plus le mouton noir des experts du Moyen-Orient. Le débat a changé et cet homme qui était considéré comme le plus dur des anti-islamistes s’inquiète aujourd’hui de critiques prônant une vision autrement plus noire, celle voulant que l’Islam soit une religion intrinsèquement malfaisante. Pipes n’a pas à chercher bien loin pour constater à quel point la discussion a évolué: les lecteurs de son propre site Web désapprouvent sa vision des choses à 5 contre un. «Je me retrouve maintenant au milieu de ces deux approches – celle pour laquelle l’Islam n’a aucune importance dans ces questions et celle affirmant que la religion en est au cœur même.» Même le CAIR reconnaît, à sa manière équivoque, que Pipes occupe une position différente sur le spectre idéologique. «Daniel Pipes a eu sa période de gloire en tant que premier islamophobe de la nation», dit Hooper. «Bizarrement, aujourd’hui, il est presque dans l’équipe B des islamophobes. Les vraies attaques viennent maintenant de ceux qui affirment que l’Islam lui-même est mauvais et doit être affronté en tant que foi.»

Bien sûr, il se peut aussi tout simplement que moins de gens souhaitent contester les critiques exprimées par Pipes. Cinq ans après le 11 septembre, tant George W. Bush que Tony Blair ont, en termes rhétoriques, évolué dans son sens, dépassant les vagues formules telles que la «guerre contre la terreur» pour des désignations du problème impliquant explicitement l’islamisme. La première réaction à un attentat terroriste ne consiste plus à déclarer que «l’Islam est une religion de paix».

Mais la lutte est loin d’être achevée. Le dernier projet de Pipes, Islamist Watch, «combat les idées et les institutions de l’Islam radical non violent aux États-Unis et dans d’autres pays occidentaux. Il met en lumière les objectifs à long terme des islamistes, s’efforce de limiter leur pouvoir et de renforcer celui des Musulmans modérés.» Le jour de la parution de l’article de Pipes sur les chauffeurs de taxi de Minneapolis, un flot de messages d’indignation, dont plusieurs de Grande-Bretagne, d’Europe continentale et d’Australie, força les autorités à renoncer à satisfaire les chauffeurs. Pipes ajoute qu’Islamist Watch va tenter de reproduire ce succès sur d’autres fronts.

Aide au développement et à la coopération?

Paru dans la presse dominicale d’hier et signalé par objectif-info. Légende originale de l’image:

Une roquette Aqsa dans le salon de Khalil, un membre des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, la branche armée du Fatah, à Gaza, le 23 décembre dernier.

Objectif-Info passe en revue plusieurs aspects: mise en danger de la famille (dont cet enfant) et des voisins (qui servent de boucliers civils); absence de tout signe de détresse économique (contrairement à certaines autres populations, moins accessibles à la presse); déclarations du terroriste dont il faut déduire qu’il lance ces missiles exclusivement sur des civils.

À cela, je pense qu’il faut ajouter que ces gens, sur cette image, profitent, par des voies détournées, au moins au niveau de la propagande qui les anime, de l’argent des contribuables suisses, grâce aux «bons» soins d’un organe de la Confédération, la Direction du développement et de la coopération (DDC), dépendant du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), dirigé par la socialiste Micheline Calmy-Rey. C’est ce que démontrent valablement les recherches d’un organisme, NGO Monitor, qui observe les activités concrètes des organisations non gouvernementales et tente d’influencer leurs bailleurs de fonds en révélant leurs abus.

NGO Monitor pointe ici du doigt trois ONG –  al Mezan, Applied Research Institute Jerusalem (ARIJ) et Dev.tv – financées par la DDC et qui répandent visiblement la propagande unilatéralement anti-israélienne à laquelle s’abreuvent les gens comme Khalil. Et il est intéressant de constater que la DDC ne semble pas vouloir seulement entrer en matière sur les affirmations pourtant étayées de NGO Monitor, comme le montre cet échange de correspondance entre eux.

C’est l’occasion de rappeler l’existence de l’Initiative parlementaire déposée par Oskar Freysinger le 24 mars dernier à ce sujet et dont le mieux est sans doute de publier le texte complet. Car c’est vraiment intéressant:

Texte déposé 

Conformément aux articles 160 alinéa 1 de la Constitution et 107 de la loi sur le Parlement, je dépose l’initiative parlementaire suivante:
La Confédération suisse (par le canal de la Direction du développement et de la coopération) doit cesser de financer des ONG servant de paravent à des activités politiques, voire terroristes. Afin de respecter la neutralité de notre pays quant aux aides financières attribuées aux territoires palestiniens, il faut procéder à une analyse approfondie des ONG et à une sélection des organisations soutenues en fonction de leur impartialité et de leur engagement pacifique.

Développement 

25 pour cent du budget palestinien vient de la communauté internationale, en particulier d’Europe. De cet argent, 4 millions de dollars par mois sont par exemple utilisés pour des terroristes emprisonnés par les Israéliens, ce qui fait 96 millions depuis 2003.
La Suisse contribue à l’aide financière dans les territoires palestiniens en soutenant des organisations non gouvernementales telles que les ONG Al Mezan, ARIJ et Dev.tv. Or, ces organisations ont une position radicalement anti-israélienne et justifient la violence. La Suisse finance également d’autres ONG de ce type par l’intermédiaire de Swisspeace.
Ce faisant, l’agence suisse pour le développement et la coopération viole la neutralité suisse.
Al Mezan, ARIJ et Dev.tv sont des exemples éloquents de cette dérive:
Al Mezan, soutenue depuis 1999, a touché 600 000 dollars de la Suisse depuis 2003. Or, Al Mezan parle de “crimes de guerre” en ce qui concerne Israël, mais ne relève aucun abus contre les droits de l’homme du côté palestinien. Sur son site internet, on est confronté non pas à un discours favorisant les droits de l’homme, la démocratie ou l’établissement d’un état de droit, mais à une propagande purement anti-israélienne et à une justification du terrorisme.
Depuis août 2002, 800 000 dollars ont été versés à ARIJ par la Suisse pour financer ses campagnes politiques dirigées contre Israël.
Dev.tv produit systématiquement des films comme “Bedouin Ghetto”, qui accuse Israël de vouloir détruire le mode de vie des bédouins, ou “La violence quotidienne dans la bande de Gaza”, où il est affirmé que le martyre est le symbole même du pouvoir pour les enfants palestiniens. Israël y est accusé d’être responsable du terrorisme palestinien.
Ces OGN font partie du problème, elles n’aident pas à le résoudre.
Cet unilatéralisme va si loin qu’il est même pratiqué sur le site de la DDC. Jamais il n’y est question des dysfonctionnements du côté palestinien (corruption, terrorisme, etc.), mais le mal est systématiquement dénoncé d’un seul côté.
Voir les liens internet suivants:
Analysis of NGO Funding: Swiss Agency for Development & Cooperation (SDC)
http://ngo-monitor.org/editions/v4n03/SDC.htm
Sur Al Mezan:
http://www.ngo-monitor.org/editions/v4n05/AlMezanBackground.htm
http://www.ngo-monitor.org/archives/infofile.htm#sdc
Letter Exchange link between NGO Monitor and SDC:
Response from SDC Gaza & West Bank office, November 1, 2005
L’Agence suisse DDC soutient une politique anti-israélienne:
French translation of the report, provided by Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (CICAD)
http://www.cicad.ch/E0610E957ABE44648C8F8D42C009D7EE_3A165FE219404F5696C9201E8F6B377E.htm
http://www.eufunding.org/Realpolitik/Nielson4.html
http://www.eufunding.org/accountability/CorruptionInvestigation.html

En substance, la Suisse peut-elle se permettre de financer des messages de haine au nom de l’action humanitaire? Et pourquoi diable est-il seulement possible de poser sérieusement une telle question?

L’Iran est de plus en plus clair. Enfin assez?

Ali Larijani, premier négociateur iranien sur la question nucléaire, hier en Chine:

Nous ne voulons pas obtenir d’armes nucléaires et ferons un usage pacifique de la technologie nucléaire dans le cadre du Traité de non-prolifération. Mais en cas de menace, la situation changera.

À noter que le pourtant très bref article contenant cet avertissement est intitulé: «L’Iran s’engage à un usage pacifique de sa technologie nucléaire». Ynetnews.com (d’où provient l’image Reuters ci-dessus) est plus explicite. Il faut dire qu’en Israël, on se souvient plus aisément de la propagande haineuse répandue par l’Iran et ses alliés — et en fait la quasi-totalité du monde musulman:

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Le nationalisme victimaire et agressif, l’antisémitisme, le révisionnisme, les incitations à la haine envers l’Occident, avec des rappels constants aux dogmes religieux islamiques, qui soutiennent tout cela très aisément, sont devenus les matières premières d’un discours commun en Iran:

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Qui peut encore douter que ces gens, les dirigeants du pays des Aryens, sont en train de se doter de l’arme nucléaire? Et qu’ils n’auront de cesse, à force de propagande et de provocation, de se forger des prétextes à l’utiliser, ou à la fournir à leurs amis, soi-disant en légitime défense?

Aujourd’hui, plus de 60 ans après la dernière tentative d’extermination de la judéité d’envergure mondiale, une grande partie du monde occidental semble vouloir l’oublier, voire se préparer à assister à la prochaine avec bonne conscience. Pour l’instant, cette partie se confond presque totalement avec la gauche politique, où l’on veut trouver l’Islam tolérable, l’Occident foncièrement colonialiste, l’Iran et le Hezbollah apaisables, Israël plutôt regrettable et – seul apport qui ne doive rien à la propagande strictement islamique — l’évolution de la météo absolument primordiale. Tiens, un rayon de soleil vient juste de percer le plafond nuageux.

Comment se sauver du socialisme sans révolution?

La manière suisse romande de traiter les critiques de la fiscalité suisse proférées par un membre du cortège électoral de Ségolène Royal a quelque chose de cocasse.

Avant-hier, la TSR (télévision suisse romande) proposait à un socialiste suisse de répliquer à ces critiques. Et hier soir, pour changer, elle donne la parole à une socialiste suisse, la présidente, pour 2007, de la Confédération, Micheline Calmy-Rey. Au-delà du déséquilibre flagrant des arguments proposés au public à travers un choix d’invités aussi unilatéral (2007 est une année électorale en Suisse, et la TSR a visiblement certaines préférences), la chose est cocasse surtout car si la gauche suisse réalise ses objectifs affichés, il y a fort à parier qu’elle perdra aussi les avantages fiscaux critiqués aujourd’hui en France (et à Bruxelles) au nom même de la gauche.

Car tout ce que veut la gauche d’une manière générale – un système de santé unifié, unique; une harmonisation étatique de l’enseignement et de la formation; de solides protections des travailleurs, appuyées par des syndicats puissants; des dispositifs étendus de redistribution des richesses; une diplomatie axée sur l’apaisement; des projets (volontiers mondiaux) inspirés par des idéaux égalitaristes et écologiques –, la France l’a déjà réalisé. L’État, devenu une énorme machine administrative, y prend soin de tous ces éléments essentiels de la vie sociale jusqu’à devenir l’interlocuteur privilégié des Français pour un très vaste éventail de questions. L’État y est très présent aussi dans la vie médiatique, y contrôle de grands quotidiens, des chaînes de télévision et même une agence de presse. Une préfiguration très fidèle, vraiment, de ce que la gauche suisse prépare à ses adeptes — gageons que l’attrait fiscal helvétique n’y survivra pas.

Ainsi, le courroux vaguement nationaliste des socialistes suisses contre les socialistes français n’est guère qu’une tempête dans une tisane de pensée unique. Car que reste-t-il, dans un tel système, de la droite, la vraie, dont le credo essentiel sur toutes ces questions consiste à restreindre au maximum l’importance de l’État, car elle considère qu’un État trop bien installé est un danger potentiel pour ses citoyens, et pas seulement au niveau fiscal – rappelons que les fascistes, comme les communistes, ont absolument besoin d’un État puissant; ils arrivent donc tous deux au pouvoir en usant, au moins, des charmes insensibilisants du socialisme.

Qu’on y pense, donc, en écoutant ces charmeuses et charmeurs professionnels: quel système d’essence socialiste arrivé à maturité a jamais produit une civilisation innovante, créative, exemplaire — ou seulement viable? Mais surtout, s’il est relativement facile de corriger les erreurs d’un système peu étatisé, et donc d’évoluer, comment revenir d’une erreur socialiste? Que faire en France, par exemple?

Lorsque l’État est le premier employeur d’un pays, le retour à la droite authentique équivaut à fermer un grand nombre des filiales de la principale «entreprise» de l’économie, et c’est en principe aussi la plus protégée, et il faut pour cela contrer un énorme courant d’opinion désinformée par les médias aux ordres de la classe dirigeante, qui décide ainsi de la rectitude politique du moment. Et tout projet participatif, qui respecterait les filières politiques en place, est fortement compromis par la nature même du système: l’État, surdimensionné, devenu terriblement complexe, ne peut plus être gouverné que par des professionnels formés tout exprès dans ce but, et réduire l’État est bien le dernier des intérêts, et la dernière des pensées, de tels spécialistes.

La seule voie salvatrice devant cette aliénation semble alors souvent être la révolution, une voie extrêmement difficile à négocier pacifiquement, surtout en France, où l’on donne si volontiers un grand R à cette rage destructrice. À cet égard, il vaut la peine d’examiner le projet de la Révolution bleue, qui diffuse des chroniques hebdomadaires sur Internet. 

À noter que le projet prévoit (point 2) l’introduction de ce que nous appelons en Suisse le droit de référendum et d’initiative populaires. J’avais participé, en son temps, à l’élaboration de ce programme «révolutionnaire», ou tout au moins à son processus de consultation, et la présence de ces droits est peut-être la trace de mes recommandations. Mais ma proposition consistait en fait à remplacer la révolution elle-même par une lutte politique visant à l’instauration de ces droits. Puis d’imposer les autres points par ce biais. Car je pense que ces éléments de démocratie directe sont indispensables — et suffisants, dans le monde moderne – pour révolutionner une société malade sans trop risquer de blesser les principes de base des démocraties (dignes de ce nom).

Et c’est sans doute grâce à ces deux droits qu’en Suisse aussi, nous pourrons résister, notamment cette année, à l’erreur socialiste. Grâce à eux et à une information non filtrée du public. Et peut-être aussi à certaines remises en question du financement de certains médias, comme la TSR. 

Le Congrès américain vire à gauche

Une cacophonie qui inspire la TSR.

À propos de gauche et de TSR, quelle idée révélatrice, de la part de ces journalistes, tenus par leur contrat avec la Confédération de présenter un reflet fidèle de la diversité des opinions, que de demander à un socialiste suisse de commenter les billevesées d’un socialiste français sur le système fiscal helvétique (et d’ailleurs, tout à la fin, à 02:48, ne dit-elle pas que Montebourg a «déconné»?).

Le mystère des ambulances libanaises enfin levé

Comme le CICR affirme que ses ambulances polyvalentes ont subi des attaques de missiles et que seule l’armée israélienne aurait pu faire une chose pareille, c’est que cela est vrai.

Partant de cette prémisse irréfutable, les experts chevronnés du Democratic Humanist Institute for Multicultural Internationalism (D.H.I.M.I.) se sont rendus au chevet des théoriciens de Human Rights Watch, fort malmenés, et c’est peu dire, pour leur donner un coup de baguette magique bien mérité là où ça leur fera du bien. Veinards.

Obsession sur CNN

Obsession — Radical Islam’s War against the West, le meilleur long-métrage du moment consacré à l’Islam radical (que vous pouvez visionner en ligne avec des sous-titres français ici) a fait l’objet d’une interview prolongée sur CNN le mois passé, réunissant l’un des producteurs du film, Raphael Shore, et Nonie Darwish. À relever que les soldats faisant le salut nazi présentés juste au début de l’interview sont ceux du Hezbollah, téléguidé par l’Iran — le Hezbollah, que la télévision suisse veut nous présenter comme un mouvement de résistants épris de liberté:

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C’est également l’occasion de rappeler que la demande de la diffusion de ce film par la télévision nationale suisse (après qu’il ait été visionné par quelque dix millions de téléspectateurs américains sur Fox) fait l’objet d’une lettre ouverte que chacune et chacun peut signer et commenter, par exemple en réagissant sur ce site ou en adressant un courriel à obsession_sur_la_tsr@ajm.ch.

La bonne nouvelle du début d’année


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Un regard de défi

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Un remix percutant du message anti-djihadique le plus véhément du moment. À connaître. Voir l’original et le texte, anglais/français, sur Libertyvox.

Un regard clair sur les sociétés modernes

Il est britannique, médecin, psychiatre, médecin des prisons, et un auteur beaucoup plus connu que son nom ne l’indique. Conversation au coin du feu:

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