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Le secret des moineaux

Ils forment un ensemble terne et sans attrait, souvent austère, comme s’ils avaient été coulés dans un même moule, prévu à l’origine pour d’autres formes, d’autres couleurs, et qui, peut-être d’avoir trop servi, a perdu toute originalité, toute liberté.

Ils sont volontiers bruyants. Ils se réunissent régulièrement pour crier, sans que rien dans leur environnement ne semble motiver cette ferveur.

Ils sont sans égard. Toujours en groupe, ils chassent efficacement leurs congénères plus colorés et moins vigoureux des sources de subsistance et imposent leur présence dominante.

Ils sont affamés et déraisonnables. Leurs nuées s’attaquent aux ressources dès les semis, jamais n’attendent les moissons, et il faut des trésors de ruse pour, sous leurs yeux, faire pousser de quoi nourrir les siens.

Ils sont sans gêne ni modestie. Ils s’approchent volontiers, pour picorer leurs miettes, de ceux qui, jeunes, trop civilisés ou trop peu éclairés, les pensent nécessiteux parce qu’ils n’hésitent pas à exiger.

Et puis leur regard. Les regarder longuement, c’est comme se pencher au-dessus d’un puit de haine noire. Pas toujours, mais souvent, de plus en plus.

Quel est donc le secret perdu qui les rend si tristes, si intolérants?

Pacifistes?

Lorsqu’une personne habituée à un certain niveau de violence – verbale, par exemple, ou sportive – est agressée dans ce même registre, elle réagit en principe de manière progressive, en tentant d’adapter sa réaction au degré d’agression constaté.

Des adversaires habitués à une lutte loyale cherchent à déterminer qui est le plus fort, et respectent volontiers celui qui parvient à s’approprier ce titre. Il en résulte un affrontement qui peut revêtir un aspect plaisant, du moins aux yeux d’une large part d’entre nous et dans la mesure où les règles en ont été bien définies et appliquées, comme en témoigne le succès des débats politiques et des rencontres sportives.

En revanche, une personne résolument pacifique ne répondra d’abord pas du tout à l’agression. Puis, si la pression augmente, elle s’écroulera ou réagira de manière excessive.

Ce phénomène est à la base du terrorisme organisé, notamment islamique, lequel tente, par des actes de violence d’une barbarie répugnante, de provoquer une réaction intempestive chez un adversaire (démocratique) qui se targue de respecter des valeurs morales élevées.

Ensuite, les organes politiques des systèmes terroristes concernés font passer les barbarismes de leurs amis pour des actes de désespoir ponctuels et présentent les bavures de l’adversaire comme autant de preuves de sa mauvaise volonté, de sa fourberie.

Personne n’est parfait. Réagir correctement à la provocation (terroriste) requiert une force de caractère considérablement plus importante que celle nécessaire à la provocation et à la lutte elle-même.

Or, au niveau social également, l’expérience compte. Prenons l’exemple des Pays-Bas, où les experts peignaient l’été dernier encore une situation quasiment idyllique sur le front de l’intégration des Musulmans hollandais.

Ceux-ci seraient en excellente voie de sécularisation et une claire majorité d’entre eux souhaiteraient la séparation entre la religion et la politique. La société pacifique, très volontiers multiculturelle et tolérante, des Pays-Bas faisait merveille, était-on tenté de croire.

Pourtant, ces mêmes Hollandais ont réagi à l’assassinat d’un seul des leurs, lui-même provocateur notoire (voir son dernier film), par les attaques suivantes, survenues dans les quelques jours qui suivirent les faits (Courrier International/AFP):

  • Sept mosquées ont fait l’objet de tentatives d’incendie (Ijsselstein, Utrecht, Huizen, Breda, Rotterdam, Groningue, Heerenveen).
  • Deux autres mosquées ont été profanées (Rotterdam, Groningue).
  • Une école primaire islamique a subi un attentat à la bombe (Eindhoven).
  • Une autre école primaire islamique a été incendiée (Uden).
  • Cinq églises ont été visées par des tentatives d’incendie (Utrecht, Amersfoort, Rotterdam [deux occurrences], Boxmeer).
  • Deux bureaux d’organisations marocaines ou maghrébines ont été vandalisés (Amsterdam).

On n’ose imaginer les conséquences qu’aurait un véritable attentat terroriste islamiste dans un tel climat pacifique.

Or le terrorisme islamique n’a rien à voir avec des actes ponctuels de désespérés isolés. Les bases et les méthodes en sont établies et éprouvées depuis des décennies. Ses exécutants disposent d’instructions, de support spirituel et logistique, de réseaux plus ou moins informels, encapsulés dans les communautés musulmanes du monde entier.

Et les instruments politiques et étatiques correspondants sont présents aujourd’hui en force au sein même des Nations Unies, dans de nombreuses ONG «de défense des droits de l’homme» et d’innombrables institutions publiques et privées.

Le problème ne disparaîtra pas de sitôt.

Pour donner une vraie chance à la paix, il faut donc s’entraîner à la lutte, apprendre à connaître l’ennemi, à maîtriser les règles de son jeu et changer celles de la guerre asymétrique.

Car refuser de le faire, c’est jouer le jeu des islamistes; car face à de tels ennemis, être pacifiste, paradoxalement, c’est attirer sur soi la guerre et la destruction.

Un État palestinien et la paix? Absurde

De prime abord, il paraît souhaitable que les pourparlers de paix reprennent entre Israël et les représentants de l’Autorité palestinienne. Même les grands dirigeants les moins pacifistes l’espèrent.

Certes, personne ne saurait légitimement nier que la paix doit constituer l’objectif à atteindre. Mais le chemin est-il vraiment la voie? Et au fond, les négociations de paix génèrent-elles jamais la paix entre deux adversaires? Ou ne conduisent-elles pas plutôt à de simples trêves, passagères?

En effet, dans le meilleur des cas, elles permettent d’organiser, de mettre de l’ordre, dans une paix déjà effective, le plus souvent après qu’un adversaire ait été définitivement vaincu. Et dans le pire des cas, elles servent d’intermèdes, dont profite sciemment le protagoniste le plus entreprenant, agressif et rusé pour se préparer à la prochaine attaque.

Or cette dernière éventualité est une tradition bien établie dans le monde arabo-musulman, car c’est sur la base d’un tel accord, habilement mis à profit par le prophète, que son clan a pu s’imposer à la Mecque. Un «accord» auquel Arafat comparait volontiers la diplomatie d’Oslo en s’adressant aux Arabes.

Comment faire pertinemment confiance aux négociateurs d’un peuple dont le narratif fondateur est la destruction d’Israël, dont le personnage mythique central a vaincu ses pires ennemis par le biais d’un accord de paix et dont le plus fameux guide contemporain a lui-même montré ce même exemple?

Bien sûr, tous les Palestiniens ne s’engageront pas dans cette voie, mais ceux qui la choisiront seront sensiblement plus motivés, prêts à de plus gros sacrifices que les autres, et rien ne permet de croire qu’ils ne s’imposeront pas. Surtout si l’on considère le milieu culturel dans lequel baignent les Palestiniens.

Ainsi, entre Israël et les Palestiniens, il faudra qu’il y ait un vainqueur, et un seul. Si les Palestiniens l’emportent, tout indique que la région sera judenrein peu de temps après, comme partout ailleurs dans le monde arabe. Si Israël prévaut, en revanche, de bonnes négociations pourront être entamées et mener à une paix authentique.

En conséquence, négocier la paix, aujourd’hui, avec les Palestiniens, est une erreur, la promesse de beaucoup de sang et de larmes. Surtout si, selon un discours pourtant réputé raisonnable, on considère comme acceptable, voire approprié, d’intégrer dans leur Parlement les pires assassins parmi eux.

Ainsi, viser la paix et la création d’un État palestinien est une absurdité. Si l’on veut la paix, il faut terminer la guerre, et il n’est pas certain qu’ensuite, lorsque se lèveront parmi les Palestiniens des leaders non contaminés par ce qu’a été la cause palestinienne jusqu’à présent, la solution des deux États paraisse si pertinente. Et si l’on veut un État palestinien, on n’aura très certainement rien d’autre que la guerre.

Arafat est mort. Et maintenant?

Terroriste indigne pour les uns, «homme de courage» ou «leader de grand charisme» pour d’autres. Les premiers ressentent aujourd’hui une sorte de soulagement anxieux, les autres parlent d’«émotion profonde» de «grande tristesse» et de toutes sortes d’autres choses encore.

Juste une question.

Le terrorisme – l’assassinat de civils pris au hasard – est-il une option acceptable? Si oui, qu’on crée l’«État palestinien». Sinon, n’en parlons plus et allons de l’avant.

La nuit du destin

Il y a aujourd’hui soixante-six ans, la Kristalnacht se préparait. Il y a quinze ans, le Mur de Berlin tombait, signalant l’écroulement de l’empire soviétique et de son idéologie athée. Et depuis lors, la pire menace concrète pesant sur le monde est une perversion de la religion islamique, dont les fidèles fêtent cette nuit la Laylat Al-Qadrnuit du destin»), commémorant le don du Coran aux hommes.

Derrière tout cela, il y a la foi. La vraie – faite d’inspiration, de sacrifice de soi, d’élan transcendant – et l’autre – la décision, plus ou moins réfléchie, de croire en une chose plus ou moins bien définie et que l’on cimente à force de cultes, de dogmes, de certitudes acquises, comme si ces convictions devaient former le dernier rempart de l’être. Derrière tout cela, il y a quelques instants de vérité et des éternités d’errances.

Où est la vérité? Où est la différence entre le sentiment positif, réel, de l’importance de la vie, qui de toujours a inspiré les principes les plus élevés, et le mensonge qui veut promouvoir une idéologie nuisible? Comment distinguer entre la sincérité et la démence? Et ne sont-elles pas en fait si intimement liées que l’une n’est que très rarement exempte de l’autre?

Seules les réponses simples, les évidences, sont à l’abri des interprétations, des relativismes trompeurs, et il n’y a de réponses simples à ce genre de questions que pour les esprits déjà libres et éclairés. Pour les autres, la conviction, cassante mais d’apparence consistante, l’emporte en principe toujours sur la compréhension, brillante et vive mais apparemment insaisissable.

Ainsi, on ne peut guère se prononcer de manière crédible sur la valeur de la foi d’autrui. Et cette vérité si importante dans le cœur des hommes, et qui se révèle toujours plus importante aussi pour l’avenir de la civilisation, cet éclaircissement qu’est la foi authentique doit être atteint individuellement pour avoir une chance de produire son effet, d’éviter la propagation des croyances destructrices.

Car il suffit qu’existe et se maintienne, dans une communauté, une nette majorité de gens éclairés, aptes et décidés à discerner entre l’expression de valeurs morales authentiques et celle de fourvoiements intellectuels, pour empêcher l’essor d’idéologies déviantes.

Et c’est pourquoi, de tous temps, des gens éclairés ont choisi de créer des religions, des préceptes moraux, des codes de conduite, afin de mener le plus grand nombre possible de leurs congénères sur une bonne voie. Pour cela, il fallait mentir un peu, cependant, ou accepter que d’autres mentent ou aient menti, prétendu détenir la vérité ultime, vu le créateur de toutes choses, reçu de lui une grâce unique. Ou cru cela, simplement, malgré l’absence de signes évidents, reproductibles.

Car comment espérer sinon transmettre largement un message vraiment sincère: aie la foi, oui, mais ne prend rien d’autre pour guide, et reconstruis ta foi chaque jour à nouveau, sans quoi elle se fanera et se corrompra. Ou comment, plutôt, espérer lutter avec ce message dérisoire contre l’appel puissant et concret des certitudes crédules? Pour prévaloir, il faut d’abord survivre.

Ainsi, les religions, les idéologies, les croyances, les convictions aveugles sont au fond les succédanés de la foi – des illusions, en guerre contre d’autres illusions. En elles, la vérité et le mensonge se confondent et se perdent, au point que parfois la vérité mène à l’erreur ou que le mensonge paraisse légitime. Ce sont les créations des hommes, la concrétisation sociale du processus de réflexion, de recherche de la vérité.

Comprendre cela, c’est entrevoir la foi.

Bush a gagné. Le bon sens aussi. Pour l’instant

Selon les sondages de CNN, George W. Bush a été élu plutôt par des hommes que par des femmes, plutôt par des blancs, de plus de 30 ans, à hauts revenus (50 000 dollars et plus par an), non syndiqués, travailleurs à plein temps, possédant une expérience militaire et détenteurs d’armes, et par des femmes au foyer, tous plutôt protestants, non juifs, très pratiquants, hétérosexuels et avec enfants.

L’image qui se dessine est celle d’une famille occidentale traditionnelle dont le père travaille à l’extérieur et la mère s’occupe des enfants, de gens responsables, travailleurs, croyants, qui tiennent à leur indépendance, à leurs libertés, et sont prêts à les défendre si besoin est.

En revanche, John Kerry aurait été élu plutôt par des femmes que par des hommes, par des gens plutôt de couleur, d’origine africaine, de moins de 30 ans, à bas revenus, syndiqués, juifs, non pratiquants, sans expérience militaire, célibataires, sans enfants, homosexuels et sans armes. Soit, en substance, par des groupes de population plutôt marginaux, inexpérimentés et déçus.

Le fait que les valeurs traditionnelles aient prévalu est en même temps réconfortant et inquiétant. Réconfortant, car l’Amérique prouve ainsi qu’elle reste solide et lucide. Inquiétant, car cette victoire a été obtenue au prix d’une polarisation extrême. Si nous devions assister à quatre nouvelles années de Bush&Israel bashing, il se pourrait que l’équilibre bascule.

Il faut tout entreprendre pour que les perdants d’aujourd’hui, l’écrasante majorité en Europe occidentale, et notamment en Suisse, passent très bientôt, en masse, dans le camp des gagnants. Le camp du bon sens.

De la judéité comme d’un phénomène naturel

Pourquoi l’antisémitisme? Pourquoi cette autodestruction des communautés qui, en chassant, isolant, éliminant les Juifs parmi elles, se condamnent au déclin, à l’indignité, à la déchéance?

En effet, l’histoire et le bon sens concourent à montrer que lorsqu’une société agresse ses Juifs, elle entre, selon les termes de Jean-Pierre Chemla, «inexorablement dans une phase de chaos et de décadence, moins à cause du départ des Juifs lui-même qu’en raison du désarroi sociétal que cette expulsion signifie».

Car, au-delà de la perte de forces vives et créatives qu’une telle attitude suppose, elle révèle un profond dysfonctionnement social et humain. Comme le souligne Daniel Pipes (dans une correspondance personnelle), le phénomène n’est pas limité aux Juifs: «Le fait, pour une communauté quelconque, d’imposer d’importants mouvements d’émigration est un signe clair de maladie, de même que l’attirance d’immigrants indique la bonne santé d’une société.»

Mais il revêt une signification particulière, et se répète avec insistance, depuis très longtemps et selon des schémas similaires, dans le cas des Juifs. Tant et si bien que la maltraitance des Juifs peut être considérée comme un baromètre de la santé morale d’une société.

En fait, les Juifs incarnent à tel point ce phénomène qu’on est tenté de lui chercher une explication universelle. Un comportement aussi paradoxal – persécuter les Juifs quand tout indique que cela est injustifié et nuisible à toutes les parties – et qui se répète avec tant de régularité n’est certainement pas la conséquence du hasard ou de la volonté de quelques-uns. Il résulte donc peut-être d’une loi naturelle, d’un processus participant à la nature humaine?

J’avance l’hypothèse selon laquelle ce phénomène repose, d’une part, sur la matérialisation au niveau social du tourment de l’être face à la vie, à lui-même, à l’univers, à ses limites: la foi; et, d’autre part, sur l’instinct le plus puissant de tous: la survie.

Ces deux notions, la foi et la survie, partagent volontiers le même creuset. Ainsi, lorsque la vie s’approche de ses limites, que l’individu est confronté à l’imminence de sa propre fin, à des questions fondamentales auxquelles il ne trouve pas de réponses, qu’une menace se précise, l’être vivant, celui qui a encore un avenir en ce monde, veut croire, son instinct prend le dessus et l’oblige à espérer. Il se forme alors en lui un élan de vigueur, pouvant s’exercer hors de toute base réfléchie, faisant appel à toutes ses facultés, conscientes ou pas, et qui sera dirigé vers un seul but: survivre.

C’est ce mariage instinctif – croire, c’est vivre; vivre, c’est croire – qui donne toute sa force physique, charnelle, au message de la foi. Et celui-ci, ainsi solidement fondé, se développe plus fort et plus haut que tout autre: grâce à son ancrage dans le lien le plus tangible entre l’être et le réel – la survie –, il persuade aisément l’esprit que la vie, et jusqu’à ses pires souffrances, a un sens, qu’elle mène à quelque chose de vrai, de grand, de beau. Telle la vie, justement, aux yeux de celui qui se sent la perdre.

Ainsi la foi, dans cette part de demi-conscience que partagent tous les êtres, est un bien inestimable, qui doit absolument être préservé.

Être juif, c’est témoigner de l’importance centrale de la foi. Par l’imprégnation de ses attributs dans le plus grand nombre possible d’éléments de la vie personnelle, sociale et religieuse, le Juif se fait le gardien, le préservateur de la foi.

Cette mission comporte un risque. Lorsque, dans une communauté, les valeurs les plus apparentes de la foi – piété, loyauté, honnêteté, rectitude, éthique, morale – commencent à être déconsidérées, pour une raison ou une autre – le plus souvent l’apparition d’idéologies dont l’essor requiert l’abandon de certaines de ces valeurs au profit d’une conviction utopique –, le Juif devient l’intrus, celui qui, par sa présence, révèle douloureusement à la communauté le mal profond qui l’affecte. Alors intervient l’antisémitisme. Les Juifs, autres, sont stigmatisés, isolés, chassés, voire pire.

Or, au-delà de l’aspect abject de cette réaction, nous pouvons y voir à l’œuvre le même phénomène qui, comme je le suppose ici, donne naissance à la judéité: la préservation de la foi. Car chasser les Juifs, c’est donner une chance à la foi, c’est projeter hors d’une société malade et contagieuse un vaisseau messager vers l’avenir. Car accabler des gens pour leur foi, c’est les obliger à la maintenir pure et vivante, à la renforcer.

Ainsi, le phénomène de la judéité serait un réflexe humain tendant à préserver la foi, et l’antisémitisme une phase de ce réflexe. Lorsque les valeurs de la foi périclitent, la communauté affectée désigne des gardiens de ces valeurs et les expulse, protégeant ainsi la communauté globale de ce mal plus grave que tout autre: la perte de l’instinct de survie.

De cette hypothèse découle une implication majeure, en même temps grave et enthousiasmante.

La solution à l’antisémitisme, aux persécutions des Juifs comme à la dégénérescence morale de leurs auteurs, consiste à vivifier la foi.

Il faut pour cela acquérir et répandre la compréhension des éléments qui la fondent et la nourrissent, soit la survie – la survie de l’humanité nécessite et mérite qu’on y consacre le meilleur de nos efforts, mondialement, religieusement – et les valeurs morales – une société dont les valeurs morales s’étiolent ne croit plus en elle, et cesse de survivre.

Aujourd’hui, le danger est plus sérieux que jamais. Le mal est généralisé, dispersé, et souvent acharné. Ses cibles dépassent le cadre des Juifs – il s’attaque à tous ceux qui défendent une pureté, une morale, des principes plus élevés ou plus profonds que les idéologies (post)modernes. Et ses manifestations sont souvent plus attrayantes que la foi, dont il se pare volontiers des valeurs.

En outre, la communauté Humanité n’a plus les moyens d’isoler un corps préservé. Aujourd’hui, tout est mêlé, lié. Si nous laissons le processus de réflexe se dérouler jusqu’à son terme, l’action autodestructrice pourrait fort bien se révéler plus forte que l’instinct de survie. Que notre survie.

En même temps, aujourd’hui, notre communauté n’a jamais été aussi bien équipée pour réussir à sortir de son adolescence, prendre conscience de ses responsabilités, atteindre enfin l’âge adulte. Choisir la vie. Choisir la foi.

La foi en la vie.